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Participation de Mohamed Benabdelkader à la 36ème session du Conseil des ministres arabes de la Justice



Participation de Mohamed Benabdelkader à la 36ème session du Conseil des ministres arabes de la Justice
Le ministre de la Justice Mohamed Benabdelkader a pris part, jeudi, à la 36ème session du Conseil des ministres arabes de la Justice dont les travaux se sont tenus par visioconférence.

Cette session a permis de discuter des préoccupations des pays arabes dans le domaine de la coopération judiciaire et légale, par la présentation de mécanismes et décisions visant à développer le cadre juridique en matière de lutte contre le crime sous toutes ses formes dans les pays arabes et à protéger les catégories vivant dans la précarité dans le monde arabe, indique un communiqué du ministère de la Justice. Les conventions arabes relatives à la lutte contre le terrorisme et son financement, au crime de blanchiment d'argent et à la lutte contre la cybercriminalité ont été, entre autres, au menu de la réunion, ajoute le département, précisant qu'une série de décisions ont été prises en vue de la mise en œuvre de ces traités à l'échelle de la région arabe. S'exprimant lors des travaux de cette session, Mohamed Benabdelkader a souligné que le Royaume, soucieux constamment de promouvoir la coopération interarabe et internationale, particulièrement en matière de lutte antiterroriste et de prévention de l'extrémisme, a conclu le 6 octobre avec l'ONU un accord de siège pour l'établissement au Maroc du Bureau pour la lutte contre le terrorisme et la formation en Afrique, premier du genre dans le continent.

Cette instance vise à renforcer les capacités des pays membres à travers la mise en œuvre de programmes nationaux de formation, dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Abordant la question de la promotion de la coopération interarabe et internationale en la matière, le Conseil des ministres arabes a favorablement accueilli l'initiative marocaine qu'il a bien voulu inclure dans la décision prise à ce sujet. Le ministre a, d'autre part, affirmé que le Maroc s'engage à soutenir constamment les efforts de lutte contre le crime aux niveaux arabe et africain, un engagement qui sera de nature à renforcer l'efficience des mécanismes y afférents aux plans national et régional. A signaler, par ailleurs, que Mohamed Benabdelkader avait effectué la veille, une visite au chantier de construction de la section de la justice de la famille relevant du tribunal de première instance de Ben Slimane dont les travaux ont démarré en 2020. Lors de cette visite intervenue mercredi en présence de plusieurs responsables du corps de la justice, le ministre s'est enquis de l'état d'avancement des travaux de cette structure qui s'inscrit dans le cadre des efforts visant à promouvoir ce département judiciaire et rapprocher l'administration des justiciables.

Dans ce contexte, le directeur provincial du ministère de la Justice près de la Cour d'appel de Casablanca, Said Charki, a indiqué, dans une déclaration à la presse, que le coût global de ce projet, qui s'étend sur une superficie de 7600 m2, s'élève à plus de 22 millions de DH. Quant à la durée de réalisation du projet, elle est fixée à 13 mois, a-til ajouté, précisant que le taux d'avancement des travaux est de 13%. Le projet comprend quatre niveaux dont un sous-sol consacré aux archives et imprimés, un rez-de-chaussée avec deux salles d'audience et des bureaux, alors que le premier étage comprend des bureaux d'ordre et du parquet. Quant au 2ème étage, il comprend deux bureaux des responsables de la section de la justice de la famille et du procureur adjoint du Roi responsable du centre. Pour sa part, le président du tribunal de première instance de Ben Slimane, Abdelhak Belakouch, a souligné que le projet s'inscrit dans le cadre de la politique publique du gouvernement pour ce qui est du rapprochement de la justice des citoyens, estimant que les affaires familiales sont en hausse et qu'elles doivent bénéficier d'un grand intérêt. La visite du ministre s'inscrit dans la dynamique du ministère pour la promotion du secteur de la justice et l'accompagnement des chantiers ouverts visant à rapprocher l'administration des citoyens et améliorer les conditions de travail des cadres judiciaires, a-t-il dit, rappelant les visites précédentes effectuées dans plusieurs régions et provinces du Royaume, pour assurer un bon déroulement de l'ensemble des projets.

A signaler également que le ministre avait déclaré mardi dernier lors de la séance des questions orales de la Chambre des conseillers que 6.252 détenus ont été remis en liberté dans le cadre du dispositif des procès à distance et que son département a veillé, en coordination avec les responsables judiciaires et les directions régionales de l'administration pénitentiaire, à équiper les tribunaux et les salles des établissements pénitentiaires d'ordinateurs pour le bon déroulement de cette opération. Il a relevé qu'après l'apparition de plusieurs cas d'infection à la Covid-19 parmi les détenus et fonctionnaires de ces établissements, il s'est avéré nécessaire de tenir les audiences à distance surtout après la décision de fermeture des prisons dans le contexte de la pandémie. A signaler, par ailleurs, que 7.824 détenus ont bénéficié du dispositif de procès à distance durant la période allant du 16 au 20 novembre, dans les différents tribunaux du Royaume, a indiqué mardi le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).

De même, 333 audiences ont été tenues à distance durant la même période, au cours desquelles 6.727 affaires ont été mises au rôle, souligne le CSPJ dans un communiqué. Le dispositif procès à distance, lancé en collaboration avec les partenaires du système judiciaire, vient en consécration des valeurs d'ouverture et de communication concernant les différentes mesures prises par le CSPJ pour freiner la propagation du coronavirus dans le Royaume, note le Conseil, soulignant son engagement continu vis-à-vis de ce projet, afin de garantir que les tribunaux continuent de s'acquitter de leurs devoirs constitutionnels et de consacrer le droit à un procès équitable dans des délais raisonnables. Le CSPJ a, dans ce sens, mis en avant le sens de responsabilité et d'engagement de toutes les composantes du système judiciaire, appelant à cet égard l'ensemble des acteurs à respecter strictement les mesures de prévention et de précaution préconisées, afin d'éviter les risques liés à la propagation de la Covid-19. Il convient de rappeler que l'adoption du dispositif des procès à distance est le fruit d'une action menée en coordination avec le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, la Présidence du ministère public, l'Association des barreaux du Maroc et la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion.

Libé
Vendredi 27 Novembre 2020

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