Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Le Sénégal en finale pour la deuxième fois de suite


Libé
Jeudi 3 Février 2022

Le Sénégal en finale pour la deuxième fois de suite
Le Sénégal s'est qualifié pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, en battant le Burkina Faso par 3 buts à 1 (mi-temps 0-0), mercredi soir au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé.

Abdou Diallou (71è), Idrissa Gueye (76è) et Sadio Mané (87è) ont permis aux Lions de la Téranga d’atteindre leur deuxième finale d’affilée. Blati Touré a réduit le score pour les Etalons à la 82è minute. En quart de finale, le Sénégal avait battu la Guinée équatoriale 3 à 1, tandis que le Burkina Faso s’était défait de la Tunisie (1-0).

En finale, prévue dimanche, le Sénégal sera opposé au vainqueur de la seconde demie qui devait opposer jeudi le Cameroun, pays hôte, à l’Egypte.
Par ailleurs, le match pour la troisième place a été avancé du dimanche 6 au samedi 5 février à 20h00, a annoncé mercredi la Confédération africaine de football (CAF).

"La commission d'organisation de la CAN, après concertations avec le gouvernement du Cameroun et le comité d'organisation local, a décidé de déplacer (...) le match de classement", a écrit la CAF dans un communiqué.

Initialement programmé trois heures avant la finale dans la même ville, Yaoundé la capitale du Cameroun, mais au stade Amadou-Ahidjo, il a été avancé pour ne pas risquer d'empiéter sur cette dernière, jouée elle au stade d'Olembé.

La finale est programmée dimanche (20h00) à Olembé.

Sadio Mané : On méritait de gagner
"On savait que le match n'allait pas être facile, c'est une demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations et on avait en face de nous une équipe du Burkina qui nous a causé pas mal de problèmes. Mais on a su garder notre calme du début jusqu'à la fin. On a su en profiter en se créant pas mal d'occasions et en marquant trois buts. Je pense que ce soir, on méritait de gagner."

Scènes de liesse dans les rues de Dakar

Juste après le coup de sifflet final donné par l'arbitre éthiopien Bamlak Tessema de la rencontre qui a opposé mercredi soir au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, le Sénégal au Burkina Faso (3-1), les supporteurs sénégalais, soutenus aussi par d'autres étrangers dont des Marocains, ont envahi les rues de la capitale Dakar pour célébrer et exprimer leur joie de la qualification des Lions de la Teranga en finale de la 33ème Coupe d'Afrique des nations qui se déroule actuellement au Cameroun.

 De nombreux supporters, à pieds, à bord de voitures et sur des motos, ont envahi les rues de Dakar pour fêter comme il se doit cette victoire historique et la qualification pour la deuxième fois consécutive à la finale de la CAN, après celle de 2019 en Egypte, a-t-on constaté sur place.

Un déferlement de foule et des parades de motos et des voitures ont également eu lieu, regroupant les Sénégalais et d'autres nationalités dont des citoyens marocains et des Libanais venus partager cette joie avec les populations du pays de la Teranga.

Les Dakarois, arborant des T-shirts et drapelets aux couleurs (vert, jaune, rouge) du Sénégal, et portant les tenues de leurs joueurs préférés comme Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Edouard Mendy, Bouna Sarr, ont ensuite, en délire, pris d'assaut les principales artères de la ville et convergé vers les principales places de la capitale sénégalaise.

A la place de l'Indépendance, située au cœur de la capitale, les supporters, dont plusieurs étaient vêtus du maillot de l'équipe nationale ou de t-shirts floqués des couleurs nationales, criaient "on a gagné, on a gagné", et dansaient au rythme des klaxons pour célébrer cette victoire historique.

La même ambiance régnait à la Fan Zone installée au Monument de la Renaissance où plusieurs centaines de supporters s'étaient rassemblés pour regarder le match projeté sur un écran géant, installé depuis le début de la compétition du Cameroun. Ils étaient encore nombreux à déambuler dans le centre de la ville de Dakar, juste après la fin du match.
Les cris fusaient de partout. Euphoriques, ils ont envahi les principaux endroits, arborant les couleurs du Sénégal et célébrant à l'unisson cette belle consécration de l’équipe du Sénégal par des pas de danses, des cris de joie, des coups de sifflets et de klaxons.

