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Les joueurs de tennis poursuivent leur bras de fer

Répartition des revenus en Grand Chelem

Mardi 5 Mai 2026

La hausse de la dotation prévue à Roland-Garros (24 mai-7 juin) n'est pas suffisante aux yeux d'un collectif de joueurs de tennis, dont Jannik Sinner et Aryna Sabalenka, qui ont exprimé leur "profonde déception" dans une lettre publiée lundi.

Le bras de fer avec les quatre tournois du Grand Chelem -- Open d'Australie, Roland-Garros, Wimbledon et US Open -- a débuté en avril 2025: la plupart des principaux joueurs des circuits ATP et WTA ont cosigné une lettre adressée aux organisateurs dans laquelle ils demandaient une meilleure répartition des revenus, fixant à 22% la part destinée aux joueurs.

Ils réclamaient aussi la création d'un fonds de prévoyance pour financer les retraites, les soins de santé et les congés maternité, et d'être impliqués dans les décisions qui les concernent.

Dans la foulée, les organisateurs de Roland-Garros avaient décidé d'augmenter la dotation de 5,4% par rapport à 2024, qui a atteint 56,4 millions d'euros.
Le Grand Chelem parisien a annoncé mi-avril que la dotation globale pour l'édition 2026 (24 mai-7 juin) s'élèverait à 61,7 M EUR, soit une hausse de 9,5%.

Une défaite au premier tour des qualifications rapporte au minimum 24.000 euros (28.100 dollars), atteindre le tour principal 87.000 euros. Le vainqueur du tournoi remporte 2,8 M EUR, contre 2,5 M l'an dernier.
Dans la lettre publiée lundi, les signataires parmi lesquels figurent les N.1 mondiaux Jannik Sinner et Aryna Sabalenka, ainsi que Carlos Alcaraz, Alexander Zverev, Coco Gauff et Iga Swiatek, estiment que cette augmentation reste insuffisante.

Ils rappellent que le tournoi parisien avait généré 395 millions d'euros de revenus en 2025, soit une hausse de 14%, tout en augmentant la dotation de 5,4%, ce qui a ramené la part destinée aux joueurs à 14,3%.

"Avec des recettes estimées à plus de 400 millions d'euros cette année, la part des gains versés aux joueuses et joueurs restera probablement inférieure à 15%, bien loin des 22% qu'ils réclament pour aligner les Grands Chelems sur les tournois combinés ATP et WTA 1000, comme à celui de Rome qui débute cette semaine (5-17 mai)", indiquent-ils dans la lettre consultée par l'AFP.

"Cette annonce ne fait rien pour résoudre les problèmes structurels que les joueurs soulèvent de manière constante et raisonnable depuis un an. Il n'y a eu aucun échange concernant le bien-être des joueurs et aucun progrès vers la mise en place d'un mécanisme formel de consultation des joueurs dans la prise de décision des Grands Chelems", ajoutent-ils.

Les signataires affirment rester "unis dans leur volonté de voir des avancées concrètes", tant sur une "répartition équitable des revenus" que sur "la manière dont ce sport est gouverné".

Sollicitée par l'AFP, la Fédération française de tennis (FFT) a rappelé que la dotation avait augmenté de 45% depuis 2019 et qu'une "part significative" de la hausse en 2026 avait été orientée vers les "joueurs éliminés lors des premiers tours du tableau principal et des qualifications", avec des hausses supérieures à 11%.
La FFT a assuré rester "pleinement engagée dans un dialogue continu avec l'ensemble des parties prenantes du tennis mondial et se tient à la disposition des joueurs pour échanger directement avec eux".
 

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