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Le projet de loi relatif à l'Académie du Maroc adopté à l'unanimité par la Chambre des représentants

Culture, jeunesse et sports s'invitent sous la Coupole


La Chambre des représentants a adopté à l'unanimité, lundi en séance plénière, le projet de loi n°74.19 relatif à la réorganisation de l’Académie du Royaume du Maroc. Présentant ce projet de loi, le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous, a expliqué que "le texte s'inscrit dans la mise en application des directives de SM le Roi Mohammed VI, visant la réorganisation de cette prestigieuse institution, selon une nouvelle vision, qui veut renforcer ses prérogatives d'institution nationale scientifique de référence contribuant de manière distincte au rayonnement culturel de notre pays et jouant un rôle de premier plan dans la communication et l'ouverture intellectuelle et culturelle sur les différentes cultures", indique un communiqué de la Chambre. Ce projet de loi prévoit la révision des missions de l’Académie, son système d’adhésion, son organisation et sa gouvernance, précise-t-on, ajoutant que le texte comporte 79 articles répartis en 6 titres, qui stipulent que les missions de l’Académie ont été déterminées et élargies pour inclure, en particulier, l'étude et la recherche, l’encouragement du développement de la recherche scientifique, la mobilisation des capacités intellectuelles et scientifiques nationales et internationales tout en les encourageant à participer aux activités scientifiques et culturelles organisées par l'Académie. L'Académie s'est également vu confier la mission d'encourager et de valoriser la créativité culturelle sous ses différentes formes, notamment marocaine, de créer des chaires scientifiques pour discuter de questions intellectuelles et de créer des prix pour honorer des personnalités distinguées, des œuvres intellectuelles et des créations artistiques, relève le communiqué. En vertu de ce projet de loi, l’Institut Royal de recherche sur l’histoire du Maroc a été réorganisé, et deux organes spécialisés dans la traduction et les arts ont été créés, conclut-on. Le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Othman El Ferdaous, a indiqué, le même jour sous la Coupole, que son département est en train de réfléchir à la création d'une commission interministérielle pour la mise en œuvre territoriale de la politique et de la stratégie sectorielle relative à la jeunesse. En réponse à une question centrale autour de "La stratégie du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, à la lumière de la pandémie du coronavirus" posée par les groupes de la majorité à la Chambre des représentants, il a souligné l'importance de la gouvernance stratégique du département de la jeunesse, expliquant que son département œuvrera à la création d'une commission interministérielle pour la mise en œuvre territoriale de la politique et de la stratégie sectorielle relative à la jeunesse, à l'instar du modèle de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Concernant le chômage des jeunes, le ministre a rappelé que le projet de loi de Finances propose une mesure importante visant l'exonération de l'IR sur les salaires pour les entreprises qui embauchent les jeunes, âgés de 30 ans au plus, en contrat de travail à durée indéterminée (CDI), qualifiant cette mesure d'importante compte tenu des incitations qu'elle présente pour contrer les répercussions de la pandémie sur le marché de l'emploi. Le responsable gouvernemental s'est, également, arrêté sur le programme "Intilaqa", lancé avant la pandémie au profit des jeunes, notant que le ministère veille à la réussite de ce projet, en particulier dans le volet lié à la jeunesse en milieu rural. Le ministère s'attèle également à trouver une formule de réhabilitation des maisons des jeunes qui sont d'une grande importance et à s'arrêter sur les problématiques auxquelles sont confrontées ces structures, soulignant que le ministère envisage de recourir à des moyens mobiles pour permettre l'accès des jeunes à l'animation culturelle et sportive, particulièrement dans les zones reculées et rurales qui ne disposent pas de maisons des jeunes. Othman El Ferdaous a révélé, dans ce sens, que 100 maisons des jeunes sur un total de 650 au Maroc sont fermées en raison du manque de ressources humaines, faisant savoir que les maisons des jeunes ne peuvent être considérées comme une simple infrastructure, mais plutôt comme un moyen de réaliser une programmation culturelle et d'animation de la stratégie de la jeunesse. "Compte tenu de la situation épidémiologique actuelle, un certain nombre d'espaces publics et structures relevant du secteur ont été fermés", a-t-il dit, ajoutant que des établissements de jeunes ont rouvert des crèches qui permettent et facilitent l'accès des femmes au marché du travail.

Libé
Mercredi 11 Novembre 2020

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