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Quand Human rights watch fait dans les rapports politisés




Il est aisé  pour tout observateur averti de constater que le rapport de Human rights watch sur l'Egypte, et ce qu'il a comporté comme allégations et accusations en ce qui concerne le registre des droits de l'Homme et des libertés est un rapport "politisé" et dénué de toute impartialité et de toute objectivité et qu'il n'est qu'une simple carte politique pour ses rédacteurs qui veulent arriver à des fins qui n'ont rien à voir avec les droits de l'Homme…Et ceci est visible dès la première lecture et les jugements et accusations tendancieuses qui attestent de son orientation politique et l'absence de la méthodologie scientifique dans sa préparation…Cela apparaît dans les observations suivantes, préparées par le Dr Diyae Rachwan, président de l'Instance générale de l'information en Egypte:
1 – Bien que le rapport ait essayé de donner l'impression qu'il concerne des allégations de tortures en Egypte, il a choisi un titre politique évocateur "Sous le règne d’Essissi", titre  qui trahit l'intention de ceux qui l'ont élaboré, et confirme que le sens politique voulu est le dénigrement de la politique menée par le régime du président Abdelfattah Essissi, puisque la sortie du rapport ne coïncide avec aucun rendez-vous du mandat du président. Ceci est clair dès son premier paragraphe qui décrit "le régime que dirige le président Essissi depuis juillet 2013",  comme "autoritaire" et que le président "a essayé d'arriver à la stabilité quel qu’en soit le prix", une expression politique loin de tout critère professionnel en matière des droits de l'Homme.
2 – La même tendance politique se répète dans le choix des cas supposés avoir subi la torture qui sont, selon le rapport 19 cas, tous membres des Frères musulmans ou proches de leur sphère, qu'un seul enquêteur de l'organisation s'est chargé de mener. Ce qui est contraire aux règles professionnelles suivies en matière d'élaboration de tels rapports supposés sensibles et précis. La règle est que les entretiens doivent être faits par une équipe de travail et non par un seul individu…pour garantir la précision et la crédibilité. Les entretiens ont été faits dans des régions différentes en Egypte et sur une période limitée  dans le temps et sans signaler la nature de l'aide dont l'enquêteur a pu bénéficier pour les rencontrer facilement et sans aucune évocation sur la méthodologie d'élaboration du rapport, ni vérification de ce qu'il a pu récolter en informations et faits répertoriés et enregistrés des rencontres avec les 19 personnes citées dans le rapport, ni de leurs signatures ou consentement pour les utiliser dans le rapport.
3 – Ainsi, il est naturel que l'organisation commette des erreurs graves et arrive à des conclusions erronées qui dénaturent son objet et le font sortir de son contexte et l'estampille de partialité et de politique puisque ce rapport se contente de preuves de condamnation fournies par des gens recherchés par la justice et qu'elle recourt à la falsification des informations de manière préméditée pour faire aboutir son message politique qu'illustre son titre qui consiste à accuser le régime égyptien dirigé par le président Abdelfattah Essissi de violations systématiques des droits de l'Homme.
4 – Le rapport a sciemment écarté et ignoré l'évocation d'un certain nombre de faits et d'informations établies et vérifiées qui, si elles étaient publiées, auraient éliminé son but politique avéré et parmi ces fautes:
+ Le rapport a considéré que ce qu'ont dit les victimes supposées est la vérité totale, et il a omis de consigner matériellement les cas de tortures supposés soit par des photos, soit par des certificats médicaux ou des procès-verbaux officiels.
+ Le rapport a omis d'utiliser des terminologies neutres et contradictoires pour décrire les versions des victimes supposées… contrairement aux traditions des organisations neutres et respectables qui parlent de violation ou torture "supposée" …et en cas de violations laissant des traces indélébiles en présentant les cas devant un médecin spécialiste accompagnant l'enquêteur ou par un établissement hospitalier spécialisé et confirmé …Or le rapport n'a rien fait de tout cela…
5 – Le rapport est établi entièrement sur la vision et les statistiques de "La coordination égyptienne pour les droits et libertés" qui est une organisation politique affiliée à l'organisation des "Frères musulmans" qui a été créée au mois d'août 2014 et qui est considérée comme la branche égyptienne de la prétendue "coordination mondiale pour les droits et libertés" qui a été créée à Doha le 9 octobre 2013 par décision de ce qu'on a appelé le congrès mondial qui s'est tenu à Istanbul le 25 septembre 2013 sous le thème "Le monde après le putsch contre la volonté des peuples" et dans lequel Marwa Abou Zaid, la journaliste dans la chaîne "MISR 25" et le réseau "Rassde" affilié aux Frères musulmans, était la porte-parole de la coordination au moment de sa création ….
En contrepartie, le rapport a sciemment ignoré de préciser le contexte dans lequel ces allégations de tortures ont été commises, et surtout les défis que le pays a vécus ces dernières années après deux révolutions (25 janvier 2011 et 30 juin 2013) et la guerre que mène le pays contre le terrorisme dans lequel les Frères musulmans et autres groupes terroristes sont impliqués, parce que cela va vider le rapport de tout son contenu et des buts voulus par ses rédacteurs.
