Autres articles
-
Ramadan : 4.083 infractions enregistrées lors des opérations de contrôle des marchés
-
Maroc-Portugal : Signature à Lisbonne d'un mémorandum d’entente sur la protection des données à caractère personnel
-
Hassan Tariq : L'ère numérique offre de précieuses opportunités pour consacrer les droits au service public
-
Mohamed Ameur : Véritable référence, le modèle religieux marocain prône un Islam de fraternité et de coexistence
Le nombre d’habitants de Sebta et Mellilia qui parlent l’amazigh et l’arabe devient de plus en plus important, selon un rapport de l’Institut espagnol El Cano intitulé : «La vision de l’Espagne vers le Sud : de la Méditerrané au Sahel».
«Sebta et Mellilia représentent un problème dans les relations avec le Maroc étant donné que ce dernier revendique la souveraineté de ces deux villes. L’Espagne continue de s’appuyer sur les mêmes arguments politiques et juridiques pour les défendre, mais ses instruments économiques et sociaux se détériorent», a souligné le rapport de ce think tank des études internationales et stratégiques. Mais le problème le plus important, selon lui, est d’ordre démographique, «car il altère l’équilibre politique et social de la population qui réside dans ces deux villes».
Le rapport parle de la «marocanisation» de la population de ces deux présides occupés. Cela est dû, selon le même document, à «l’augmentation des taux de mariage et de natalité. Face au taux réduit de mariages mixtes, Sebta et Mellilia enregistrent le taux de mariages le plus élevé d’Espagne : respectivement 5,6 et 4,3, alors que la moyenne espagnole est de 3,5 mariages par an pour chaque millier d’habitants».
Par ailleurs, 75% des natalités enregistrées en 2011 à Mellilia concernent des enfants dont les pères portent des noms arabes, contre 70% en 2007.
En 2013, 22% des habitants de Mellilia sont nés au Maroc contre 16% en 2006, alors que 10% de ceux de Sebta sont nés au Maroc contre 7% en 2006. Ce rapport affirme également que la population «hispanique» abandonne de plus en plus les deux présides occupés.
Par contre, le rapport établi par un groupe de chercheurs sous la direction de Félix Arteaga, souligne que le taux de chômage est de 38% à Sebta et 32% à Mellilia. Ces deux présides enregistrent également des taux d’échec scolaire les plus élevés en Espagne. Cela est dû, selon le même document, au fait que «la majorité des élèves parlent l’amazigh ou la darija dans leur maison, alors la langue d’enseignement à l’école est l’espagnol».
Outre ces changements démographiques, le document a insisté sur le fait que Sebta et Mellilia ainsi que la Catalogne sont devenus les «principaux centres de recrutement et d’embrigadement des jihadistes en Espagne. En outre, il y a eu une augmentation sensible des migrants irréguliers en provenance de Syrie et qui ont jeté leur dévolu sur Sebta et Mellilia en 2013-2014».
«Sebta et Mellilia représentent un problème dans les relations avec le Maroc étant donné que ce dernier revendique la souveraineté de ces deux villes. L’Espagne continue de s’appuyer sur les mêmes arguments politiques et juridiques pour les défendre, mais ses instruments économiques et sociaux se détériorent», a souligné le rapport de ce think tank des études internationales et stratégiques. Mais le problème le plus important, selon lui, est d’ordre démographique, «car il altère l’équilibre politique et social de la population qui réside dans ces deux villes».
Le rapport parle de la «marocanisation» de la population de ces deux présides occupés. Cela est dû, selon le même document, à «l’augmentation des taux de mariage et de natalité. Face au taux réduit de mariages mixtes, Sebta et Mellilia enregistrent le taux de mariages le plus élevé d’Espagne : respectivement 5,6 et 4,3, alors que la moyenne espagnole est de 3,5 mariages par an pour chaque millier d’habitants».
Par ailleurs, 75% des natalités enregistrées en 2011 à Mellilia concernent des enfants dont les pères portent des noms arabes, contre 70% en 2007.
En 2013, 22% des habitants de Mellilia sont nés au Maroc contre 16% en 2006, alors que 10% de ceux de Sebta sont nés au Maroc contre 7% en 2006. Ce rapport affirme également que la population «hispanique» abandonne de plus en plus les deux présides occupés.
Par contre, le rapport établi par un groupe de chercheurs sous la direction de Félix Arteaga, souligne que le taux de chômage est de 38% à Sebta et 32% à Mellilia. Ces deux présides enregistrent également des taux d’échec scolaire les plus élevés en Espagne. Cela est dû, selon le même document, au fait que «la majorité des élèves parlent l’amazigh ou la darija dans leur maison, alors la langue d’enseignement à l’école est l’espagnol».
Outre ces changements démographiques, le document a insisté sur le fait que Sebta et Mellilia ainsi que la Catalogne sont devenus les «principaux centres de recrutement et d’embrigadement des jihadistes en Espagne. En outre, il y a eu une augmentation sensible des migrants irréguliers en provenance de Syrie et qui ont jeté leur dévolu sur Sebta et Mellilia en 2013-2014».