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Mise en place d'un mécanisme de dialogue parlementaire entre le Maroc et le Chili

Santiago réitère son soutien au Plan d'autonomie




Le président de la Chambre chilienne des députés s’entretient avec Habib El Malki, Saad Dine El Otmani et Nasser Bourita

La Chambre des représentants et la Chambre des députés chilienne ont signé, lundi à Rabat, un accord portant sur la mise en place d'un mécanisme de dialogue entre les deux institutions.
Signé par Habib El Malki et Ivan Garcia Flores, respectivement, président de la Chambre des représentants et président de la Chambre chilienne des députés, l'accord porte sur l'institutionnalisation d'une commission de dialogue parlementaire, à travers la mise en place d'un cadre d'échange d'expériences dans le domaine législatif et de visite des délégations entre les deux institutions, en vue de conforter le rôle de la diplomatie parlementaire dans le renforcement des relations entre les deux pays.
Cet accord s'inscrit dans le cadre des relations d'amitié maroco-chilienne basées sur la confiance mutuelle établie et des relations politiques fondées sur le respect du droit international et la non-ingérence dans les affaires intérieures des pays.
L'accord émane, également, de l'importance de la coopération parlementaire dans le renforcement des relations bilatérales dans les domaines politique, économique, social et humain, ainsi que de la conviction des deux parties quant au rôle central des institutions politiques dans le renforcement des liens de coopération entre les pays.
A travers l'accord, les deux institutions aspirent à unifier leurs points de vue, coordonner les positions et renforcer la confiance en vue de contribuer à la diffusion des valeurs de la paix et le soutien du dialogue multilatéral par les voies pacifiques, pour le règlement des différents.
A l'issue de ses entretiens avec Ivan Garcia Flores, le président de la Chambre des représentants a indiqué, dans un point de presse, que l'accord illustre la volonté de renforcer les relations entres les deux institutions sur la base de la confiance mutuelle. Les deux parties ont convenu de consacrer la première réunion de la commission de dialogue à la présentation du bilan des relations bilatérales depuis 60 ans, pour ouvrir de nouvelles perspectives.
Habib El Malki a considéré que les relations solides avec les pays de l'Amérique latine se manifestent par les positions réalistes adoptées par un nombre croissant de ces pays, notamment en ce qui concerne l'intégrité territoriale du Royaume, relevant que la Chambre chilienne des députés a pris, depuis 2019, une position favorable à la proposition d'autonomie.
Pour sa part, Ivan Garcia Flores a indiqué que le Chili est conscient que le Maroc est considéré comme une porte essentielle vers l'Afrique, soit en ce qui concerne l'exportation ou l'importation, comme le Chili constitue un débouché vers l'Amérique latine.
Il a relevé que la création d'un comité de dialogue parlementaire constitue une plate-forme commune d'action et de coopération entre les deux pays, affirmant que les deux parties agiront pour mettre en oeuvre l'accord signé en 2013.
A signaler, par ailleurs, qu’au terme de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le président de la Chambre chilienne des députés a réitéré, dans une déclaration à la presse, le soutien de son pays au plan d'autonomie proposé par le Maroc en vue de parvenir à une solution au différend régional autour du Sahara.
«Le Chili reconnaît les résolutions des Nations unies et appuie la proposition d’autonomie présentée par le Maroc afin de parvenir à une solution au différend autour du Sahara», a-t-il affirmé, ajoutant qu’ « il s’agit d’une politique d’Etat très claire qui n’a pas changé et qui ne changera pas», assurant que cette position est réitérée par le Chili au niveau des fora internationaux.
Le Maroc et le Chili sont appelés à renforcer leur coopération économique, notamment dans les domaines commercial et agricole, a-t-il également affirmé.
« Les économies du Maroc et du Chili sont semblables et complémentaires, notamment dans le secteur de l'agriculture », a souligné le responsable chilien.
Vu la différence des conditions climatiques entre les deux régions, les deux pays sont à même de garantir un approvisionnement en produits agricoles tout au long de l’année, a-t-il estimé, précisant que les deux pays, qui sont des plateformes commerciales dans leurs continents respectifs, peuvent se lancer dans les marchés de l’Europe et de l’Asie.
Dans le même sens, il a fait observer que les exportations des deux pays sont également compatibles, ajoutant que les responsables sont appelés à accélérer les consultations afin de consolider la coopération bilatérale sur le plan économique.
Il a aussi mis l’accent sur l’importance pour le Maroc et le Chili de raffermir la complémentarité de leurs économies, rappelant que les deux pays font face aux mêmes défis, notamment l’emploi et la cybercriminalité.
Pour sa part, le chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani, a fait part, lundi à Rabat, de la haute considération du Royaume quant à la position de la Chambre chilienne des députés soutenant l'initiative d'autonomie présentée par le Maroc en vue de parvenir à une solution au conflit artificiel autour du Sahara marocain, et son appui au processus onusien.
S'exprimant lors de ses entretiens avec Ivan Flores Garcia, il a souligné l'attachement du Maroc à l'unité et l'intégrité territoriale des pays, en tant qu'un des principes fondamentaux de la charte des Nations unies et une base pour des relations internationales saines et pour le maintien de la paix.
Il a, également, souligné l'excellence des relations maroco-chiliennes et le caractère historique des liens diplomatiques entre les deux pays, notant que le Royaume est déterminé à renforcer les relations bilatérales, en particulier dans le domaine économique à travers la recherche de solutions à même de promouvoir les échanges commerciaux bilatéraux dont le volume est toujours faible.
Le chef du gouvernement a, à cet égard, estimé que la mise en place d'un forum d'affaires maroco-chilien, qui se réunira d'une manière régulière et périodique, donnerait une forte impulsion aux relations économiques et commerciales bilatérales, d'autant plus que plusieurs facteurs positifs favorisent le développement de ces relations, dont la langue puisqu'un grand nombre de Marocains maîtrisent l'espagnol, la langue officielle du Chili.

Mercredi 19 Février 2020

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