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Le Sahara au centre de la transformation économique mondiale

Tenue à Dakhla de la deuxième édition du Congrès international sur l'économie du désert




Le Sahara au centre de la transformation économique mondiale
Sur le plan économique, les déserts (y compris le Sahara) sont depuis des décennies un incubateur d'énergies non-renouvelables et de matières premières (en particulier la révolution pétrolière). Les préoccupations de durabilité et de gouvernance ont suscité de nombreuses questions pertinentes qui ont conduit à repenser le processus de développement au niveau mondial, en raison de sa dépendance étroite de la transformation énergétique, et passer des énergies non-renouvelables aux énergies renouvelables, propres et plus efficientes. En effet, un désert ou un Sahara est un territoire riche en opportunités économiques non traditionnelles. De manière étonnante et contrairement à tous les stéréotypes sur ce territoire, les déserts seront au cœur des solutions alternatives et innovantes qui façonneront la transition économique mondiale vers de nouveaux modèles économiques plus durables.
A titre d’exemple, les déserts se sont révélés être le lieu idéal pour résoudre le problème chronique de la crise énergétique, ce qui contribuera significativement à neutraliser son fardeau,  trop lourd sur les factures, à la fois des pays et des ménages, car l’efficacité des énergies renouvelables réduirait considérablement le prix et augmenterait ainsi le pouvoir d’achat des consommateurs, le niveau décroissant de ce dernier commence à menacer la paix sociale dans plusieurs endroits au monde, en raison du coût élevé des combustibles fossiles.
Partant du fait que les plus grands déserts du monde se situent en Afrique et de la configuration géographique prometteuse de ce continent, un effort collectif considérable en faveur de la réhabilitation économique du désert est requis de toute urgence, afin de renforcer la logistique du commerce international, l'économie (bleue) océanique et les mégaprojets structurants de l'Afrique. En effet, la richesse côtière du désert suggère une éventuelle coopération internationale pour améliorer son économie bleue, en optimisant la chaîne logistique, étant donné que la logistique est l'un des plus grands défis dans de si vastes déserts.
Aussi l’ENCG de Dakhla a-t-elle organisé en partenariat avec le conseil de la région Dakhla-Oued Eddahab et à travers une association de chercheurs, universitaires et cadres sahraouis, la deuxième édition de son Congrès international de l’économie du Sahara, sous le thème «Les déserts au centre de la transformation économique mondiale ».
La finalité de ce congrès est d’être une plateforme scientifique et pluridisciplinaire sur l'économie et le développement du désert, afin de contribuer efficacement à la bonne gouvernance et au développement durable des régions désertiques, en suscitant des rencontres entre toutes les parties prenantes à l’échelle mondiale,  en vue de favoriser la coopération et le partenariat entre les pays désertiques.
Ont pris part à cette édition des représentants de pays  d’Afrique, du Golfe, des Etats-Unis, de Chine, d'Australie…, pour plancher sur la création d’un environnement propice aux échanges d’expériences, d’expertises et d’innovations autour des thèmes relevant de l’économie du désert, tels que l'industrie du tourisme et du voyage, de l’agriculture, des énergies renouvelables, des matières premières, des transports et la logistique, de l'économie (bleue) océanique, de la technologie, de l'économie du sport et des loisirs, du patrimoine culturel et immatériel, de la nature et de l'environnement…
Les débats se sont axés principalement sur des thèmes liés au management, à la gouvernance et aux enjeux de la durabilité, aux déserts (Sahara) et à la transformation économique mondiale, aux énergies renouvelables et à la transformation énergétique, à l’économie du sport et des loisirs, à l’économie (bleue) océanique, à l’entrepreneuriat culturel et à la gestion du patrimoine matériel et immatériel, au marketing et à l’innovation, à l’économie du savoir et au capital humain, à la finance et au système financier, à l’économie verte, à l’économie circulaire et au développement responsable, à la coopération internationale et à la logistique du commerce, à la rationalisation des ressources naturelles, à l’économie numérique, à l’intelligence économique, à l’industrie du tourisme, du voyage et de l'accueil, aux politiques publiques et au développement régional, ainsi qu’à l’investissement public/privé et au climat des affaires.
A la clôture des travaux de cette édition qualifiée de réussie,  les participants se sont donné rendez-vous pour la troisième édition qui aura lieu, dans un an  à Dakhla.

A.E.K
Mardi 30 Avril 2019

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