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Les performances comparées des 12 régions du Royaume




L’examen des efforts consentis au niveau des 12 régions du Royaume en matière d’ancrage aux Objectifs de développement durable (ODD) met clairement en relief les capacités différenciées de ces régions à atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, a relevé dans une étude la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).
« Un tel constat témoigne de la persistance des disparités territoriales, qui affectent non seulement les perspectives des régions vulnérables mais se répercutent aussi sur le développement du pays dans son ensemble», a souligné ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances.
L’étude, intitulée « Inégalités régionales sous le prisme des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 », s’inscrit dans le cadre de la contribution de la DEPF au débat national sur la question de la réévaluation du modèle de développement.
Dès lors, ce document « se veut une contribution additionnelle de la DEPF au débat à l’œuvre sur le modèle de développement national, particulièrement dans sa dimension territoriale », a précisé la DEPF.
Axée sur une approche analytique similaire à celle adoptée par les Nations unies pour l’élaboration de son SDG index, l’étude a permis de cerner la dynamique de convergence des 12 régions du Royaume en termes de progrès accomplis dans les domaines économique, social et environnemental et de gaps à rattraper en la matière », a indiqué le département dans sa note de synthèse.
L’approche analytique, qui se base sur un indice synthétique des objectifs de développement durable (ISODD), intégrant 56 indicateurs relevant de 11 ODD, a ainsi permis de relever les performances remarquables affichées par les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et de Dakhla-Oued Eddahab, qui se positionnent respectivement au premier et au deuxième rangs au titre de l’ISODD.
Pour les analystes de la DEPF, « ces performances traduisent dans leur substrat l’ampleur des efforts de développement consentis par les pouvoirs publics en faveur de cette partie intégrante du territoire national, notamment en ce qui concerne les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures ainsi qu’en matière de lutte contre la pauvreté et de promotion de la durabilité environnementale ».
La région de Casablanca-Settat, qui se positionne au troisième rang au niveau de l’ISODD,  se distingue, de par son positionnement économique de choix, par ses performances dans les domaines de l’énergie, de l’industrie et des infrastructures.
Ainsi, « la région occupe des positions, somme toute, favorables au titre de certains volets clés du développement humain dont notamment l’amélioration des conditions de vie de ses habitants ».
Pourtant, si l’on en croit la DEPF, cette région demeure néanmoins pénalisée, en particulier, au niveau des indicateurs liés à la qualité de l’environnement au même titre que la santé et le bien-être des populations.
Dans son rapport, la DEPF relève que les régions comme Guelmim-Oued Noun et Souss-Massa figurent parmi les régions dont les performances demeurent dans l’ensemble encourageantes.
Ce n’est pas le cas pour d’autres régions, à l’instar de Drâa-Tafilalet et de Béni Mellal-Khénifra qui « peinent à s’inscrire dans une réelle dynamique de convergence leur permettant de rattraper le gap qui les sépare des régions performantes », selon l’étude.
S’il s’est avéré que les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et de Marrakech-Safi ont le plus progressé au point de se hisser, respectivement, à la 6ème et à la 9ème positions en 2014, force est de constater que certaines régions à l’instar de Rabat-Salé-Kénitra et de l’Oriental ont vu leur positionnement s’affaiblir. En effet, entre 2004 et 2014, ces deux régions ont perdu de précieuses places pour se situer respectivement au 7ème et au 10ème rangs.
Au regard des enseignements portés par cette étude, la DEPF estime que  le nouvel élan insufflé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour accélérer l’opérationnalisation de la déconcentration administrative, serait opportun pour résorber les multiples entraves qui s’opposent à un développement régional harmonieux.
Ce n’est qu’ainsi, a-t-elle soutenu, que « le Maroc pourrait mobiliser à bon escient les multiples potentialités de ses territoires et en faire autant un vecteur de cohésion sociale qu’un puissant levier de compétitivité structurelle de son économie ».


Alain Bouithy
Samedi 17 Novembre 2018

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