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Pas si nouvelles que ça, les cinq nouvelles priorités du gouvernement


Les CRI, la régionalisation avancée, la protection sociale, l’éducation et la lutte contre la corruption en tête de liste



Le gouvernement s’est fixé cinq priorités durant la deuxième année de son mandat, a annoncé Mustapha Khalfi, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, porte-parole du gouvernement lors d’un débat avec la presse organisé mercredi par les services du chef du gouvernement.
Il s’agit en l’occurrence, de donner un nouvel élan aux Centres régionaux d’investissements (CRI) et d’adopter le cadre juridique de la déconcentration administrative en vue de parachever le chantier de la régionalisation avancée.
L’Exécutif compte également donner une grande importance à la protection sociale (couverture médicale, lutte contre les disparités spatiales…) et adopter la loi-cadre sur l’éducation et la formation qui permettra, selon le ministre délégué, à convertir la Vision 2030 en mesures concrètes.
Le cinquième chantier sur lequel se penchera le gouvernement a trait à la lutte contre la corruption. Dans ce cadre, Mustapha Khalfi a affirmé que «le comité relatif à la Stratégie nationale contre la corruption s’est déjà réuni et a rendu un premier bilan. Maintenant, nous avons besoin de mettre en application cette stratégie». Il a également assuré que le gouvernement œuvrait à la réactivation des inspections des ministères et de l’inspection générale des finances et qu’une commission a été créée pour assurer le suivi des rapports de ces inspections et, partant, prendre les décisions nécessaires les concernant.
Il a, par ailleurs, annoncé que le projet de loi relative au Code de procédure pénale est fin prêt et qu’il sera prochainement soumis au Conseil du gouvernement.
Lors de cette même conférence de presse, le staff organisateur a présenté le bilan de l’Exécutif à l’issue de la première année de son investiture. 
S’agissant de la réforme de l’administration, le gouvernement a pris des mesures visant la simplification de nombreuses procédures usuelles et lourdes pour le citoyen, à l’instar de la certification des copies conformes, tout en préparant la généralisation de l’opposabilité des procédures publiées sur le portail www.service-public.ma à toutes les administrations publiques et usagers. Il a également instauré un nouveau système unifié de traitement des plaintes des administrés à travers le lancement du portail national www.chikaya.ma. Par ailleurs, une  feuille de route globale pour la réforme de l’administration et la modernisation de la fonction publique a été élaborée.
Parallèlement, il a adopté une stratégie nationale pour les droits de l’Homme, ainsi qu’une série de textes visant à affirmer les droits des citoyens, mais aussi des Marocains du monde ou des étrangers vivant sur le territoire national.
De plus, plusieurs lois importantes ont été adoptées dont la loi sur le droit à l’accès à l’information.
Concernant les secteurs sociaux, le gouvernement a mobilisé des ressources importantes. Ainsi, «le budget du secteur de l’Education nationale, a atteint un record dépassant les 60 milliards de dirhams. Cette enveloppe budgétaire permettra, d’une part, d’initier une opération de grande envergure de mise à niveau des établissements et, d’autre part, d’augmenter de 25% le budget de l’appui social (transport et cantines scolaires, internats, programme Tayssir, etc.) destiné à réduire la déperdition scolaire». 
Quant aux services de santé, le gouvernement a initié une opération «inédite» de recrutement en une seule année de 4.000 fonctionnaires dont 1 000 médecins.
Sur le plan de l’emploi, l’Exécutif a réalisé aux titres des lois de Finances 2017 et 2018, une opération de recrutement de 95.000 personnes dans le secteur public. Il a également inscrit  dans la loi de Finances pour l’année 2018, plusieurs mesures fortes destinées à booster la création d’emplois. Il s’agit notamment de l’élargissement du système Tahfiz visant à promouvoir le recrutement de salariés par les nouvelles entreprises (augmentation du plafond de l’exonération de l’IR à 10.000 MAD, la prise en charge des allocations sociales par l’Etat au profit de 10 salariés au lieu de 5, ainsi que le prorogation du délai d’exonération des entreprises nouvellement créées jusqu’à 2022). 
Les intervenants qui ont décliné ces mesures ont également affirmé que l’entreprise était au cœur des priorités du gouvernement. En effet,  ce dernier a initié des réformes qui étaient attendues depuis des années par les opérateurs économiques dont celle relative à l’instauration de l’IS progressif à travers la loi de Finances pour l’année 2018. Il a également décrété l’exonération des droits d’enregistrement portant sur plusieurs types d’opérations d’investissement. 
 

Mourad Tabet et Ahmadou El-Katab
Vendredi 6 Juillet 2018

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