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Quelle place pour les entreprises nationales dans le projet Noor-Tafilalet ?




Le train du projet Noor-Tafilalet est-il sur de bons rails ? A constater les plaintes émises par plusieurs entreprises nationales, la réponse est négative ! Les plaintes se multiplient, même si l’on n’a pas encore atteint le stade d’officialité. On met en cause la société chinoise (COVEC) en charge du projet de ne pas respecter les cahiers des charges en vigueur, notamment l’ouverture des voies devant les entreprises locales et nationales en vue d’accumuler davantage d’expériences. La société COVAC Maroc conteste cela, estimant que les négociations sont toujours en cours et que le projet est à sa phase initiale d'installation des centrales.
 « Pourquoi ne pas emboîter le pas à Mazen qui avait recommandé au sous-traitant AQWA-Power d’intégrer les entreprises nationales et locales, dans le cadre de leur développement et de leur accompagnement?», se demande un entrepreneur de Tafilalet. L’objectif, en effet, est, d’une part, de faire profiter ces entreprises de l’expérience et du savoir-faire des grandes sociétés internationales, et d’autre part, permettre à ces sociétés de préserver un rythme normal pour leur croissance, chose très bénéfique pour l’économie nationale.
De quoi s’agit-il exactement? Le maître d’ouvrage, l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), a concédé le projet Noor-Tafilalet qui comprend un site à Erfoud, un à Missour, et un autre à Zagora, pour un total de 120 mégawatts, quarante pour chaque site. Ladite société, qui compte pas moins de 11 ans de présence au Maroc, a exclu, selon des sources entrepreneuriales, les entreprises nationales, régionales et locales, sachant qu’une cinquantaine de Chinois sont actifs sur ces sites, contre la présence seulement d’une vingtaine de Marocains ! Toutefois, les deux-tiers du personnel chinois font généralement des travaux qui peuvent être assurés par des ouvriers non qualifiés marocains !
Pour sa part, Yang Menghan, directeur général de COVEC Maroc, estime que tout cela est «prématuré pour en parler », du fait que le projet est toujours en préparation. «Nous sommes encore dans la phase d’installation des centrales sur les trois sites de Missour, Erfoud et Zagora et nous sommes également en négociations avec les entreprises régionales et locales, que nous devons prendre comme partenaires. Nous ne pouvons pas travailler à ce genre de projet sans la participation d’une main-d’œuvre locale. Nous sommes ici au Maroc depuis quatorze ans et nous avons toujours recruté une main-d'oeuvre locale et eu des entreprises locales comme partenaires», explique le directeur de COVEC Maroc. Une déclaration qui pourrait certainement dissiper les craintes des entreprises locales et régionales… en attendant la suite du projet.

Mustapha Elouizi
Jeudi 7 Juin 2018

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