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Pour l’OSFI, la lutte contre la violence à l’égard des femmes est la bataille de tous les acteurs en vue d’instaurer une culture de l’égalité



A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’Organisation socialiste des femmes ittihadies (OSFI) a émis un communiqué dans lequel elle réitère sa solidarité avec les femmes du monde entier, tout en tenant compte de ce qu’elles endurent et de la violence qui s’est accrue à leur encontre avec la pandémie de Covid-19. L’OSFI souligne dans son communiqué que les femmes aussi bien du Maroc que de par le monde restent les plus vulnérables, dans la mesure où elles courent plus le risque de perdre leurs sources de revenus et ne bénéficient pas de soutiens matériel et psychologique. Elles auraient même à supporter la frustration de l’époux et des autres membres de la famille terriblement affectés par les répercussions de la pandémie,sachant que 35% d’entre elles sont victimes de violences physiques ou sexuelles, ou carrément les deux, sans omettre ce chiffre qui donne froid dans le dos de 137 femmes qui perdent la vie suite à la violence. Face à la gravité de cette violence croissante à l’égard des femmes, l’OSFI a renouvelé son implication dans la lutte quotidienne et son engagement enraciné dans son référentiel intellectuel et ses valeurs socialistes, en vue d’améliorer la condition des femmes et de dénoncer toutes les formes de violence et de violation des droits de l’Homme. Lesquels droits garantissent la dignité, l’intégrité physique et psychologique des femmes et visent l’égalité entre les sexes. Et de rappeler par là même que le cycle de la violence en continu contre les femmes ne peut qu’avoir de graves répercussions sociales et sociétales, à travers une instabilité familiale allant crescendo, et une vulnérabilité psychologique croissante débouchant sur la désintégration sociale. Par ailleurs, l’Organisation socialiste des femmes ittihadies a évoqué la nature multiple et complexe de la violence pratiquée contre les femmes avec toutes ses répercussions psychologiques et sociales: (juridique, politique, économique et culturelle), à commencer par l’absence d’un texte législatif traduisant les dispositions constitutionnelles concernant l’égalité et la non application des textes disponibles dans le domaine de la justice sociale, ajoute le communiqué. L’OSFI a attiré l’attention sur d’autres formes de violence qui se manifestent dans la dimension conservatrice du pouvoir judiciaire, renforcées à travers la lecture et l’interprétation du texte religieux dans un sens où l’homme est supérieur à la femme, ce qui constitue un autre type de violence. En plus d’autres formes de violence allant du mariage des mineures, à la non valorisation des tâches ménagères, sans omettre l’absence et l’exclusion des            femmes des postes de décision politiques, économiques et culturels. Le communiqué de l’OSFI n’a pas manqué de mettre l’Etat devant ses responsabilités, en tant que garant fondamental des droits des femmes à la sécurité et à la santé psychologique et physique. L’Organisation socialiste des femmes ittihadies se dit consciente que la lutte contre la violence à l’égard des femmes est la bataille de tous les acteurs afin d’instaurer une culture de reconnaissance, de respect et d’égalité. 

T.R
Mercredi 2 Décembre 2020

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