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Victoires au strict minimum du WAC et du Raja




S éparés d’une centaine de kilomètres et à deux heures d’intervalle, Zoran Manojlovic et Jamal Sellami,respectivement coachs du Wydad et du Raja deCasablanca, ontserré le poing de la victoire au coup de sifflet final. Pas trop fort, pas trop rageur, car l’un comme l’autre savent que leurs équipes ont obtenu des victoires étriquées, certes attendues, contre leRaja deBéni Mellal pour le premier nommé (1-2) et le Hassania d’Agadir pour le second (2- 1), mais sans forcément montrer grand-chose. Si l’accumulation de la fatigue, conséquence de l’enchaînement des matches quasiment tous les trois jours, et la piètre qualité des pelouses ont œuvré dans ce sens, il n’en reste pasmoins que le niveau technique général des deux rencontres n’offrait pas une publicité flatteuse à la Botola. Pour preuve, ceux qui n’ont pu suivre les seconds actes de ces oppositions, ne vous inquiétez pas, vous n’avez rien raté.

Le WAC vainqueur dans la difficulté

Sur le coup de 15 heures, la formidable ambiance du stademunicipal d’Oued Zem nous donnait l’impression que les 90 minutes qui nous attendaient comptant pour la 8ème journée allaient être de haute volée. Mais ça c’était sans compter sur une lanterne rouge trop timide offensivement et un collectif wydadi en mal d’inspiration. Il ne s’agit pas d’accabler le Raja de Béni Mellal, Aziz El Amri son technicien, et ses joueurs, mais force est de constater qu’il existe bel et bien un facteurinhibant pourle promu qui a prouvé, par une attitude trop prudente, que défendre en nombre n’est pas forcément gage de solidité. Quand bien même les Melallis ont ouvert le score par l’entremise d’un NabilJaadi, opportuniste et prompt à envoyer au fond des filets de Taghnaouti un ballonmalrenvoyé qui trainait au point de penalty, ils n’ont pu résister plus de vingt minutes aux assauts des champions en titre. Dans l’histoire, la responsabilité des protégés d’ElAmri est engagée, car à force de reculer, ils ont fini par se faire transpercer. Normalement, l’explication aurait dû s’arrêter là. Mais malheureusement, rien de normal ne se passe dans notre championnat et notamment au niveau de l’arbitrage. En réalité, l’égalisation du WAC, qui a constitué un tournant, est entachée d’une faute flagrante d’El Kartisur le gardienmellali.Tout lemonde l’a vue. Tout le monde sauf Jamal Belbassri. Alors comment expliquer cet oubli ? En tout cas, il conforte lesrevendications des dirigeants du RBM et l’idée selon laquelle leur club serait clairement désavantagé par des décisions arbitrales controversées depuis le début de saison. Evidemment, cela n’explique pas leurincapacité chronique à conserver une victoire et la défendre, eux qui sont bon derniers et n’ont toujours pas gagné cette saison,maisleurfrustration est compréhensible etlégitime. En tout cas, le WAC, qui a inscrit le but de la victoire grâce à un tir croisé à l’entrée de la surface signé Aouk (34’), est ce matin leader du championnat.

Rahimi ajuste la mire

Il aurait pu permettre à son coéquipier Hafidi, qui n’a plus joué depuis près d’une année, de fouler la pelouse duComplexe MohammedV, un peu plus de cinq minutes. Mais on ne peut pas lui en vouloir. Evidemment, l’occasion qui aurait permis au Raja de Casablanca de marquer le 4ème but de la rencontre et donc celui du break, Rahimi l’a vendangée. Toutefois, on ne peut pas oublier qu’il a aussi permis à ses coéquipiers de recoller au score après avoir encaissé un sublime but, précoce, du Hassania, parle biais d’Abdelhafid Lirki (3’), qui a profité d’un corner mal renvoyé, plein axe pour nettoyer la lucarne de Zniti. Le gardien desVerts était aux premières loges lorsque Rahimi a égalisé un quart d’heure plus tard, évitant ainsi à ses coéquipiers de gamberger. Ce but, il le doit tant à son talent et à sa persévérance, qu’au gardien adverse, El Houassli. Contrairement au match face au RCOZ, le coup franc du feu follet rajaoui a fini au fond des filets au lieu de s’écraser sur la barre transversale. Mais pourle coup, la responsabilité du gardien du HUSA est largement engagée. Moins de dix minutes plus tard, c’est tout le back four duHassania qui est passé à côté. En cause, un alignement défensif très approximatif, qui a permis à Ahaddad d’inscrire le second but de son équipe (26’), après avoir été lancé en profondeur par Chakir. Le couteau suisse du Raja a prouvé encore une fois sa qualité en termes de relance. Au classement, le Raja de Casablanca fait une très bonne opération en remontant à la cinquième place du classement (14 points), à cinq unités du leader, le WAC, qu’il rencontrera ce week-end dans un derby chaud bouillant. L’autre bonne nouvelle est le retour de Hafidi qui va faire un bien fou à une animation offensive bancale. 

Chady Chaabi
Jeudi 19 Décembre 2019

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