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Le Raja embrasse à bras-le-corps l’ère du marketing

La nouvelle stratégie des Verts leur permet d’envisager l’avenir avec plus de sérénité




Comment faire pour optimiser la rentabilité et augmenter les sources de revenus d’un club professionnel ? Il n’y a pas de secret, la réponse réside dans de bonnes pratiques de gestion mais aussi en prospectant de nouveaux gisements de revenus. Et ça, contrairement à la majorité des clubs marocains, le Raja l’a bien compris. Enlisés dans une crise de gros sous car plombés depuis quelques années par une gestion financière pour le moins approximative et des bilans comptables annuels régulièrement dans le rouge, les Verts, avec l’arrivée de Jaouad Ziyat, à la présidence du club en lieu et place de Said Hasbane, ont entamé une révolution qui, étrangement, n’as pas suscité un engouement particulier … et pourtant. Au moment où la plupart des clubs de la Botola peinent à diversifier des revenus trop liés aux subventions accordées par la FRMF et pénalisés par l’absence de droits télé conséquents, ainsi que de stades modernes, ouverts sept jours sur sept et surtout remplis, le Raja de Casablanca a tout l’air d’un précurseur. Une question d’ambition marketing et d’évolution des ressources aussi.

La billetterie en ligne,
une première au Maroc

Le plus récent gage de cette nouvelle ambition est illustré par le lancement d’une billetterie en ligne.  En partenariat avec la plate-forme de billetterie en ligne Guichet.ma, le Raja de Casablanca est devenu le premier club marocain à digitaliser ses abonnements, dont l’attrait a été renforcé par des formules spéciales pour la saison 2019-2020, valables jusqu'au 1er septembre. Une séduisante méthode qui n’a pas tardé à porter ses fruits, avec plus de 2.000 abonnements vendus depuis le lancement de la plateforme de billetterie, le 19 juin dernier, en plus d’un record de visites atteignant 5.000 par jour.

Partenariat avec Jumia Maroc
Dimanche contre le Bétis Séville, les supporters rajaouis ont fait honneur à leur réputation en créant une ambiance de folie dont le club andalou n’en est toujours pas revenu. Le pullulement des polos du club sur les épaules des hommes, femmes et enfants présents dans les gradins ne vous aura pas non plus échappé. En l’absence de chiffres officiels, on imagine que le partenariat signé avec la boutique de vente et d'achat en ligne, Jumia Maroc, y est pour beaucoup. Désormais, finies les longues files d’attente devant les RCA Store, puisque pour le peuple vert, il suffit de se connecter à ladite plateforme de vente en ligne pour acheter, avec livraison à domicile, les polos et casquettes officiels du Raja Club Athletic à des prix promotionnels. Si cette offre est limitée, il n’en reste pas moins qu’elle a permis une plus grande accessibilité à ces produits.

Des contrats de sponsoring
revus à la hausse

Fort d’une carrière professionnelle jalonnée de nombreux postes à haute responsabilité, à l’instar de la direction générale du Groupe Addoha ou encore la direction de la compagnie aérienne Jet4you, Jaouad Ziyat, le nouvel homme fort du Raja, n’a pas tardé à mettre au service du club qu’il préside son inestimable expérience. En atteste le nouveau maillot des Verts, dont les contrats sponsoring sont estimés à 31 millions de DH, soit une hausse de 70% par rapport à la saison précédente (18 millions de DH). Siera, Infinix, Marsa Maroc, Atlanta, Nor Dar et Hyundai, sont les sponsors qui ont alimenté ce record historique pour le club. Infinix, le géant chinois, fabricant de smartphones, a d’ailleurs été présenté comme sponsor principal. Une place de choix lui sera donc réservée, juste après Siera, le sponsor historique du club.
A la lumière de ses éléments, il paraît évident que le Raja, piloté par un président qui en connaît les arcanes, ambitionne de poursuivre sur ce chemin vertueux devenu plus carrossable grâce à la formation qui donne enfin ses fruits comme en témoignent les jeunes qui ont joué le dernier quart d’heure contre le Bétis Séville. D’ailleurs d’ici quelques années, on parie que Jaouad Ziyat réussira à assainir les finances du club, dont les dettes avoisineraient les 100 millions de dirhams, pour réaliser à moyen terme des bénéfices. S’agissant des autres clubs de la Botola, à une ou deux exceptions près, il faudra encore s’armer de patience pour les voir emprunter le même chemin vertueux, car pour l’instant, ils enregistrent des déficits et dans certains cas, beaucoup plus rares, des bénéfices. Et rien n’indique que la situation changera bientôt. Bien au contraire.

Chady Chaabi
Jeudi 8 Août 2019

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