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La réforme des lois électorales, une revendication partagée

Après l’USFP, l’Istiqlal et le PPS entrent en lice




La réforme des lois électorales devient une revendication partagée par plusieurs partis politiques.
L’USFP a, en effet, donné le ton depuis plusieurs mois. Son Premier secrétaire, Driss Lachguar, n’a pas cessé d’appeler à une réforme institutionnelle qui devrait notamment porter sur une révision de l’article 47 de la Constitution pour éviter tout blocage politique similaire à celui qu’a connu le Maroc après les élections législatives en 2016 ainsi que sur les lois encadrant le processus électoral.
Conscient que cette question doit être une question nationale et ne pas concerner les seuls partis composant le gouvernement, il a appelé à ouvrir un débat national entre tous les partis (aussi bien de la majorité que de l’opposition) à propos de cette réforme.
« Le dernier communiqué du Bureau politique a appelé à l’ouverture d’un débat politique entre tous les partis de la majorité et de l’opposition en vue de réformer les lois électorales pour mettre un terme à tous les dysfonctionnements entachant le processus électoral et qui consistent essentiellement en l’instrumentalisation de la religion ou en l’utilisation de l’argent et de l’influence », a souligné Driss Lachguar lors de son dernier passage dans l’émission « Lahdat Karar » de Médi1.
Selon le dirigeant ittihadi, la réforme devrait porter notamment sur la manière d’élaborer un système électoral à même de permettre aux partis politiques d’obtenir équitablement des sièges en fonction des voix obtenues lors des élections et de lutter contre la corruption électorale qui « est la pire qui soit», selon les termes utilisés par Driss Lachguar.
L’éditorial du journal Al Alam (organe du parti de l’Istiqlal), paru dans son édition de vendredi dernier, est sur la même longueur d’onde.
« Le PI espère que les concertations sur ce sujet débouchent sur un nouveau pacte politique à travers l’instauration de réformes politiques, institutionnelles et démocratiques consensuelles », lit-on dans cet éditorial.
Dans un autre éditorial paru il y a quelques jours, Al Alam a évoqué la lettre adressée par le secrétaire général du PI au chef du gouvernement et dans laquelle il a mis l’accent sur la nécessité d’une réforme des lois encadrant les élections. « Aujourd'hui, nous sommes à quelques mois de la première échéance électorale, et à un an et demi des élections législatives, nous considérons qu’il est temps d’ouvrir ce grand chantier», lit-on dans cet édito.
L’organe du PI a appelé dans ce sens à des concertations politiques avec toutes les composantes de la classe politique nationale à propos de ce chantier, tout en associant les organisations de la société civile à ce débat national.
« Ce que nous redoutons, c’est que le gouvernement considère que cette question est de son apanage et monopolise ainsi toutes les étapes de la préparation, car ce n'est pas une question de gouvernement, mais plutôt une question qui importe la société marocaine toute entière », a souligné l’éditorialiste dudit journal.
La position du PPS s’inscrit dans le même sens. «La réforme des lois électorales est devenue une nécessité impérieuse pour rétablir la confiance des citoyens », a souligné Karim Taj, membre du bureau politique de ce parti de l’opposition en marge d’une conférence organisée vendredi dernier à Tanger. Et de souligner que "le grand problème dont souffre le Maroc est celui de l’abstentionnisme".

Mourad Tabet
Lundi 9 Mars 2020

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