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Les séquestrés des camps de Tindouf livrés au Covid-19

Les dirigeants du polisario chouchoutés dans des villas par leurs mentors d'Alger




Les séquestrés des camps de Tindouf livrés au Covid-19
A l’heure où les pays du monde entier continuent d’imposer un confinement partiel ou généralisé des populations pour les protéger contre le coronavirus, les dirigeants du Polisario n’ont pas eu besoin de le faire puisque les habitants des camps y sont astreints, de facto, depuis plusieurs années.
En effet, depuis des décennies, ils vivent malgré eux à l’écart de la communauté internationale dans un confinement qui ne dit pas son nom et qui leur est imposé par la direction du Polisario qui cherche à empêcher tout déplacement ou tout contact avec l’extérieur. Aujourd’hui, ils doivent l’annoncer suite à la pandémie du Covid-19 qui a déjà fait selon un dernier bilan, plus d’un millier de cas confirmés de contamination et d’une   centaine de décès en Algérie, pays d’accueil des populations sahraouies.
Les dirigeants du Polisario dont la plupart ont été confortablement installés par les autorités algériennes dans de somptueuses villas du centre de la ville de Tindouf, ont abandonné les   habitants des camps, sans nourriture, sans assistance médicale et sans protection contre les risques de contamination.
Jusqu’à récemment, la direction du Polisario s’était targuée de l’absence du moindre cas de contamination par le coronavirus dans les camps de Tindouf. Néanmoins, plusieurs sources évoquaient de nombreux cas de contamination dans les rangs des miliciens et dans les milieux carcéraux et les dirigeants du Polisario ont dû l’admettre.
En outre, en l’absence de structures sanitaires et de conditions d’hygiène appropriées, les nombreuses personnes présentant des symptômes de cette maladie sont entassées par dizaines, n’importe où et sans la moindre mesure sanitaire, ne comptant fatalement que sur la protection de la providence.
Rappelons que depuis l’instauration du confinement en Algérie, tous les passages menant aux camps de Rabouni, déjà soumis à un sévère contrôle, ont connu un renforcement sans précédent de celui-ci. C’est ce qu’ont appris à leur détriment les membres d’un groupe d’une centaine de personnes, bloqué à la frontière de l’Algérie avec la Mauritanie ,et qui n’ont  été finalement autorisés à regagner Tindouf que le vendredi 27 mars après plusieurs interventions d’associations humanitaires internationales.
Une fois arrivés dans les camps, ils ont été surpris par une mise en quarantaine dans des chambres d’isolement conçues pour abriter plusieurs individus à la fois, en l’absence de sanitaires et d’équipements essentiels à leurs besoins de vie quotidienne.
Mais malgré toutes ces restrictions et contrôles, les dernières informations provenant de Tindouf indiquent que  le nombre de personnes atteintes de coronavirus dans les camps s’élèverait à 250 cas confirmés, dont au moins 17 miliciens armés du Polisario sachant que l’Algérie reste le pays le plus touché par la pandémie dans la sous- région.
Selon les mêmes sources, il y aurait plusieurs décès liés au Covid-19 mais la direction du Polisario continue, comme à son habitude, à garder le silence sur tout ce qui peut nuire aux intérêts de ses chefs.


 

Ahmadou El-Katab
Dimanche 19 Avril 2020

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1.Posté par Oujdi le 21/04/2020 13:01
Il faut dire tout ça aux fascistes complices du régime stalinien làche qui prennent ses malheureux innocents comme un fond de commerce

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