Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Poursuite du bras de fer entre les médecins du secteur public et le ministère de la Santé




Le bras de fer entre les médecins du secteur public et le ministère de la Santé se poursuit. En effet, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public a décrété une série de mouvements de protestation durant le mois courant. Il a, tout d’abord, annoncé l’organisation d’une grève nationale le lundi 19 novembre et une autre les jeudi et vendredi 22 et 23 du même mois dans tous les établissements de santé à l’exception des services d’urgence et de réanimation. En outre, il a appelé tous les médecins à se vêtir en noir le mercredi 28 novembre en guise de protestation.
Ledit syndicat a également critiqué les dernières déclarations du ministre de la Santé concernant la crise actuelle entre les deux parties, tout en demandant à la Cour des comptes de diligenter une enquête sur la dépense de « l’argent des contribuables sans que cela ait un impact sur la réalité du système sanitaire dans les hôpitaux du Royaume ».
Pour faire entendre sa voix et défendre ses revendications, le Syndicat a décidé de tenir des rencontres avec les groupes parlementaires et les associations des droits de l’Homme, en soutenant que la crise actuelle du système de santé dans notre pays nécessite « un débat national auquel devraient prendre part les partis de la majorité gouvernementale et ceux de l’opposition ». Il a, par ailleurs, appelé les médecins du secteur public à déposer des démissions collectives auprès des directions régionales de la Santé.
Il convient de rappeler que pareille forme de démission a été critiquée récemment par le ministre de la Santé lors d’une séance des questions orales à la Chambre des conseillers.
Selon lui, elle n’a aucune valeur juridique, puisque « la démission ne peut résulter que d'une demande écrite de l'intéressé marquant sa volonté non équivoque de quitter le cadre de son administration ou service, autrement que par l'admission à la retraite»,  ajoutant qu’«elle n'a d'effet qu'autant qu'elle est acceptée par l'autorité investie du pouvoir de nomination, qui doit prendre la décision dans le délai d'un mois à compter de la date de la réception de la demande de démission. Laquelle démission prend effet à la date fixée par cette autorité ».
Le ministre avait également souligné que la dégradation des conditions de travail dans le secteur de la santé dure depuis longtemps et que l’ensemble des gouvernements successifs ont déployé des efforts pour combler le gap au niveau des infrastructures et des ressources humaines.

I.E
Mercredi 7 Novembre 2018

Lu 633 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif











Mots Croisés