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Pour la énième fois, Abdelali Hamieddine, dirigeant du PJD, est pris à partie au sein d’une faculté. Lundi après-midi, à la Faculté de droit à Marrakech, des centaines d’étudiants ont manifesté leur mécontentement suite à sa présence, pour animer une conférence, organisée dans le cadre de l’Association marocaine des sciences politiques. Les jeunes qui brandissaient des pancartes de l’UNEM, scandaient des slogans en faveur du martyr Mohamed Aït Ljid Benaissa, assassiné par des groupes islamistes en 1993. Vingt-deux ans après, Abdelali Hamieddine est toujours accusé, par la famille Aït Ljid, comme étant «l’un des assassins» de son fils. Pour les étudiants, l’arrivée d’Abdelali Hamieddine dans leur faculté «est une provocation manifeste. Tout un mouvement au niveau national l’accuse d’avoir participé à l’assassinat du martyr Benaïssa». D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’il est «chassé» de l’enceinte d’une faculté. L’année dernière, le même Hamieddine avait été la cause d’un affrontement entre ses «frères» et des étudiants de la gauche radicale. Bilan : un mort. «Il sait très bien que pénétrer dans une faculté pleine de jeunes gauchistes signifie une provocation à leur encontre … S’il veut que ce soit sans problème, il n’a qu’à passer devant un juge pour tirer au clair cette affaire, sinon l’on passera vingt autres années sans qu’il puisse être le bienvenu», commente l’étudiante Rachida Azami, qui a pris part à cette action de protestation.
Par ailleurs, de nombreux professeurs se sont associés aux étudiants appelant au départ d’Abdelali Hamieddine de la faculté et spécialement de l’amphithéâtre Mokhtar Soussi. «Nous ne voulons pas que nos facultés soient un lieu d’effusion de sang, à chaque fois que Hamieddine y met les pieds ; il doit impérativement mettre fin à ce feuilleton dramatique…», fait préciser un professeur congressiste et membre de l’Association marocaine des sciences politiques.
Par ailleurs, de nombreux professeurs se sont associés aux étudiants appelant au départ d’Abdelali Hamieddine de la faculté et spécialement de l’amphithéâtre Mokhtar Soussi. «Nous ne voulons pas que nos facultés soient un lieu d’effusion de sang, à chaque fois que Hamieddine y met les pieds ; il doit impérativement mettre fin à ce feuilleton dramatique…», fait préciser un professeur congressiste et membre de l’Association marocaine des sciences politiques.