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Mis à part l'article 124 du projet de loi sur la région, les régions montagneuses ne jouissent d'aucun statut particulier ni d'une politique en la matière, comme c'est le cas dans plusieurs pays du monde. Une superficie de 147 km² reste ainsi sans définition, et par conséquent, sans politique spéciale. Ce sont là deux idées majeures qui ont marqué les actes de la conférence organisée, conjointement par la Coalition civile pour une régionalisation démocratique et le Carrefour Adrar Boulemane, dans le cadre du Festival national de Boulemane.
Une loi sur la région qui ne respecte aucunement les zones montagneuses, encore moins leurs caractéristiques naturelles et sociales et dont les besoins ne pourraient répondre à la demande persistante en vue de leur développement, ont souligné les participants à cette conférence. Ces zones qui traversent le pays du Nord au Sud abritent une population d’environ 7 millions d’habitants. Outre les défis de la vie difficile, de l'enclavement, de l'inaccessibilité de certaines zones, des déficits sur les plans économique et social, la montagne marocaine aurait plus besoin de plans de développement spécifiques et préférentiels pour sa mise à niveau.
Dans le même ordre d'idées, une région viable exige surtout de prendre en considération le patrimoine immatériel, en l'occurrence le capital culturel à inscrire dans toutes les visions. Les participants ont été unanimes à souligner que les anciennes pratiques sociales de solidarité devraient être prises en compte dans tout acte législatif. "Twizi, Tadha, Igudar et autres pratiques sociales anciennes dans les zones amazighes seraient toujours une bonne source d'inspiration pour le législateur et un facteur adjuvent d’adaptation des lois ", précise Tayeb Salah, lors de cette rencontre.
Au Rif et Bni Iznassen comme dans les régions de l’Atlas et Saghrou, les zones de montagne sont à majorité amazighe, ce qui nécessite un respect de la langue usuelle au niveau de l'administration, de la justice, des médias et de l'enseignement, afin d'aider cette population à se développer et à faire preuve de ses capacités.
Les intervenants ont également mis l'accent sur la nécessité de faire en sorte que chaque région garde son potentiel humain, en évitant que le Centre ne s'accapare toutes les énergies créatives et professionnelles, et en mettant à disposition les infrastructures de base aux niveaux de la santé, de l'enseignement, de la justice, de l'art… "Personne ne se sentira ni loin ni proche de l’administration centrale si sa région lui permet l'accès à tous les services de base", fait remarquer Ahmed Dahmani, de la Coalition civile pour une régionalisation démocratique.