Nouveau coup dur pour le Polisario : Une trentaine de jeunes séquestrés regagnent la mère patrie


M’Hamed Hamrouch
Samedi 27 Mars 2010

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Une nouvelle preuve, une de plus, de la déconfiture du Polisario. Pas moins de trente-trois jeunes Sahraouis marocains, dont une femme, viennent de rallier leur mère patrie, après avoir réussi à fuir l’enfer de Tindouf. D’après les témoignages, recueillis par «Libé» auprès des ralliés, ce retour massif a été dicté par la répression systématique orchestrée par le Polisario en représailles contre une jeunesse dont le seul «délit» est d’avoir revendiqué le droit à la liberté d’expression et des conditions de vie convenables pour la population sahraouie séquestrée. Pour exprimer leur ras-le-bol, plusieurs jeunes séquestrés avaient entrepris de distribuer des tracts de protestation au milieu des camps. En revanche, le Polisario n’a pas trouvé d’autre meilleur moyen que de procéder à une vague d’arrestations et de répressions contre ces jeunes. Dans ces tracts, il était question de manifester une adhésion totale au plan d’autonomie et une volonté d’être partie prenante dans la mise en œuvre de cette initiative destinée à octroyer de larges prérogatives d’autogestion à la population des provinces sahariennes. La distribution de ces tracts avait coïncidé avec le soulèvement de la tribu Rguibat-Laâyacha, dont sont issus bon nombre de jeunes ayant regagné la mère patrie en milieu de semaine. Parmi ces jeunes, on peut citer Mohamed Ould El-Haj El Khalil, Ayoub Ould Addad et Mohamed M’Barek Les déclarations de ces derniers, au lendemain de leur retour à leur pays, oscillent entre la joie de retrouver les leurs au Sahara marocain et la tristesse de laisser derrière eux des proches qui n’ont pas eu la possibilité de fuir hors de l’étouffoir de Tindouf.
Certains d’entre eux n’ont pas caché leur crainte que les milices du Polisario procèdent à des actes de représailles contre leurs familles restées là-bas. « Il y a de fortes raisons de craindre pour la vie des proches des ralliés restés à Tindouf, l’expression a démontré à quel point le Polisario est cruel quand il s’agit de réprimer les familles des évadés», atteste un observateur. En appelant à la vigilance, ce dernier appelle les ralliés, ainsi que les ONG marocaines, à intervenir auprès des instances internationales de défense des droits de l’Homme pour les interpeller sur le sort de ces familles.
Cette nouvelle vague de ralliements démontre, à qui veut bien voir, que la situation dans les camps de Tindouf n’est pas aussi «rose» que le laissent entendre les responsables du Polisario. C’est un argument en béton du «respect» (excusez du peu !) que le Polisario ressent pour les droits de l’Homme, qu’il adore abhorrer. Qu’en pensent certaines ONG internationales qui ont pris le malin plaisir de concentrer leurs critiques sur le Maroc, comme si Tindouf était «la Suisse» des droits de l’Homme?

M’Hamed Hamrouch
Samedi 27 Mars 2010
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