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Le président du Parlement européen salue les initiatives du Maroc pour résoudre la crise libyenne

Entretien téléphonique entre Habib El Malki et David Sassoli


Le président du Parlement européen, David Sassoli a salué, vendredi, les initiatives prises par le Maroc pour résoudre la crise libyenne, ainsi que les efforts du Royaume pour soutenir le dialogue et rapprocher les points de vue entre les différentes parties.

Lors d'entretiens téléphoniques avec le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, le responsable européen a, également, mis en exergue le rôle du Maroc dans la consolidation de la sécurité et de la stabilité sur la rive Sud de la Méditerranée.

Selon un communiqué de la Chambre des représentants, Habib El Malki a souligné, pour sa part, la profondeur de l'amitié et de la coopération entre le Maroc et l'Union européenne, rappelant que le Royaume jouit du statut de partenaire avancé auprès de l'Union européenne et du statut de partenaire pour la démocratie auprès de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

Le Maroc partage les mêmes valeurs avec les pays de l'Union européenne, en ce qui concerne la lutte contre le phénomène de migration et les répercussions des changements climatiques, le renforcement de la démocratie et des droits de l'Homme, la promotion de la condition de la femme et la consolidation de la paix et de la sécurité mondiales dans la région méditerranéenne en particulier, a-t-il dit.

Lors de ces entretiens, les deux parties ont convenu de donner un nouvel élan aux travaux de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée, dont le Maroc est l'un des fondateurs les plus éminents, compte tenu de l'importance de cet espace pour promouvoir le dialogue et débattre des questions prioritaires dans la région.

Reprise du dialogue inter-libyen à Bouznika

Une étape supplémentaire vers une solution politique de la crise

Le dialogue inter-libyen a repris, vendredi soir à Bouznika, avec un deuxième round entre les délégations du Haut Conseil d’Etat libyen et de la Chambre des représentants. La délégation du Haut conseil d’Etat libyen est présidée par Fawzi Al-Agab, tandis que celle de la Chambre des représentants est présidée par Youssef El Akkouri.

Ce deuxième round de pourparlers inter-libyen intervient près d'un mois après un premier round ayant réuni les deux parties (6-10 septembre dernier) à Bouznika et qui a abouti à un accord global sur les critères et les mécanismes transparents et objectifs pour occuper les postes de souveraineté, dans lequel ils avaient convenu de poursuivre ce dialogue et de reprendre leurs réunions afin d'achever les mesures nécessaires qui garantissent l'application et l'activation de cet accord. Si le premier round avait pour but de maintenir le cessez-le-feu et ouvrir des négociations pour résoudre les différends entre les protagonistes et a abouti à un accord global sur les critères et les mécanismes transparents et objectifs pour occuper les postes de souveraineté, ce deuxième round constitue une occasion de poursuivre le dialogue et de reprendre lesrencontres entre les deux parties "afin d'achever les mesures nécessaires qui garantissent l'application et l'activation de cet accord", comme cela a été consigné dans le communiqué final conjoint ayant sanctionné la première réunion.

Les deux parties avaient affirmé, dans ce communiqué, que leurs discussions, qui se sont déroulées dans "une atmosphère amicale et fraternelle marquée par la compréhension et le consensus", interviennentsuite à leur conscience de la situation actuelle du pays, à différents niveaux. Une situation extrêmement dangereuse menaçant la sécurité, l'intégrité territoriale et la souveraineté de l’Etat, née des interventions étrangères négatives qui ravivent les guerres et les alignements régionaux et idéologiques.

Les deux parties avaient de même souligné que cesréunionsinterviennent en application de l'article 15 de l’accord politique libyen conclu à Skhirat en décembre 2015 et en confirmation des conclusions de la conférence de Berlin soutenant la solution politique et sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et s’expliquent par leur conscience des répercussions dangereuses nées de la division politique et institutionnelle qui a fait que le citoyen a perdu confiance en le rôle des institutionslégislatives, exécutives et de contrôle, en raison des mauvaises conditions de vie à tous les niveaux.

L'accueil par le Maroc de cesréunions constitue une consécration des efforts du Royaume visant à réunir les conditions adéquates et à créer un climat propice pour parvenir à une solution politique globale en Libye, afin de surmonter la crise dans ce pays et de réaliser les espoirs et les aspirations du peuple libyen pour construire un Etat civil et démocratique qui jouit de la paix, de la sécurité et de la stabilité. L'approche du Royaume vis-à-vis du dossier libyen, comme l’avait indiqué le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocainsrésidant à l'étranger, Nasser Bourita, en ouverture du premier round de ce dialogue, veut que le dossier libyen ne soit pas une question diplomatique ou qu’il fasse l'objet de dissensions politiques, mais plutôt un dossier relevant du destin d’un pays maghrébin frère, ajoutant que "le Maroc ne dispose ni d'agenda, ni d’initiative ou de voie et il n'a jamais accepté de choisir d'entre les Libyens. Au contraire, il considère toujours que les Libyens sont des frères et qu'ils assument la responsabilité et placent les intérêts libyens en priorité".

Selon Nasser Bourita, une solution à la crise libyenne repose sur trois principes fondamentaux, à savoir le patriotisme libyen, la conviction que la solution ne peut être que politique et la confiance à l’égard des capacités du Haut Conseil d'Etat libyen et de la Chambre des représentants libyenne, en tant qu’institutions légitimes capables de surmonter les épreuves et d'engager un dialogue dans l'intérêt du pays, en toute responsabilité. En effet, le rôle "constructif et actif" du Maroc dansla facilitation du dialogue libyen a été largement salué et apprécié par les capitales occidentales et arabes et par plusieurs organisations internationales et régionales, à leur tête l'Organisation des Nations unies (ONU) qui "soutient toutes les initiatives qui permettraient de faire progresser et de compléter les efforts de paix en cours pour la résolution de la crise libyenne, y comprisles derniers efforts du Royaume du Maroc qui a abrité les séances du dialogue entre le Haut Conseil d’Etat et la Chambre des représentants libyens".

Libé
Dimanche 4 Octobre 2020

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