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Les prix des produits de consommation ne cessent d’augmenter depuis une décennie

Les plus fortes hausses de 2019 ont été observées à Fès, Settat et Casablanca




L’indice des prix à la consommation (IPC) annuel moyen s’est inscrit en hausse au terme de l’année 2019, selon les chiffres publiés récemment par le Haut-commissariat au plan (HCP).
Ainsi que le montrent les données statistiques du Haut-commissariat, l’IPC annuel poursuit sa tendance haussière observée depuis plus d’une décennie. En effet, au cours des dix dernières années, l’IPC annuel a connu des hausses comme cela a pu être observé en 2009 (1,0%), 2010 (0,9%), 2011 (0,9%), 2012 (1,3%), 2013 (1,9%), 2014 (0,4%), 2015 (1,6%), 2016 (1,6%), 2017 (0,7%) et 2018 (1,9%).
A en croire l’institution publique, l’IPC annuel moyen a enregistré, en 2019, une augmentation de 0,2% par rapport à l’année 2018, en raison notamment de l’évolution de l’indice des produits non alimentaires de 0,9% et de la baisse de celui des produits alimentaires de 0,5%.
Dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la consommation de l’année écoulée, le Haut-commissariat a relevé que les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une stagnation  pour le «transport» à une hausse de 3,1% pour l’«enseignement». Et d’ajouter que, sur cette base, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 1,0%  au cours de l’année 2019 par rapport à l’année 2018.
Il est à souligner que les hausses les plus importantes de l’IPC annuel ont été enregistrées à Fès (1,2%), Settat (1,0%), Casablanca (0,7%), Guelmim (0,6%), Meknès, Laâyoune, Béni-Mellal et Al-Hoceima (0,5%) et à Dakhla et Safi (0,4%).
Dans sa note, le Haut-commissariat a, en revanche, relevé qu’une baisse de l’ordre de 0,3% a été enregistrée  à Oujda.
Pour rappel, la hausse de l'IPC annuel moyen, enregistrée au terme de l’année précédente (2018), avait concerné aussi bien les produits alimentaires dont l’indice a augmenté de 1,3% que les produits non alimentaires dont l’indice a progressé de 1,8%.
Dans une note rendue publique à l’occasion de la publication des données relatives à l’IPC annuel de 2018, le Haut-commissariat avait noté que les variations enregistrées pour les produits non alimentaires allaient d’une stagnation pour la «communication» à une hausse de 6,5% pour les «biens et services divers». Et que, sur cette base, « l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 0,7%  au cours de l’année 2018 par rapport à l’année 2017 ».
Le HCP avait également indiqué que les hausses les plus importantes de l’IPC annuel avaient été enregistrées à Dakhla (3,0%), Laâyoune et Safi (2,7%), Fès et Guelmim (2,2%), Oujda et Tétouan (2,0%),  Agadir (1,9%) et à Casablanca (1,8%) ; et les moins importantes à Settat (0,6%), à Beni-Mellal (1,1%) et à Rabat (1,2%).
A noter que l’IPC a connu, au cours du mois de décembre 2019, une stagnation par rapport au mois précédent consécutive à celle de l’indice des produits alimentaires et celui de l’indice des produits non alimentaires.
Selon le Haut-commissariat au plan, les baisses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2019, ont concerné principalement les «poissons et fruits de mer » (2,1%), les « viandes » (0,8%) et le «café, thé et cacao » (0,4%).
En revanche, les prix ont augmenté de 1,8% pour les « légumes », de 0,3% pour le «lait, fromage et œufs»  et les «huiles et graisses » et de 0,2% pour les «fruits », a-t-il ajouté soulignant que, pour les produits non alimentaires, la baisse a concerné principalement les prix des «carburants» (0,2%).
« Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles  et les produits à tarifs publics, aurait connu une baisse de 0,1% au cours du mois de décembre 2019 par rapport au mois précédent », a conclu le HCP.
Rappelons là aussi qu’au cours du mois précédent de l’année 2019, l’IPC a connu une hausse de 0,4% par rapport au mois précédent, suite à la hausse de 1% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires.
Dans sa précédente note, le HCP avait fait observer des hausses au niveau principalement des «légumes» (2,2%), des «fruits » (2,0%), du « lait, fromage et œufs» (1,8%), des «poissons et fruits de mer» (1,7%), des «viandes» (1,2%) et des « huiles et graisses » (0,7%).
Quant aux produits non alimentaires, la baisse avait été observée au niveau principalement des prix des « carburants» (1,3%).
Autre enseignement des analyses précédentes du HCP : les hausses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Guelmim et Al-Hoceima (1,2%), Safi (0,9%), Kénitra (0,8%), Meknès et Tanger (0,7%), Casablanca (0,6%), à Oujda, Rabat et Béni-Mellal (0,3%) et Agadir, Fès, Marrakech et Tétouan (0,2%).
« Comparé au même mois de l’année précédente, l’IPC avait enregistré une hausse de 0,4% au cours du mois de novembre 2019 conséquence de la hausse de l’indice des produits non alimentaires (0,6%) et de la stagnation de celui des produits alimentaires », selon le HCP soulignant que pour les produits non alimentaires, les variations partaient d’une baisse de 0,3% dans le «transport» à une hausse de 2,7% dans l’«enseignement».
Ainsi, avait-il conclu : «L’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois de novembre 2019 une augmentation de 0,2% par rapport au mois d’octobre 2019 et de 0,6% par rapport au mois de novembre 2018 ».

Alain Bouithy
Mardi 28 Janvier 2020

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