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Madrid ne rate aucune occasion pour réclamer son droit à recouvrer la souveraineté sur le Rocher de Gibraltar. Normal et judicieux. Rabat, quant à elle, n’est pas pressée de faire de même. Par le biais de son chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, elle annonce même que le dossier de Sebta et Mellilia, les deux présides occupés, est «ancien» et la connotation pourrait même signifier «obsolète». Benkirane ajoute qu’il est désormais utile de «favoriser un climat de confiance et de s’appuyer sur les aspects positifs de la relation bilatérale». Alors que la partie espagnole avait plaidé avec force ses dossiers prioritaires tels que l’immigration et le terrorisme, la partie marocaine avait fait une concession des plus spectaculaires, en signalant le gel des doléances nationales relatives aux deux présides occupés.
Il confisque ainsi le droit des Marocains à crier haut et fort leur grogne. Jamais un chef du gouvernement n’est allé aussi loin. Parfois même on se taisait pour de bon, mais l’on n’avait jamais cédé au niveau des principes et de la symbolique. La dernière rencontre entre Benkirane et le chef de gouvernement espagnol Mariano Rajoy aura, selon des sources médiatiques, été «historique». Benkirane y aura officiellement et publiquement concédé le droit marocain sur ses présides occupés. Un énième scandale diplomatique du chef de file des frères musulmans marocains. Glissement sémantique ou simple manque d’expérience ?
En tout cas, plusieurs partis politiques catalans et basques appellent publiquement l’Etat espagnol à décoloniser les deux villes marocaines de Sebta et Mellilia. Benkirane rate, une fois encore, une bonne occasion de se taire.
Il confisque ainsi le droit des Marocains à crier haut et fort leur grogne. Jamais un chef du gouvernement n’est allé aussi loin. Parfois même on se taisait pour de bon, mais l’on n’avait jamais cédé au niveau des principes et de la symbolique. La dernière rencontre entre Benkirane et le chef de gouvernement espagnol Mariano Rajoy aura, selon des sources médiatiques, été «historique». Benkirane y aura officiellement et publiquement concédé le droit marocain sur ses présides occupés. Un énième scandale diplomatique du chef de file des frères musulmans marocains. Glissement sémantique ou simple manque d’expérience ?
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