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Prolongements diplomatiques et perspectives d’ avenir

Face à la clairvoyance stratégique du Maroc, les ennemis de notre intégrité territoriale n ’ en finissent pas de se perdre dans leurs illusions


Le dossier de notre intégrité territoriale n’est dossier que dans les arcanes de l’ONU, seule organisation internationale habilitée, s’appuyant sur les règles du droit international, à définitivement trouver une issue ultime, équitable et rationnelle à un conflit qui n’en est un que par le truchement mystificateur et fallacieux des sombres visées hégémoniques et des intérêts sordides du voisin algérien dont la junte militaire, véritable maîtresse de sa destinée politique et économique, n’a cessé depuis près d’un demi-siècle de manœuvrer tous azimuts contre les intérêts vitaux de notre pays, pourtant fort de sa légitimité juridique et historique et de l’attachement indéfectible du peuple marocain, toutes composantes politiques et sociales confondues, derrière son Souverain, à la cause inaliénable de l’intégrité territoriale. Pendant de longues années, notre pays étant conforté dans sa situation d’ayant droit de facto sur le terrain, après avoir récupéré et réintégré toutes les provinces du Sud, jadis spoliées et occupées par l’Espagne, notre diplomatie s’était perdue dans des errements interminables, des atermoiements et tergiversations, la confinant dans une position quasi-défensive pendant que nos ennemis se déployaient sur tous les fronts et usaient de tous les moyens même les plus crapuleux à seule fin de contrecarrer le parachèvement du processus de récupération de nos territoires du Sud mais aussi tout ce qu’on entreprend pour l’épanouissement et le développement de notre pays dans son ensemble. S’est alors imposé, compte tenu des grandes mutations géopolitiques et stratégiques de ce nouveau siècle, le sursaut, un revirement vertigineux et fortement judicieux de l’action diplomatique de Rabat, consistant à rattraper les retards, rectifier les trajectoires, redéfinir les objectifs et à passer, en somme, à l’action, à l’offensive. Le retour du Maroc à l’Union africaine, les multiples tournées et visites de Sa Majesté le Roi dans de nombreux pays africains, en ne manquant pas d’approcher dans la foulée même ceux hostiles à notre cause nationale, la coopération économique, les échanges commerciaux, culturels, touristiques et technologiques, les partenariats –ratissant largeles investissements publics et privés dans des projets structurants en matière d’infrastructure, d’énergie et d’eau, autant d’entreprises qui n’ont pas tardé à favoriser des avancées savantes, rehaussant la place du Maroc au sein du continent en tant qu’acteur stratégique incontournable, tout en démystifiant les prétentions des ennemis de notre intégrité territoriale. C’est ainsi que grâce à la clairvoyance de la politique du Souverain et à la nouvelle dynamique de notre diplomatie, son acharnement et sa détermination bien mesurée, investissant toutes les instances régionales et internationales à travers le monde que les défis ont été relevés … Cela a été couronné par la reconnaissance sans ambiguïté de la marocanité du Sahara par les USA avec son cortège d’alliances géostratégiques qui s’ensuivent et s’en suivront, l’implantation grandissante de représentations diplomatiques et consulaires de nombreux pays dans les villes de Laâyoune et Dakhla, centres névralgiques de la région du Sud, tout cela s’ajoute à la tendance de plus en plus soutenue du retrait de la reconnaissance de la pseudo-RASD par un grand nombre de pays à travers le monde (au sein de l’UA, déjà plus de 28 pays revendiquant carrément la suppression du statut de membre accordé à cette entité fantoche dans les conditions que l’on connaît) et la suite suivra … D’ailleurs, les changements opérés au niveau des instances onusiennes, notamment, laissent entrevoir à l’horizon de l’an 2022 une consolidation bien plus avérée de la position du Maroc quant à sa cause nationale première. En effet, l’Assemblée générale des Nations unies vient de désigner dernièrement (le 11 juin) cinq nouveaux membres non permanents pour siéger (pendant 2 ans) au Conseil de sécurité dès le 1er janvier 2022 de même qu’a été reconduit le mandat du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Bien que ces derniers ne disposent pas du fameux droit de veto, exclusivement détenu par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, ils ont tout de même toute latitude à influencer la conception des résolutions, en l’occurrence celles relatives au mandat et à l’exercice de la Minurso. Parmi les cinq nouveaux membres non permanents, figurent trois pays réputés pour leur position constante et clairement favorable à la thèse marocaine, adoptant une attitude de grande bienveillance vis-à-vis de la solution proposée par notre pays comme étant la plus équitable, la plus rationnelle et la plus réalisable. Il s’agit des Emirats Arabes Unis, du Gabon et du Brésil. Les deux autres nouveaux membres non permanents, à savoir le Ghana et l’Albanie, quant à eux, pourraient pencher vers la thèse marocaine en dépit de leur position mitigée passée. Le Ghana reconnaît encore la pseudo-RASD mais entreprend concrètement un rapprochement notable, ces derniers temps, avec notre pays. L’Albanie, pays siégeant pour la première fois de son histoire au Conseil de sécurité des Nations unies, demeure assez prudente au sujet du dossier du Sahara, ayant abrité une représentation de la pseudo-RASD jusqu’en 2004 mais n’évoquant jamais la question du Sahara pour des raisons qui pourraient s’apparenter à la position du Maroc sur le Kosovo dont l’indépendance n’a pas encore été reconnue par Rabat. 

Rachid Meftah
Mercredi 7 Juillet 2021

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