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Sous fortes tensions depuis plusieurs années, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail -OFPPT- semble sortir des ornières pour mettre cap sur des horizons plus ou moins prometteurs. Le dernier Conseil d’administration, tenu jeudi 25 février à Casablanca, sous la présidence de Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a finalement validé la feuille de route de l’Office. Désormais, l’OFPPT s’engage, avec plus de sérénité, dans un processus de réforme, pour s’adapter aux mutations du Maroc et répondre aux défis du monde du travail.
Tous les points essentiels du Plan d’action de l’Office ont été adoptés. 2010 constitue d’ores et déjà l’année du renouveau de l’OFPPT. Outre l’approbation du budget global 2010, dont le montant s’établit à 2.359 millions de DH, le Conseil a approuvé le projet de réforme du mode de gouvernance des CSF -Contrats spéciaux de formation- et appuyé tous les chantiers structurants de l’Office à l’horizon 2015.
Il s’agit, entre autres, de la signature du premier contrat-programme avec l’Etat, la mise en œuvre du plan de développement de l’offre de formation, la dynamisation de la formation continue et la régionalisation de l’organisation de l’OFPPT.
Auparavant, le Conseil devait procéder à un bilan du système existant, sans pour autant omettre de pointer du doigt les forces et les faiblesses du dispositif actuel de formation. On s’interrogeait, en effet, sur les capacités d’adaptation de l’Office aux mutations et aux défis de demain, notamment en termes d’offre de formation. La gouvernance des CSF reste préoccupante. Confiée à un super GIAC (qui regroupe les GIAC sectoriels), la gestion des CSF –en panne depuis plusieurs années- est devenue, au fil du temps, d’une grande complexité, tant sa gouvernance –inefficace, aux yeux de certains-, a besoin d’être refondée, toilettée, car les enjeux sont énormes. Quelque 900 millions de DH, montant collecté par la CNSS au titre de la taxe de formation professionnelle et reversé à l’OFPPT en vue de financer la formation continue au profit des PME. Le dossier de la gouvernance des CSF est considéré, à juste titre, comme élément fondamental de performance économique et de cohésion social. M. Rhmani devait souligner ce point dans son allocution à l’ouverture des travaux de cette session.
Par rapport à tous ces points, Larbi Bencheikh, DG de l’Office, armé d’une nouvelle stratégie de relance, ne semble pas gêné dès lors que sa vision des choses est tirée des expériences de plusieurs années passées à la tête de cet établissement. Il dit disposer de l’argent et des hommes pour conduire ses projets futurs. Cette année, plus de 300 nouveaux ingénieurs vont rejoindre l’Office. Ses ressources financières, au titre de l’année 2010, vont augmenter de 9,5%, à plus de 2 milliards de DH, dont 836 millions de DH provenant de la TPF et 472 millions de DH de subventions de l’Etat. L’Office, quant à lui, apporte les 700 millions restants. Le fonctionnement de l’Office nécessite, à lui seul, près de 1,5 milliard de DH, contre à peine 500 millions de DH pour l’investissement.
D’ici 2011, l’OFPPT disposera d’un nouveau siège dans la zone de Nouaceur, construit suivant les spécificités de l’Office, équipé d’un nouveau système d’information et de nouvelles compétences managériales, pour gérer ce « mammouth » qu’est la formation professionnelle. De même, la situation des cadres, jusqu’ici de simples contractuels pour une durée de trois ans reconductibles, va être revue dans le sens d’une amélioration nécessaire pour capter les bons profils et les compétences dont aura besoin l’OFPPT.
Cela dit, d’aucuns ne manquent pas de dresser un tableau relativement pessimiste des dispositifs actuels de la formation professionnelle. C’est peut-être vrai pour le passé récent. Qu’importe. L’essentiel est de regarder l’avenir et de positiver. L’Office, par la voix de son patron, est décidé à aller de l’avant, en empruntant la voie de la concertation et de la négociation collective qui caractérise ce domaine de la vie économique et sociale de notre pays.
Tous les points essentiels du Plan d’action de l’Office ont été adoptés. 2010 constitue d’ores et déjà l’année du renouveau de l’OFPPT. Outre l’approbation du budget global 2010, dont le montant s’établit à 2.359 millions de DH, le Conseil a approuvé le projet de réforme du mode de gouvernance des CSF -Contrats spéciaux de formation- et appuyé tous les chantiers structurants de l’Office à l’horizon 2015.
Il s’agit, entre autres, de la signature du premier contrat-programme avec l’Etat, la mise en œuvre du plan de développement de l’offre de formation, la dynamisation de la formation continue et la régionalisation de l’organisation de l’OFPPT.
Auparavant, le Conseil devait procéder à un bilan du système existant, sans pour autant omettre de pointer du doigt les forces et les faiblesses du dispositif actuel de formation. On s’interrogeait, en effet, sur les capacités d’adaptation de l’Office aux mutations et aux défis de demain, notamment en termes d’offre de formation. La gouvernance des CSF reste préoccupante. Confiée à un super GIAC (qui regroupe les GIAC sectoriels), la gestion des CSF –en panne depuis plusieurs années- est devenue, au fil du temps, d’une grande complexité, tant sa gouvernance –inefficace, aux yeux de certains-, a besoin d’être refondée, toilettée, car les enjeux sont énormes. Quelque 900 millions de DH, montant collecté par la CNSS au titre de la taxe de formation professionnelle et reversé à l’OFPPT en vue de financer la formation continue au profit des PME. Le dossier de la gouvernance des CSF est considéré, à juste titre, comme élément fondamental de performance économique et de cohésion social. M. Rhmani devait souligner ce point dans son allocution à l’ouverture des travaux de cette session.
Par rapport à tous ces points, Larbi Bencheikh, DG de l’Office, armé d’une nouvelle stratégie de relance, ne semble pas gêné dès lors que sa vision des choses est tirée des expériences de plusieurs années passées à la tête de cet établissement. Il dit disposer de l’argent et des hommes pour conduire ses projets futurs. Cette année, plus de 300 nouveaux ingénieurs vont rejoindre l’Office. Ses ressources financières, au titre de l’année 2010, vont augmenter de 9,5%, à plus de 2 milliards de DH, dont 836 millions de DH provenant de la TPF et 472 millions de DH de subventions de l’Etat. L’Office, quant à lui, apporte les 700 millions restants. Le fonctionnement de l’Office nécessite, à lui seul, près de 1,5 milliard de DH, contre à peine 500 millions de DH pour l’investissement.
D’ici 2011, l’OFPPT disposera d’un nouveau siège dans la zone de Nouaceur, construit suivant les spécificités de l’Office, équipé d’un nouveau système d’information et de nouvelles compétences managériales, pour gérer ce « mammouth » qu’est la formation professionnelle. De même, la situation des cadres, jusqu’ici de simples contractuels pour une durée de trois ans reconductibles, va être revue dans le sens d’une amélioration nécessaire pour capter les bons profils et les compétences dont aura besoin l’OFPPT.
Cela dit, d’aucuns ne manquent pas de dresser un tableau relativement pessimiste des dispositifs actuels de la formation professionnelle. C’est peut-être vrai pour le passé récent. Qu’importe. L’essentiel est de regarder l’avenir et de positiver. L’Office, par la voix de son patron, est décidé à aller de l’avant, en empruntant la voie de la concertation et de la négociation collective qui caractérise ce domaine de la vie économique et sociale de notre pays.