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Un collectif civil marocain entend bien revisiter un thème certes récurrent mais légitime, soulignent les organisateurs. Ce n’est jamais assez, tant ses conséquences néfastes continuent toujours de faire des ravages. Les 6 et 7 juin 2014 à El Hoceima, le Collectif pour le droit à la santé, en partenariat avec l’ONG Medicus Mundi Andalucia, organise un séminaire sous le thème «91 années après le bombardement du Rif par les gaz toxiques: les conséquences sur l'état de santé de la région». Une manière de dire également que ce dossier n’est toujours pas clos.
Articles d’opinion, reportages, livres d’histoire, écrits politiques… autant de retours sur un problème qui intéresse beaucoup de parties au Maroc comme en Espagne. Cette fois-ci, les acteurs civils qui vont prendre part à ce séminaire l’attaquent sous l’angle des droits humains. Tous les rapports soulignent les effets des gaz chimiques dans l’existence d’un taux de cancer dépassant la moyenne nationale. Il est dès lors légitime de revisiter l’histoire et de diagnostiquer le présent, explique Abdellah Boularbah, membre du Collectif. « Il faut briser le silence et braquer les projecteurs sur les crimes perpétrés contre les populations rifaines désarmées de l'époque, mais aussi contre les crimes conséquents d'aujourd'hui », clame-t-il.
Que s’est-il passé ?
Suite à la cuisante défaite lors de la bataille d'Anoual, les forces espagnoles ont eu recours aux armes chimiques. La conséquence était une catastrophe naturelle et humaine. Ses séquelles demeurent vivaces. Selon plusieurs historiens, l'armée espagnole a été la première au monde à utiliser des armes chimiques contre des populations civiles.
Et depuis des années déjà, les acteurs civils et des droits humains de la région du Rif réclament une réparation des dommages causés par le recours à cette arme prohibée par les conventions internationales,
Que faire dans ce cas? Il faudrait mettre en place des hôpitaux dans la région, dotés de spécialités précises pour traiter les cancers et les problèmes de dermatologie et envisager des projets de développement.