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Les partis politiques tentent de rapprocher les points de vue entre parents d'élèves et proprios des établissements privés

Driss Lachguar : La crise actuelle doit nous inciter à une solidarité sans faille




Les partis politiques tentent de rapprocher les points de vue  entre parents d'élèves et proprios des établissements privés
Le conflit entre les parents d’élèves et les écoles privées perdure depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19. 
Alors que les établissements scolaires exigent le paiement  intégral des frais de scolarité dus au titre de l'ensemble des mois de confinement, nombre de  parents d'élèves s’y refusent pour cause d'insatisfaction des cours dispensés à distance en ces temps de coronavirus. Ce qui a poussé certains partis politiques dont l’USFP à se saisir de l'affaire et à avancer quelques pistes de solutions.
Il convient de rappeler à cet égard que la vision de l’USFP concernant ce sujet est on ne peut plus claire. Le Premier secrétaire, Driss Lachguar, en a, en effet,  déjà décliné les grands axes dans la Plateforme d’orientation pour l’encadrement du dialogue ittihadi concernant la conjoncture actuelle. 
Selon lui, la crise sanitaire du Covid-19 a montré la capacité d’adaptation du système public d’éducation nationale grâce aux efforts consentis par l’ensemble de ses intervenants, à savoir le ministère, les AREF, les universités et le corps enseignant. 
La crise sanitaire a également mis à nu, d’après le dirigeant ittihadi, les « limites des choix néolibéraux » qui ont été adoptés durant les dernières années dans le secteur de l’éducation. « Il est également important de rappeler notre vision concernant le système d’éducation en tant que principal outil de formation du citoyen. Pour cela, nous considérons que la gratuité de l’enseignement est un droit du peuple marocain et une responsabilité de l’Etat envers la société (et cela est au cœur du contrat social) et nous mettons l’accent sur la nécessité d’assurer la justice numérique et linguistique pour toutes les catégories du peuple marocain », a mis en exergue le Premier secrétaire.
Concernant le conflit entre les parents d'élèves et les directeurs des écoles privées, Driss Lachguar a rappelé que le ministère mène des contacts avec les deux parties pour parvenir à un compromis.
« Il est bien clair qu'il ne faudrait pas payer l'intégralité des frais pour un service qui n'est pas fourni dans les normes et règles prévues dans le contrat », a souligné le Premier secrétaire. Et de préciser : « A notre avis, les directeurs de toutes les écoles, comme tous les Marocains, devraient faire les efforts nécessaires pour atténuer les répercussions de l'épidémie du Covid-19 sur leurs employés et leurs clients (les parents d'élèves) La crise actuelle doit  nous inciter à une solidarité 
sans faille ». 
Il a, par ailleurs, exhorté les propriétaires des écoles privées à «avoir des propositions claires pour la prochaine entrée ». Car, a-t-il poursuivi, les vraies questions n'ont malheureusement pas été discutées. Notamment celles du nombre d'enfants par classe et des moyens d'hygiène et d'enseignement à distance. Nous sommes tous obligés de faire face à cette épidémie et d'adapter notre mode de vie en conséquence ».
Il y a lieu de signaler que d’autres partis (PI, PPS, RNI, PAM, PJD, MP et GSU) ont eux aussi décliné leurs propositions pour le dénouement de cette crise, appelant le gouvernement à rapprocher les points de vue entre les deux parties pour faire prévaloir les intérêts des élèves.
Il faut également souligner que le ministre de l'Education nationale, Saaid Amzazi, avait dernièrement appelé les associations des parents d’élèves à jouer le rôle de médiateur pour rapprocher les points de vue entre les établissements privés et les familles, compte tenu de la situation financière des deux parties en ces circonstances exceptionnelles de propagation du coronavirus, et à ce que le dialogue entre les différentes parties soit supervisé par les AREF.
Plusieurs accords ont été conclus récemment dans ce cadre tel celui qui a été paraphé grâce à l'AREF de Marrakech-Safi, entre les représentants des Associations des parents et tuteurs d’élèves et ceux des établissements d'enseignement privés. Ces derniers ont accordé, en vertu de cet accord, des facilités de paiement aux familles impactées par les effets de la crise sanitaire du Covid-19.
Un autre accord a été conclu, à l’initiative de l'AREF de Rabat-Salé-Kénitra, entre les écoles privées et les associations des parents et tuteurs d'élèves au terme duquel les établissements d'enseignement privés ont convenu de continuer à dispenser leurs cours à distance à tous les élèves sans exception, d'accorder des facilités de paiement des frais de scolarité, de mettre en œuvre toutes sortes de flexibilité nécessaires et possibles en fonction des capacités des familles à régler les frais mensuels dus, de délivrer des certificats permettant aux élèves qui le désirent de quitter définitivement l'établissement  et de limiter le dialogue sur les différends financiers aux seules familles et administrations des établissements privés. 

T. M
Mercredi 17 Juin 2020

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