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Ouverture à New York de la 70ème session de la Commission de la condition de la femme avec la participation du Maroc
Le chef de l’ONU, qui s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la 70ème session de la Commission de la condition de la femme (CSW70), a souligné que l’égalité constitue le “fondement du progrès”, comme l’affirment la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et le Programme d’action de Beijing +30.
La Commission braque les projecteurs cette année sur les moyens de garantir et de renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice, notamment à travers la promotion des systèmes juridiques inclusifs et équitables et l’élimination des lois, politiques et pratiques discriminatoires, ainsi que des obstacles structurels. Il s’agit aussi de souligner l’importance de promouvoir la participation pleine et effective des femmes à la prise de décisions dans la sphère publique et de lutter contre la violence, en vue d’atteindre l’égalité des sexes et l’autonomisation.
Se félicitant des progrès réalisés à travers le monde en faveur de l'autonomisation des femmes, le Secrétaire général de l'ONU a toutefois déploré l'existence d'obstacles et de lacunes, notamment en matière d’opportunités offertes, d’application des lois et d’accès à la justice.
D’après l’ONU, les femmes n’ont que 64% des droits légaux dont jouissent les hommes. Un écart “structurel, et non accidentel”, qui limite les perspectives des femmes dans toutes les sociétés, a regretté le chef de l’ONU.
Pour redresser cette situation, M. Guterres a identifié plusieurs domaines d’action prioritaires pour la justice, à commencer par le développement durable. Pour lui, la justice constitue le “moteur du développement durable”, soulignant que lorsque les femmes et les filles peuvent revendiquer leurs droits, “c’est toute la société qui progresse”.
En revanche, a-t-il fait remarquer, lorsque les systèmes judiciaires manquent à leurs obligations envers les femmes, “les inégalités se transforment en pauvreté et le développement s’enlise”.
La justice est également le “socle” de la paix et de la sécurité, car, a affirmé le SG de l’ONU, lorsque les femmes sont véritablement associées aux processus de paix, “les accords durent plus longtemps et les sociétés se rétablissent plus profondément”.
Le troisième domaine d’action concerne les droits humains et la dignité humaine. Si les droits des femmes ne sont pas garantis devant la justice, “les droits humains de toutes et de tous sont bafoués”, a-t-il expliqué.
Il a, en outre, jugé la justice “indispensable” à un avenir sûr et inclusif dans l’espace numérique, l’un des secteurs “les plus puissants au monde”, soulignant l’importance croissante de l’intelligence artificielle.















