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Les stars descendent de l'avion L'attente monte à Doha

Vendredi 18 Novembre 2022

Cortège de stars et d'anonymes à l'aéroport de Doha: après la France et l'Argentine, l'Allemagne et l'Espagne poursuivaient le défilé des favoris jeudi au Qatar à trois jours du coup d'envoi du Mondial-2022, imitées par des supporters du monde entier.

Au lendemain de l'arrivée des Bleus champions du monde 2018 et de l'Albiceleste de Lionel Messi, le plateau des prétendants à la Coupe du monde se remplit peu à peu.

Manquent encore la Belgique d'Eden Hazard et la Croatie de Luka Modric, tout comme le Portugal de Cristiano Ronaldo, retenu à Lisbonne pour un ultime match amical contre le Nigeria, alors que le Brésil de Neymar, en stage de préparation à Turin (Italie), devrait clore le bal samedi.

L'Allemagne, difficile vainqueur d'Oman (1-0) à Mascate, la capitale du sultanat, mercredi lors de son ultime galop d'essai, et l'Espagne, qui devait se jauger contre la Jordanie à Amman jeudi soir avant de mettre le cap sur le Qatar, complètent le tableau des favoris à quelques jours de leur duel au sommet du groupe E.

En attendant, à l'ombre des gratte-ciel de Doha, où s'affichent les visages des principales vedettes du tournoi, des supporters du monde entier affluent pour le grand rendez-vous planétaire, le premier dans le monde arabe, cerné par de multiples polémiques extra-sportives: droits humains des travailleurs migrants, question des discriminations à l'égard des personnes LGBTQ+, ou encore impact environnemental du tournoi.

Plusieurs dizaines de fans, la plupart des habitants de Doha venus du Liban, de France ou encore d'Inde, équipés de drapeaux, maillots, trompettes et tambours, ont accompagné mercredi en fin de journée l'installation des Bleus dans leur camp de base, à six jours de leur entrée en lice contre l'Australie.
"Pour moi, la Coupe du monde a toujours été un rêve, et là j'ai l'opportunité de voir mon pays jouer ici au Qatar, dans mon pays d'expatriation", s'enthousiasme auprès de l'AFP Nina-Lou Fanget, lycéenne française de 18 ans vivant à Doha.

Les Français abordent le tournoi nimbés de doutes après une hécatombe de blessés, le dernier en date étant Christopher Nkunku (genou), remplacé au pied levé par Randal Kolo Muani. Un nouveau contretemps pour les tenants du titre mais aussi une raison supplémentaire de ne pas se reposer sur leurs lauriers russes, selon le défenseur Lucas Hernandez, sacré en 2018 à Moscou.

"En entrant sur le terrain et en montrant uniquement notre maillot, on ne va pas gagner des matches. Il va falloir tout donner, être très agressifs", a lancé le gaucher dans un entretien avec l'AFP, pressentant la rude concurrence qui s'annonce.

Il y a bien sûr le Brésil, N.1 mondial au classement Fifa, et l'Argentine, qui a enchaîné mercredi en amical contre les Emirats arabes unis un 36e match sans défaite, à une longueur du record d'invincibilité établi par l'Italie en 2021, avec un festival offensif (5-0) dont un but de Lionel Messi et un doublé d'Angel Di Maria.

Derrière les favoris, aucun complexe pour une brochette d'outsiders dont les Pays-Bas, triples finalistes malheureux (1974, 1978, 2010) et éternels candidats au titre mondial, qui se sont entraînés pour la première fois mercredi à Doha.

"Si je parle de pouvoir être champion du monde à la fin du tournoi, c'est parce que nous avons les joueurs qui peuvent mettre en oeuvre les plans de l'entraîneur", a estimé leur sélectionneur Louis van Gaal, qui avait emmené les Oranje en demi-finale au Mondial-2014.

Le technicien néerlandais, connu pour son franc-parler, n'a pas esquivé mercredi les polémiques qui ont escorté le Mondial qatari. Les supporters qui ne souhaitent pas venir au Qatar ou même suivre le Mondial-2022 ont "raison" si ce sont leurs convictions, a-t-il estimé.

Emmanuel Macron a de son côté estimé que c'était "une très mauvaise idée de politiser le sport". "Ces questions-là, il faut se les poser quand on attribue l'événement", a lancé le président français en marge d'un sommet à Bangkok.

A quatre jours du match d'ouverture, routes et corniche de Doha sont restées plutôt calmes mercredi sous un ciel bleu acier, alors que certains supporters ont dit hésiter à se rendre au Qatar, entre appels au boycott et coût du voyage, estimé à plusieurs milliers d'euros pour un mois.

Pour autant, l'effervescence a commencé à poindre, autour de la principale fan zone du Mondial, située dans le parc Al Bidda, au centre de Doha, qui doit ouvrir officiellement samedi, à la veille du match d'ouverture.

Mercredi lors d'un évènement test en soirée, des volontaires postés à une de ses entrées assuraient qu'"elle était comble" à des centaines de personnes, essentiellement des travailleurs migrants venus en famille, avec l'espoir d'assister aux premières festivités de ce Mondial.

Les premières scènes de liesse aussi sont apparues à l’occasion de l'arrivée des joueurs de l'Angleterre dans la nuit de mardi à mercredi et de nombreux fans issus du sous-continent indien rivalisant de tambours, chants, maillots et drapeaux anglais.

Des "faux supporters", comme ont ironisé certains médias internationaux ces derniers jours ? Pas du tout, ont assuré les fans interrogés par l'AFP mardi soir, considérant ce soupçon comme "dégradant et très frustrant", alors que les organisateurs ont dit rejeter "en bloc" ces allégations.

Dans une vidéo de l'agence de presse qatarie QNA, le PDG du Mondial Nasser Al Khater a rejeté les rumeurs "sans fondement" et "diffamantes" selon lesquelles le Qatar aurait payé des travailleurs migrants pour jouer les "faux supporters".

Il a aussi affirmé que "3,1 millions de billets ont été vendus", soit l'ensemble des billets disponibles, et a promis un "tournoi exceptionnel".

Libé

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