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Six morts dans des affrontements liés à la présidentielle en Indonésie




Six morts dans des affrontements liés à la présidentielle en Indonésie
Des affrontements entre forces de l'ordre et partisans de l'opposition ont fait six morts mercredi, selon la police, et plusieurs centaines de blessés dans la capitale indonésienne sous haute sécurité au lendemain de l'annonce officielle des résultats de l'élection présidentielle.
Certaines victimes "ont des blessures par balle, d'autres des chocs mais nous devons encore clarifier cela", a expliqué à des journalistes le chef de la police indonésienne Tito Karnavian en se basant sur des informations du service médical de la police.
Le responsable a affirmé que la police n'avait pas utilisé de balles réelles contre les manifestants, des partisans du candidat battu Prabowo Sunbianto qui ne reconnaissent pas sa défaite face au président sortant Joko Widodo.
Près de 70 manifestants ont été arrêtés selon la police qui a attribué les violences à des "provocateurs".
Le gouverneur de Jakarta Anies Basdewan a fait état de 200 blessés en début de journée après les affrontements entre partisans de l'opposition et la police qui ont débuté dans différents points de la capitale dans la nuit après l'annonce surprise la veille des résultats officiels de l'élection présidentielle.
Des forces anti-émeutes ont eu recours à du gaz lacrymogène et à des canons à eau pour disperser des manifestants qui lançaient des pierres et des feux d'artifice en direction de la police.
D'autres manifestants ont mis feu à des étals de marchands et plus d'une dizaine de véhicules ont été incendiés, ont constaté des photographes de l'AFP.
Une importante station de train desservant le centre-ville a été fermée et plusieurs axes routiers menant vers la commission électorale (KPU) et l'organe de supervision électorale (Bawaslu) étaient bloqués mercredi.
Des centres commerciaux, des entreprises ainsi que des écoles ont également été fermés par mesure de précaution.
Certains partisans du candidat de l'opposition refusent de reconnaître sa défaite et s'en prennent aux institutions chargées de l'organisation du scrutin.
"Je dois soutenir la souveraineté de la république d'Indonésie, il y a eu des fraudes massives dans cette élection", a affirmé à l'AFP Puji Astuti, un manifestant de 42 ans dans le centre de Jakarta.
Comme tout au long de la campagne, des infox circulaient sur les réseaux sociaux. Une photo particulièrement partagée montre des membres des forces de l'ordre aux yeux bridés avec un commentaire affirmant qu'il s'agit de "policiers chinois" qui n'hésitent pas à tirer sur les manifestants jusque dans les mosquées.
"On prétend que des officiers de la police mobile sont étrangers parce qu'ils ont des yeux bridés. Ce n'est pas vrai. Ils sont Indonésiens", a insisté le porte-parole de la police Mohammad Iqbal.
Les autorités vont limiter l'accès à certaines fonctionnalités des réseaux sociaux, comme le partage de vidéo et de photo pour limiter la propagation de fausses informations de ce type, a précisé le ministre coordinateur de la sécurité Wiranto.
Plusieurs alliés du candidat battu ont été placés en détention, notamment un commandant des forces spéciales qui a tenté de fournir des armes à des manifestants, a indiqué le gouvernement.
Plus de 30.000 membres des forces de l'ordre avaient été déployés dans la capitale en prévision de la publication des résultats de l'élection très disputée.
La commission électorale indonésienne a proclamé mardi le président sortant Joko Widodo vainqueur de l'élection avec 55,5% des voix, contre 44,5% pour son adversaire, l'ex-général Prabowo Subianto. Mais ce dernier met en cause depuis le scrutin du 17 avril le comptage des voix et dénonce des fraudes, non confirmées par l'organe de supervision électorale indonésien ou par les observateurs indépendants.
Prabowo Subianto a appelé ses partisans à rester calmes et a dit vouloir contester le résultat de l'élection devant la Cour constitutionnelle.

Jeudi 23 Mai 2019

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