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A quelques mois des élections de septembre, le gouvernement Benkirane ne cesse de caresser les populations démunies dans le sens du poil. Dernièrement, il a multiplié les annonces en faveur de ces catégories sociales. Ainsi, et après l’aide directe promise aux veuves dans le besoin, c’est l’engagement d’écarter toute décompensation pour le gaz butane qui a été réitéré.
Driss El Azami, ministre en charge du Budget, a ainsi affirmé, jeudi à Tanger, que la décompensation du gaz n’est pas à l’ordre du jour et qu’elle ne sera mise en œuvre que lorsque l’Exécutif réussira à trouver la formule adéquate pour soutenir les citoyens qui ont besoin d’aide. « Rien n’a été décidé dans ce sens et aucune mesure ne sera prise tant qu’on n’aura pas trouvé des scénarios qui n’auront pas des conséquences directes sur les populations vulnérables », a-t-il déclaré.
Des propos identiques à ceux tenus il y a quelques jours par le chef du gouvernement qui n’a fait que reprendre le même discours qu’il avait tenu le 26 février lors du Conseil du gouvernement pour démentir que son cabinet aurait prévu la levée prochaine des subventions sur le gaz butane, le sucre et la farine «Pour le moment, nous n’envisageons pas de supprimer cette subvention. Pour franchir ce cap, il faut parvenir à trouver une solution pour venir en aide aux personnes dans le besoin», a-t-il lancé lors d’une conférence à Rabat.
Et qu’en est-il du scénario afférent à l’octroi d’une aide directe estimée à 100 DH aux familles pauvres victimes de la libéralisation du gaz butane ou celui qui consiste à réduire de 80 à 100 DH la facture mensuelle d’eau et d’électricité de ces mêmes familles ? Silence radio. En fait, ni Benkirane ni Driss El Azami n’ont eu le courage d’infirmer ou de confirmer ces rumeurs relayées par la presse en citant des sources gouvernementales.
Pis, les deux hommes n’ont pas eu le courage de dire aux Marocains que la décomposition aura bien lieu. Benkirane a peut-être la mémoire courte puisqu’il avait lui-même déclaré le 3 décembre dernier devant les membres de la Chambre des conseillers qu’un prochain arrêt des subventions du gaz butane était probable en insistant sur le coût de la compensation de ce produit estimé à 14 milliards de dirhams par an. Le chef de l’Exécutif a même indiqué que la compensation « n’allait pas au peuple » et qu’elle profitait notamment aux industriels, restaurateurs, agriculteurs et nantis qui n’en ont pas besoin. Pour plusieurs observateurs, le chef du gouvernement ne fait que gagner du temps. Il sait que chaque décision impopulaire est fort risquée en pareil contexte électoral. Pour eux, il a les mains liées et ne peut nullement se hasarder à prendre de telles décisions d’autant qu’une grande majorité de son électorat appartient aux classes populaires. « Il est fort probable que le gouvernement lève les subventions sur ce produit une fois les échéances électorales terminées et il aura certainement l’audace de justifier ce virage. Après tout, les promesses n'engagent que ceux qui y croient», nous a confié l’une de nos sources sous le sceau de l’anonymat.
Driss El Azami, ministre en charge du Budget, a ainsi affirmé, jeudi à Tanger, que la décompensation du gaz n’est pas à l’ordre du jour et qu’elle ne sera mise en œuvre que lorsque l’Exécutif réussira à trouver la formule adéquate pour soutenir les citoyens qui ont besoin d’aide. « Rien n’a été décidé dans ce sens et aucune mesure ne sera prise tant qu’on n’aura pas trouvé des scénarios qui n’auront pas des conséquences directes sur les populations vulnérables », a-t-il déclaré.
Des propos identiques à ceux tenus il y a quelques jours par le chef du gouvernement qui n’a fait que reprendre le même discours qu’il avait tenu le 26 février lors du Conseil du gouvernement pour démentir que son cabinet aurait prévu la levée prochaine des subventions sur le gaz butane, le sucre et la farine «Pour le moment, nous n’envisageons pas de supprimer cette subvention. Pour franchir ce cap, il faut parvenir à trouver une solution pour venir en aide aux personnes dans le besoin», a-t-il lancé lors d’une conférence à Rabat.
Et qu’en est-il du scénario afférent à l’octroi d’une aide directe estimée à 100 DH aux familles pauvres victimes de la libéralisation du gaz butane ou celui qui consiste à réduire de 80 à 100 DH la facture mensuelle d’eau et d’électricité de ces mêmes familles ? Silence radio. En fait, ni Benkirane ni Driss El Azami n’ont eu le courage d’infirmer ou de confirmer ces rumeurs relayées par la presse en citant des sources gouvernementales.
Pis, les deux hommes n’ont pas eu le courage de dire aux Marocains que la décomposition aura bien lieu. Benkirane a peut-être la mémoire courte puisqu’il avait lui-même déclaré le 3 décembre dernier devant les membres de la Chambre des conseillers qu’un prochain arrêt des subventions du gaz butane était probable en insistant sur le coût de la compensation de ce produit estimé à 14 milliards de dirhams par an. Le chef de l’Exécutif a même indiqué que la compensation « n’allait pas au peuple » et qu’elle profitait notamment aux industriels, restaurateurs, agriculteurs et nantis qui n’en ont pas besoin. Pour plusieurs observateurs, le chef du gouvernement ne fait que gagner du temps. Il sait que chaque décision impopulaire est fort risquée en pareil contexte électoral. Pour eux, il a les mains liées et ne peut nullement se hasarder à prendre de telles décisions d’autant qu’une grande majorité de son électorat appartient aux classes populaires. « Il est fort probable que le gouvernement lève les subventions sur ce produit une fois les échéances électorales terminées et il aura certainement l’audace de justifier ce virage. Après tout, les promesses n'engagent que ceux qui y croient», nous a confié l’une de nos sources sous le sceau de l’anonymat.