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“Je suis prêt à démissionner de mon poste si l’enquête sur l’accident de Tan-Tan conclut à un manquement de mes responsabilités ». Cette déclaration destinée à faire le buzz a été faite par Abdelilah Benkirane lors des travaux du dernier Conseil de gouvernement tenu jeudi 16 avril. Un pas en avant sur le chemin de la responsabilité et le sentier tortueux de la reddition des comptes ? Le chef du gouvernement et ses ministres auraient-ils tiré les enseignements de l’affaire Ouzzine et sa pelouse inondée, celui-là même qui a été « démissionné » de son poste de ministre de la Jeunesse et des Sports après un mémorable communiqué du Cabinet Royal ? « Difficile de croire. Benkirane est en train de faire du Benkirane. Il fait son show devant des familles en deuil qui ont perdu leurs enfants dans des conditions épouvantables. De quelle démission parle-t-il ? Les Marocains veulent comprendre comment 34 victimes dont la majorité était des enfants ont pu mourir brûlées vives dans un accident. Au lieu de donner des éléments de réponse qui contribueront au travail de deuil, le chef du gouvernement ajoute du populisme à un drame absolu », s’indigne ce ténor de l’Union socialiste des forces populaires.
8 jours après ce terrible accident survenu vendredi 10 avril sur la route reliant Tan Tan et Laâyoune et impliquant un car de la CTM et une semi-remorque de transport international, les circonstances de cette collision mortelle ne sont pas encore connues. Une enquête a bien été ouverte. Le 12 avril, soit 48 heures après le drame, le ministère de l’Intérieur publie un communiqué pour démentir de manière catégorique l’information selon laquelle le véhicule qui a percuté le car de voyageurs serait «un camion citerne utilisé dans le trafic de carburant et qu’il serait doté d’une citerne supplémentaire transportant une grande quantité d’essence». Le département aux destinées duquel préside le tandem Mohamed Hassad-Cherki Draiss a très vite donné l’information, tentant de mettre fin à une « rumeur » qui, au lendemain du drame, a investi la Toile: le deuxième véhicule impliqué dans l’accident est un camion de transport international de marchandises appartenant à une société basée à Casablanca.
8 jours après le drame, toujours
pas d’explications
Dans la foulée, annonce est faite que les services de la Gendarmerie Royale ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de cet accident qui a coûté la vie à de nombreux enfants qui revenaient à Laâyoune après avoir participé à une compétition sportive à Bouznika.
8 jours se sont passés et on ne sait toujours pas grand-chose des circonstances de cet accident. « Des questions nodales sont encore sans réponse. Comment une collision frontale a-t-elle pu provoquer un tel incendie ? Pour quelles raisons le feu s’est-il propagé aussi vite donnant très peu de chances aux victimes ? En fait, la responsabilité de ce gouvernement réside dans le retard pris dans l’enquête relative aux circonstances de cet accident tragique. Que M. Benkirane ne nous parle pas de démission à tort et à travers. Il faut dire que les menaces de démission sont la marque de fabrique des islamistes du PJD. En début de mandat, le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, en a même été le champion en menaçant de démissionner si sa réforme ne passait pas. Cela ne trompe personne. De telles déclarations bruyantes puisées dans le populisme pur et dur sont destinées à une consommation électorale. Rien de plus ! », soutient cet Istiqlalien blanchi sous le harnais.
Au sortir du Conseil de gouvernement et à son traditionnel point de presse, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement s’est empressé d’affirmer que « les positions fermes prises par le chef du gouvernement sont compréhensibles et ne sont pas électoralistes». Abdelilah Benkirane est, semble-t-il, très affecté par cet accident. Il veut lier le principe de la responsabilité à la reddition des comptes, assure Mustapha El Khalfi, main sur le cœur
Et toujours dans le registre de la consommation électorale et démarche politicienne, c’est bien le groupe parlementaire du PJD, le parti d’Abdelilah Benkirane, qui a appelé à la convocation du ministre de l’Intérieur et de celui des Transports et de l’Equipement devant la commission parlementaire de l’intérieur à la Chambre basse. Officiellement, les parlementaires du parti de la lampe veulent s'enquérir des causes de l'accident de Tan Tan, ainsi que de l'avancement de l'enquête sur l'accident. Une manière surtout de faire la courte échelle aux islamistes « gouvernementaux » tout à la préparation des prochaines élections.
8 jours après ce terrible accident survenu vendredi 10 avril sur la route reliant Tan Tan et Laâyoune et impliquant un car de la CTM et une semi-remorque de transport international, les circonstances de cette collision mortelle ne sont pas encore connues. Une enquête a bien été ouverte. Le 12 avril, soit 48 heures après le drame, le ministère de l’Intérieur publie un communiqué pour démentir de manière catégorique l’information selon laquelle le véhicule qui a percuté le car de voyageurs serait «un camion citerne utilisé dans le trafic de carburant et qu’il serait doté d’une citerne supplémentaire transportant une grande quantité d’essence». Le département aux destinées duquel préside le tandem Mohamed Hassad-Cherki Draiss a très vite donné l’information, tentant de mettre fin à une « rumeur » qui, au lendemain du drame, a investi la Toile: le deuxième véhicule impliqué dans l’accident est un camion de transport international de marchandises appartenant à une société basée à Casablanca.
8 jours après le drame, toujours
pas d’explications
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Et toujours dans le registre de la consommation électorale et démarche politicienne, c’est bien le groupe parlementaire du PJD, le parti d’Abdelilah Benkirane, qui a appelé à la convocation du ministre de l’Intérieur et de celui des Transports et de l’Equipement devant la commission parlementaire de l’intérieur à la Chambre basse. Officiellement, les parlementaires du parti de la lampe veulent s'enquérir des causes de l'accident de Tan Tan, ainsi que de l'avancement de l'enquête sur l'accident. Une manière surtout de faire la courte échelle aux islamistes « gouvernementaux » tout à la préparation des prochaines élections.