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Le gouvernement est tenu de trouver des solutions à la crise et ne pas se contenter de faire l’inventaire des problèmes,surtout qu ’il dispose de toutes les conditions appropriées pour une action politique et économique saine

Ali Rhanbouri, invité de l’émission “L’info en face”


M.A
Vendredi 22 Avril 2022

Le gouvernement est tenu de trouver des solutions à la crise et ne pas se contenter de faire l’inventaire des problèmes,surtout qu ’il dispose de toutes les conditions appropriées pour une action politique et économique saine
Ali Rhanbouri a affirmé, lors de sa participation à l'émission l'info en face, que les déclarations du chef du gouvernement  au Parlement comportaient de multiples contradictions, soulevant plus d'une question sur le sérieux du travail de l’exécutif et sur son engagement à tenir ses promesses électorales.

Il  a ajouté, pour plus de précisions, que le chef du gouvernement a parlé d'un avenir économique ambigu et d'une crise internationale sans précédent qui a fortement affecté l'économie nationale, et dans le même contexte, il a évoqué la capacité du gouvernement à maintenir un équilibre macroéconomique et son engagement à fournir les ressources financières nécessaires pour les grands projets,  ce qui relève de la grande contradiction dans une action gouvernementale difficile à saisir.

Rhanbouri estime, par ailleurs, que le gouvernement est tenu de trouver des solutions à la crise et ne pas  se contenter de faire l’inventaire des problèmes, surtout qu’il dispose de toutes les conditions appropriées pour une action politique et économique saine.

Le membre du Conseil national de l’USFP  a également dénoncé l'incapacité du gouvernement à prendre des mesures concrètes pour atténuer l'impact des augmentations massives des prix des carburants, et leurs douloureuses répercussions sociales et économiques sur les citoyens, rappelant les propositions de l’USFP qui visent la protection du pouvoir d'achat des citoyens.

Rhanbouri a également souligné que le gouvernement est tenu de revoir la pression fiscale sur les prix des carburants, de réduire la taxe sur la valeur ajoutée et de déterminer la marge bénéficiaire, dénonçant le passage de la marge bénéficiaire des sociétés pétrolières de 0,6 centime avant la libéralisation des prix des carburants, à 2 dirhams après le processus de libéralisation.

Répondant à une question sur le type d’opposition de l’USFP, Ali Rhanbouri a indiqué qu’il est bel et bien question d’un parti national, qui saisit parfaitement l’ampleur de la crise économique et qui maîtrise ses raisons et ses éléments d’aggravation; et son opposition est marquée par la logique et l’objectivité.

Ali Rhanbouri  a ensuite appelé le gouvernement à travailler à la récupération de la raffinerie de La samir, à doubler l'investissement dans les structures de stockage et à imposer des conditions claires de concurrence entre les différentes entreprises œuvrant dans le domaine des hydrocarbures, rappelant de ce fait les rapports du Conseil de la concurrence qui ont qualifié d'accord tacite celui passé entre lesdites entreprises, sachant que 5 sociétés pétrolières détiennent plus de 80 pour cent du marché des hydrocarbures au Maroc.

Dans sa réponse quant à la responsabilité politique de l'USFP dans la crise actuelle, compte tenu de sa précédente participation gouvernementale, Ali Rhanbouri a indiqué que le Parti des forces populaires était contre la logique de libéralisation des prix des carburants sous le gouvernement Benkirane, s’opposant ainsi à cette réforme trop partielle, qui manque d'orientation réformiste ou prospective.

Le responsable ittihadi a également souligné que les positions cohérentes de l'USFP concernant la réforme du fonds de compensation, sont toujours dans la logique de préserver le pouvoir d'achat des citoyens, et pour que les subventions de cette caisse profitent aux groupes qui  les méritent.

S'agissant de l'augmentation des salaires, Ali Rhanbouri a expliqué que l'USFP soutient toujours les revendications sociales justes, dont  l'augmentation des salaires des travailleurs marocains, compte tenu des répercussions douloureuses de la situation économique difficile du pays, surtout à la lumière d’un taux d'inflation élevé à plus de 4,7 pour cent, situation aggravée qui plus est par la tendance du gouvernement à faire payer aux citoyens le coût de cette crise.

M.A


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