Libération

Les éducateurs en charge d’enfants en situation de handicap passent à une ignorance insolente

Le Groupe socialiste-Opposition ittihadie soulève le problème


Rachid Meftah
Mercredi 1 Avril 2026

Une intervention parlementaire ittihadie qui remue le couteau dans la plaie. Il s’agit d’une question écrite adressée au gouvernement par le député parlementaire, membre du Groupe socialiste-Opposition ittihadie à la Chambre des représentants, Omar Aanane, se rapportant au retard incompréhensible et inadmissible des aides financières théoriquement réservées aux associations partenaires dans le programme consacré à l’amélioration de la scolarisation des enfants en situation de handicap.

Le député parlementaire usfpéiste a mis en avant que ces associations jouent un rôle fondamental quant à l’opérationnalisation dudit programme social qui constitue l’un des outils pratiques à même de garantir le droit à un enseignement intégrant et de renforcer l’intégration sociale des enfants en situation de handicap, et ce par le biais du fonds de consolidation de la protection et de la cohésion sociales.

A cet égard, le député parlementaire Aanane a interpellé la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, déplorant le retard incompréhensible et inadmissible à cette catégorie d’acteurs assurant le suivi de la scolarité desdits enfants en  s’interrogeant sur « les véritables raisons qui justifieraient ce retard (de plus de 7 mois) et sur les mesures que préconise son département pour la régularisation de cette situation, par ailleurs insoutenable… d’autant que cela suscite l’indignation et l’inquiétude d’un large pan de la société civile s’activant dans le domaine de l’action dédiée à cette catégorie sociale, au vu, bien entendu, du rôle vital dont s’acquittent les associations en la matière.

« Sans commission supplémentaire. Sans délai. Sans détour. Juste un virement. Juste ce que vous deviez faire depuis plusieurs mois. Et ensuite – ensuite seulement – regardez-vous dans un miroir. Longuement. Et demandez-vous, honnêtement, si ce que vous y voyez mérite le même respect que ces femmes et ces hommes qui, eux, n’ont jamais failli à ce qui, chaque matin, les ramène au même endroit.

La réponse, vous la connaissez déjà. C’est sans doute pour cela que les miroirs, dans vos cabinets ministériels, sont si rares », s’est indigné notre confrère Mehdi Ouassat dans une chronique datée du 24 février 2026.

Rachid Meftah



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