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Séparation des pouvoirs à l’espagnole


Séparation des pouvoirs à l’espagnole
 Tous les chefs d’inculpation, si lourds, si abjects et si écœurants soient-ils n’ont pas suffi pour que justice soit rendue à ses dizaines de victimes.
Indigne d’une justice qui se doit d’être indépendante dans un pays qui ne peut se prétendre démocratique sans le sacro-saint principe de séparation des pouvoirs.
Le juge espagnol a donc jugé bon de fermer les yeux sur les innombrables crimes du dénommé Brahim Ghali alias, pour la besogne, Mohammed Benbattouche.
De par sa décision, ledit juge a donné un blanc-seing à un gouvernement coupable de faux et d’usage de faux dans cette trop ridicule Benbattouchegate
Micmacs et autres piteuses manigances ont bel et bien été l’œuvre de responsables espagnols ; le tout avec préméditation…
Et pour persister dans l’erreur et la bêtise, une exfiltration sournoise est venue emboîter le pas à un accueil qui se voulait en catimini.
Et dire que l’on cherche à nous faire croire que c’était pour « raisons humaines » (sic). Que dire alors de ces milliers de Sahraouis retenus contre leur gré dans et sous le joug algéro-polisarien, dans les camps de la honte, exposés qu’ils sont à toutes les maladies et à une misère noire pendant que leurs geôliers se partagent la manne des aides censées leur être destinées ?
Bien malin, cependant, celui qui prétendrait savoir quel genre de maladie a frappé le Ghali Benbattouche en question. Même la porte-parole du gouvernement espagnol s’est abstenue de répondre à une question à ce propos.
Secret d’Etat ? De quel Etat ? L’Espagne ou l’Algérie ? Il n’y en a pas d’autre. Et cette péripétie a démontré que la fantomatique république machin chouette…est plus fantomatique que jamais, avec à sa tête «un chef» malfrat obligé de raser les murs à l’aller comme au retour avant de rejoindre le sol algérien.
La même péripétie nous éclaire sur le rôle de cette Algérie qui cherche désespérément à faire croire qu’elle n’est pas partie prenante dans ce conflit artificiel créé autour du Sahara marocain.
Après tout, Alger aurait bien pu épargner au monde ce triste épisode en «soignant» son protégé dans ses hôpitaux. Son président Abdelmjid Tebboune, pour ne pas le nommer, n’a-t-il pas déclaré, sans sourciller, que son pays était jalousé pour son trop performant système de santé qui compte parmi les meilleurs au monde et le premier en Afrique ?
C’était avant qu’il ne se fasse transporter vers les hôpitaux berlinois. Warum ?(ou 3lach ?) Pourquoi donc ?
 

Libé
Mercredi 2 Juin 2021

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