Rien n’a été laissé en rade pour savourer cette belle victoire sur les Etalons du Burkina. Dans le centre-ville sur l'avenue menant au siège du Palais de la présidence, la circulation était complètement bloquée, les conducteurs ont participé à la célébration dans la joie par des coups de klaxons et des grincements de leurs moteurs. Ils brandissaient également avec fierté des drapelets aux couleurs du Sénégal sur les rétroviseurs ou les devantures de leurs véhicules.

L’animation était à son paroxysme avec l'arrivée de plusieurs jeunes à moto pour manifester leur joie et leur bonheur suite à cette belle victoire sur les Burkinabés, que les Sénégalais ont saluée en espérant, comme le souhaitent d'ailleurs le chef de l'Etat Macky Sall et le sélectionneur Aliou Cissé ainsi que tout le peuple, la venue du trophée sur la terre du Sénégal après la finale qui se jouera dimanche prochain, contre le Cameroun ou l'Egypte.
Le président de la république, Macky Sall, a, lui aussi, célébré cette belle victoire en postant sur les réseaux sociaux le mot suivant : "Faites de Cameroun 2021 la plus belle page de l’histoire de la participation de notre pays en Coupe d'Afrique des nations. Quelle belle victoire chers Lions! Par votre talent, votre virtuosité et votre combativité, vous nous avez encore fait vibrer. Fiers de vous !Allez jusqu’au bout!".

Le Sénégal, première nation africaine au classement Fifa, jouera dimanche sa deuxième finale consécutive et la troisième de son histoire. En 2019, en Egypte, les Lions s'étaient inclinés (0-1) face à l'Algérie.

Tristesse à Ouagadougou

Un silence total s'est abattu sur le village CAN de Ouagadougou après le coup de sifflet final de la demi-finale de la CAN où les Etalons du Burkina ont été battus par le Sénégal (3-1).
Dès la 76e minute et le deuxième but sénégalais d'Idrissa Gueye, plusieurs supporters quittaient déjà la grande esplanade et l'écran géant installés dans le quartier de Bogodogo de la capitale.

"On y croyait tellement. Là c'est comme si j'étais dans un cauchemar", déplore  Charles Coulibaly, professeur en lycée âgé de 34 ans, maillot blanc du Burkina sur le dos, l'air dépité.
"Cette finale tant espérée allait faire du bien à notre peuple qui traverse des moments difficiles pour ne pas dire des lendemains incertains", a-t-il ajouté à l'AFP.

Le Burkina Faso, cible d'attaques jihadistes récurrentes qui ont fait des milliers de morts, a connu la semaine dernière un coup d'Etat militaire qui a porté au pouvoir le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

Et si le coup de force est plutôt soutenu par la population, l'aventure des Etalons à la CAN permettait d'oublier un peu l'incertitude politique et la situation sécuritaire.

"Ils sont à féliciter car malgré les difficultés que traversent le pays ils ont eu un moral d'acier et fait preuve de patriotisme, de combativité pour donner de l'espoir à notre peuple", assure Léonard Ouba, un employé dans un commerce entouré de trois camarades.
"Découragement n'est pas burkinabé", assurait le petit groupe.

"J'ai donné de la voix pour eux mais là je suis déçue. Le niveau de jeu n'était pas celui des autres jours", regrettait Blandine Ki, étudiante et joueuse de football amateur, qui a donné de la voix toute la soirée pour soutenir l'équipe nationale.

Après la liesse de samedi lors de la qualification pour la demi-finale, les vuvuzelas et les coups de sifflets se sont tus.

Les maillots vert et blanc des Etalons qui pullulaient dans la journée dans les rues de Ouagadougou se faisaient désormais rares mercredi soir.

"Je pense que malgré tout on peut être fier de leur parcours lors de cette CAN. Ce n’était pas évident d'arriver à ce stade mais on s'est hissé parmi les quatre meilleures nations du football africain", relativisait Charles Coulibaly.

"Il leur reste à prendre la troisième place et rentrer triomphalement à Ouaga et nous allons les accueillir en héros", concluait Léonard Ouba.


Lu 682 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dossiers du weekend | Actualité | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020





Flux RSS