6 – Le rapport de Human rights watch a ignoré, pour le même but, les rapports publiés par d'autres organisations des droits de l'Homme en Egypte tels "le Conseil national des droits de l'Homme" ou "l'Organisation arabe des droits de l'Homme" ou "l'Organisation égyptienne des droits de l'Homme", et qui sont totalement ou partiellement contraires à ses allégations que ce soit en ce qui concerne les allégations de tortures, l'enlèvement, les disparitions, les liquidations extrajudiciaires ou autres. Il a ignoré aussi d'écouter la version des autorités officielles sur ces accusations, et le rapport ne contient aucune demande de la part de l'organisation pour rencontrer les officiels égyptiens et qui a été refusée, et s'est contenté de publier deux lettres envoyées le 23 mai 2017 au procureur général et au ministre de l'Intérieur dans lesquelles l'organisation ne cite aucun détail des cas cités par le rapport pour y répondre mais s'est contenté d'un résumé général  des cas  présumés… Ceci est une méthode dilatoire systématique  pour marquer une position contre les autorités égyptiennes.
Et dans le même ordre d'idées, le rapport a oublié de parler des opérations de terrorisme et les tueries qui sévissent en Egypte de manière systématique depuis 2013 et qui sont l'œuvre des groupes terroristes issus des Frères musulmans et autres organisations terroristes…à tel point que les cas de torture évoqués par le rapport paraissent isolés du contexte général, puisque 700 martyrs et plus de 2000 blessés civils égyptiens ont été victimes de ces opérations terroristes depuis 2013 jusqu’à maintenant, à côté des centaines de martyrs et blessés de l'armée et 1000 martyrs et 20.000 blessés dans les rangs de la police en plus des 6 martyrs de la justice dont l'ancien procureur général Hicham Barakat.
7 – L'organisation ne s'est pas contentée d'être partiale et de donner un sens politique évident à son rapport, mais elle a recouru à la falsification des réalités en prétendant que la plupart des agents de sécurité impliqués dans des faits de torture prétendus n'ont pas été jugés, pour faire croire que les autorités officielles sont impliquées. Le rapport parle texto de "centaines de plaintes contre les éléments et officiers du ministère de l'Intérieur depuis juillet 2013; le procureur général n'a enquêté que sur 40 cas; seulement 7 ont abouti en jugement dont 6 contre 13 officiers jugés par les tribunaux coupables. Il n'apparaît pas que les recours devant les Cours d'appel ont confirmé ces jugements au moment de la publication dudit rapport et qu'aucun tribunal dans l'histoire moderne de l'Egypte n'a prononcé un jugement définitif condamnant un élément ou un officier de police pour faits de violations et abus de droits"….
Et la vérité, à ce propos, c’est que la Cour de cassation, la plus haute instance du système judiciaire égyptien, a confirmé de façon définitive la peine de prison de 3 ans contre deux officiers et un élément de police dans une affaire de torture, et une peine de prison de 10 ans contre un chef de police dans une autre affaire, et une peine de 5 ans contre un officier de police dans une troisième affaire. Les tribunaux ont prononcé des peines de condamnation et de prison dans des affaires contre environ 60 officiers et agents de police qui sont encore en cours devant les différentes instances judiciaires et 45 éléments de police de différents grades se présentent devant les enquêtes et les différents tribunaux actuellement…
Il est évident que le rapport de Human rights watch n'a mentionné aucune référence quant à l'adhésion de l'Egypte à toutes les conventions et traités internationaux relatifs aux droits de l'Homme et que l'Egypte était parmi les 48 premiers pays qui ont signé la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Elle est également parmi les pays qui ont ratifié le plus grand nombre de conventions internationales des droits de l'Homme, puisqu'elle a ratifié 10 d'entre elles; chose que même de grands pays n'ont pas encore fait. L'Egypte participe aussi activement dans les travaux de toutes les instances des Nations unies relatives aux droits de l'Homme, aussi bien celles émanant du Traité des Nations unies ou celles issues des conventions internationales fondamentales des droits de l'Homme, et participe à l'outil de révision périodique depuis sa création par le Conseil des Nations unies des droits de l'Homme en 2006, outil auquel elle a été soumise en 2010 et 2014 et dernièrement en 2014. L'Egypte a accepté 248 parmi 300 recommandations présentées par les pays membres en ce qui concerne les droits de l'Homme en Egypte et a émis des réserves sur 23 seulement pour des raisons qui touchent les fondamentaux religieux du pays et ses spécificités culturelles et sociales. Et cet outil onusien se penchera sur l'exécution de ces recommandations en 2018.
Ce qui est sûr, et pour la vérité et l'objectivité, le gouvernement égyptien est soucieux d'assurer le respect des droits fondamentaux pour ses citoyens, et a exprimé –malgré les moments très difficiles des révolutions et événements qu'a connus le pays- une réelle volonté de sauvegarder les droits des citoyens et développer ses garanties. Ce qui est reflété dans la Constitution de 2014 qui a consacré 4  de ses 247 articles pour confirmer les droits fondamentaux dans les domaines des libertés  et la pénalisation de la torture, la discrimination, l'atteinte à la dignité et la violation de la vie privée et la liberté d'expression, de la presse et de création, de croyance, de circulation, de propriété, de travail, de grève et la suprématie de la loi….Et de toutes ces considérations, le rapport de Human rights watch n'a, évidemment, retenu que ce qui nuit à l'Egypte et à ses efforts soutenus pour garantir la paix, la stabilité et le développement  et assurer une meilleure vie aux générations futures face aux défis grandissants, que ce soit aux niveaux national et international.

• Conseiller de presse auprès
de l'ambassade égyptienne à Rabat

Par Mohamed Fotouh Mostapha *
Mardi 26 Septembre 2017

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