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Mohamed Benabdelkader : Le Maroc a fait de la coopération Sud-Sud un véritable vecteur de l'émergence d'une Afrique nouvelle et ouverte sur l'avenir

La réforme du système de la fonction publique vise à l'adapter aux nouvelles missions de l'Etat




Mohamed Benabdelkader entouré des participants à la réunion du CTS N°8.
Mohamed Benabdelkader entouré des participants à la réunion du CTS N°8.
La réforme du système de la fonction publique vise à revoir les objectifs et les principes de ce modèle pour l'adapter aux missions et aux nouveaux rôles stratégiques de l'Etat, a souligné, mercredi à Rabat, le ministre délégué chargé de la Réforme de l'administration et de la Fonction publique, Mohamed Benabdelkader.
«Cette réforme que le ministère compte lancer selon une approche globale basée sur le dialogue et la concertation vise à revoir le système de la fonction publique en s'appuyant sur la gestion des parcours professionnels et la révision de son statut général en tant que référentiel législatif fondamental», a-t-il relevé lors d'une conférence internationale organisée par le Centre interdisciplinaire de recherche en performance et compétitivité, en partenariat avec le ministère de tutelle autour de «l'avenir de la fonction publique, 60 ans après la publication du statut général de la fonction publique».
Mohamed Benabdelkader a, à cet égard, fait savoir que son département a mis en place un programme de réforme intégrée et globale qui a pour but de réaliser des changements qualitatifs dans la gestion de l'administration publique et d'offrir de meilleurs services publics aux usagers.
Le ministre délégué a aussi rappelé que le système de réforme marocain est centré sur quatre axes, à savoir la transformation numérique, la transformation organisationnelle, la transformation éthique et la transformation managériale.
Après avoir passé en revue les dysfonctionnements auxquels fait face ce système, il a indiqué que la réforme de ce secteur est une responsabilité nationale commune qui nécessite l'implication de tous.
De son côté, le président du Centre interdisciplinaire de recherche en performance et compétitivité, Omar Hnich a indiqué que la fonction publique est dans le besoin urgent de réforme et de restructuration afin de lui permettre de relever les défis.
Il a fait savoir que la réforme de tout secteur repose sur trois piliers notamment le cadre juridique, le cadre institutionnel et technique, considérant la réforme de la fonction publique comme «un chantier stratégique» qui nécessite des efforts concertés de toutes les parties.
Pour sa part, Abdelhafid Adminou, membre de l'équipe de recherche dudit centre, a relevé que l'organisation de cette conférence s'inscrit dans le cadre du statut de la fonction publique de 1958 et que les 15 amendements apportés au texte n'ont pas touché au fond et aux fondements, soulignant que ce règlement met l'accent sur les droits du fonctionnaire dans l'ensemble de ces dispositifs plus que sur les obligations et devoirs.
Il a également indiqué que la nature des réformes à inclure dans ce texte sera examinée, afin de réaliser une efficacité des politiques publiques, tout en tenant compte que les citoyens d'aujourd'hui exigent un meilleur service public.
Au programme de cette conférence ont notamment figuré des débats sur «La situation du système juridique et administratif de la fonction publique», «La fonction publique marocaine dans son environnement régional et international», «Le contexte global pour l'examen et la réforme du règlement de la fonction publique».
A noter par ailleurs que Mohamed Benabdelkader a déclaré le même jour à Rabat, à l'ouverture des travaux Comité technique spécialisé de l'Union africaine (CTS N°8) que le choix porté sur le Maroc pour abriter la 2ème réunion ordinaire du CTS N°8 est une «reconnaissance» des efforts que déploie le Royaume en matière de gouvernance locale et de décentralisation, notamment à travers la mise en œuvre du projet de la régionalisation avancée.
Le Maroc s'est engagé à consolider les relations de coopération et de solidarité avec les peuples et pays africains, en particulier subsahariens et sahéliens, et à renforcer la coopération Sud-Sud, a relevé le ministre délégué à l'ouverture des travaux du CTS N°8, qui regroupe les ministres de la Fonction publique, du Développement urbain, des Collectivités locales et de la Décentralisation.
Cette rencontre revêt une importance particulière en ce sens qu'elle s'inscrit dans le processus d'action collective visant l'unification des visions des pays de l'Afrique sur plusieurs questions et auxquelles se rattachent aujourd'hui les projets de développement ainsi que le rayonnement des pays africains à l'échelle mondiale, a relevé Mohamed Benabdelkader.
Selon le ministre délégué, le Maroc a fait de la coopération Sud-Sud un véritable vecteur de l'émergence d'une Afrique nouvelle et ouverte sur l'avenir, notant que le Royaume a fait un choix audacieux en plaçant la coopération Sud-Sud au cœur de sa politique africaine.
Ainsi, le Maroc a donné une nouvelle impulsion à la dynamique de la décentralisation et de la régionalisation avancée en engageant une importante réforme territoriale qui s'est traduite par une reconversion capitale des stratégies de développement national qui a érigé les collectivités territoriales en véritables opérateurs économiques et sociaux en renforçant leurs moyens d'action pour donner au concept de la démocratie locale sa réelle signification et pour permettre à ces entités territoriales d'avancer résolument vers ce 3e millénaire avec la détermination et la stratégie que supposent les défis de l'avenir.
«Le Maroc ne manque pas d'initiatives pour harmoniser le potentiel et les efforts engagés dans le cadre de tous les instruments de l'UA y compris le CTS N8 qui portera une plus-value certaine dans la perspective de la redynamisation et une appropriation des questions relatives au développement local et régional en tenant compte des nouvelles tendances qu'a connues le territoire africain en matière de gestion des services publics et de gouvernance locale», a souligné le ministre délégué avant de relever que la deuxième réunion du CTS N8 constitue bel et bien une occasion pour émettre des recommandations et des propositions constructives susceptibles de répondre efficacement aux défis multiformes auxquels le monde et l'Afrique en particulier font face.

Vendredi 30 Mars 2018

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