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Le peuple de gauche s’est mis à arriver par petites grappes, un peu avant 11 heures ce lundi matin. A l’entrée du siège de l’Union socialiste des forces populaires, sis à Hay Ryad à Rabat, les retrouvailles de militants de l’USFP, du Parti travailliste et du Parti socialiste ont un air de rentrée des classes. Les accolades succèdent aux grands sourires sur fond de séquences souvenir. Depuis l’annonce du processus de fusion entre les trois partis de gauche, tous nés de la même matrice socialiste, la fièvre des grands jours s’est installée à tous les étages de la bâtisse ultra-moderne regroupant les bureaux des socialistes. Ce lundi 3 juin, les bureaux politiques des trois partis tiennent réunion au sommet. Tous le savent. L’instant est solennel car il scelle le début du commencement d’une fusion annoncée. Il y a une quinzaine de jours, les trois leaders, Driss Lachgar, Abdelkrim Benatiq et Abdelmajid Bouzoubaâ ont lancé, à l’occasion d’une conférence de presse commune, le processus d’union. L’intégration est clairement visée à court et moyen termes. «Aujourd’hui, la réunion des bureaux politiques des trois partis est le début de la mise en œuvre de ce que nous avions annoncé le 22 mai dernier dans le communiqué de l’unité. C’est notre première réunion de coordination. Et nous sommes très optimistes, le processus de fusion est sur les rails. Le Parti travailliste a d’ailleurs réuni dimanche dernier son conseil national. Cette instance soutient le projet d’intégration et a chargé le bureau politique du PT de mener à bon port l’union », a déclaré à Libération Driss Lachgar, le Premier secrétaire de l’USFP.
En effet, le parti aux destinées duquel préside Benatiq a convoqué dimanche à Agadir, son conseil national qui s’est tenu sous le signe : "L'unité de la gauche : une nécessité et non un choix". Une rencontre tenue à la demande du bureau politique du PT et, surtout, au lendemain de la signature du communiqué de l’unité. Le leader du Parti travailliste voulait obtenir l’aval de l’instance décisionnelle de sa famille politique. A Agadir il l’a obtenu, ouvrant le premier le bal de la fusion.
La validation par les instances décisionnelles des deux autres formations politiques, l’USFP et le PS, sera lancée dans les prochaines semaines. Mais c’est la constitution d’un grand parti socialiste au leadership national qui est visée par cette intégration. En attendant, la mise en œuvre « technique » d’un projet éminemment politique est, elle, en marche. Les socialistes marocains l’affirment, main sur le cœur : l’union de la gauche n’est pas un gadget mais une bouée de sauvetage. « Si l’USFP a sauvé le Maroc de la crise cardiaque, le PJD le conduit tout droit à un arrêt cérébral», s’est exclamé, samedi à Oujda, D. Lachgar
Les trois secrétaires généraux en sont convaincus. Le front de gauche est « une urgence pour sauver ce qui reste des acquis démocratiques et présenter une offre politique alternative aux conservateurs qui veulent avoir la mainmise sur la société ». Le projet mûrit depuis plusieurs mois. Les trois leaders ont multiplié les réunions et rencontres, loin des sièges partisans. Pour discuter, débattre, tout déballer sans tabou. Situation politique du pays, crise économique, projet démocratique en danger, menaces sur l’intégrité territoriale : Lachgar, Benatiq et Bouzoubaâ n’ont éludé aucun sujet, aucun dossier avant de se faire une conviction à la fois profonde et commune. « La réunification des rangs et la constitution d’un front de gauche fort, démocratique et moderniste, un front socialiste se sont imposées à nous au regard de ce qui se passe dans notre pays. C’est à travers un tel front qui commence avec l’intégration du PS et du PT au sein de l’USFP que nous pourrons contrer le projet passéiste, rétrograde et conservateur. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons travailler ensemble dans l’union tout en préservant la diversité des idées et des points de vue», conclut le patron des Usfpéistes.
En effet, le parti aux destinées duquel préside Benatiq a convoqué dimanche à Agadir, son conseil national qui s’est tenu sous le signe : "L'unité de la gauche : une nécessité et non un choix". Une rencontre tenue à la demande du bureau politique du PT et, surtout, au lendemain de la signature du communiqué de l’unité. Le leader du Parti travailliste voulait obtenir l’aval de l’instance décisionnelle de sa famille politique. A Agadir il l’a obtenu, ouvrant le premier le bal de la fusion.
La validation par les instances décisionnelles des deux autres formations politiques, l’USFP et le PS, sera lancée dans les prochaines semaines. Mais c’est la constitution d’un grand parti socialiste au leadership national qui est visée par cette intégration. En attendant, la mise en œuvre « technique » d’un projet éminemment politique est, elle, en marche. Les socialistes marocains l’affirment, main sur le cœur : l’union de la gauche n’est pas un gadget mais une bouée de sauvetage. « Si l’USFP a sauvé le Maroc de la crise cardiaque, le PJD le conduit tout droit à un arrêt cérébral», s’est exclamé, samedi à Oujda, D. Lachgar
Les trois secrétaires généraux en sont convaincus. Le front de gauche est « une urgence pour sauver ce qui reste des acquis démocratiques et présenter une offre politique alternative aux conservateurs qui veulent avoir la mainmise sur la société ». Le projet mûrit depuis plusieurs mois. Les trois leaders ont multiplié les réunions et rencontres, loin des sièges partisans. Pour discuter, débattre, tout déballer sans tabou. Situation politique du pays, crise économique, projet démocratique en danger, menaces sur l’intégrité territoriale : Lachgar, Benatiq et Bouzoubaâ n’ont éludé aucun sujet, aucun dossier avant de se faire une conviction à la fois profonde et commune. « La réunification des rangs et la constitution d’un front de gauche fort, démocratique et moderniste, un front socialiste se sont imposées à nous au regard de ce qui se passe dans notre pays. C’est à travers un tel front qui commence avec l’intégration du PS et du PT au sein de l’USFP que nous pourrons contrer le projet passéiste, rétrograde et conservateur. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons travailler ensemble dans l’union tout en préservant la diversité des idées et des points de vue», conclut le patron des Usfpéistes.