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Le complexe d’animation artistique et culturelle a accueilli, samedi soir, une pièce de théâtre intitulée "Kandicha... une légende ?", une œuvre artistique qui cherche à revisiter l'une des figures les plus présentes et enracinées dans l'imaginaire populaire marocain.
Organisée à l'initiative de l'Association Izourane pour la culture et le développement, avec le soutien de la Fondation BMCI, la pièce évoque le personnage d'Aicha Kandicha à travers une approche artistique mêlant mythe et imagination à une lecture historique rigoureuse, offrant une vision différente de l'image stéréotypée associée à cette figure, en la présentant comme un symbole de la résistance nationale.
Dans une déclaration à la MAP, la metteuse en scène et réalisatrice de la pièce théâtrale, Saloua Regragui, a indiqué que la pièce vise à mettre en lumière les origines historiques de la légende de Kandicha, géographiquement liée aux villes de Safi et El Jadida pendant l'occupation portugaise au XVIe siècle.
Cette œuvre, qui remonte sur les planches avec une mise en scène renouvelée, huit ans après sa première représentation, s'inscrit dans le cadre de la passion de l'Association pour le patrimoine authentique, dans le but de le rapprocher des jeunes générations, a-t-elle souligné, faisant savoir que l'Association prévoit d'organiser une tournée artistique dans plusieurs villes marocaines au cours des prochains mois.
De son côté, l'acteur Mouad Bouslam a exprimé sa fierté de participer à ce travail artistique, précisant qu'il incarne le rôle de "Shimon", un juif marocain, dans une référence artistique forte aux valeurs de coexistence et de pluralisme qui ont marqué la société marocaine au fil de l'histoire.
Cette œuvre artistique met en avant l'image de la résistance associée à "Kandicha", en tant que femme ayant défendu son pays face à l’occupation étrangère, a-t-il indiqué.
Pour sa part, l'actrice Sara Kola, qui incarne Kandicha, a affirmé que la pièce rend justice à Aicha Kandicha en la faisant sortir du "monde des légendes fabuleuses" pour la replacer dans le contexte historique comme un modèle de femme résistante qui a mis son intelligence et son courage au service de la protection de sa terre, ajoutant qu'elle confère au personnage un caractère humain qui dépasse les conceptions métaphysiques dominantes.
La pièce s'appuie sur des hypothèses historiques selon lesquelles Kandicha était une femme rebelle dont le mari avait été tué par les colons. Elle aurait alors décidé de se venger en attirant les soldats portugais, ce qui aurait poussé le colonisateur de l'époque à tisser des légendes la présentant comme un "être étrange" afin d'effrayer les gens et de les empêcher de coopérer avec elle. Cette image s'est transformée au fil du temps en croyances mythiques dans la mémoire populaire.
Cette œuvre théâtrale s’inscrit dans le cadre des efforts visant à valoriser le patrimoine culturel immatériel marocain et à présenter les figures emblématiques aux générations actuelles sous une forme artistique contemporaine, alliant documentation historique et créativité scénique.
Organisée à l'initiative de l'Association Izourane pour la culture et le développement, avec le soutien de la Fondation BMCI, la pièce évoque le personnage d'Aicha Kandicha à travers une approche artistique mêlant mythe et imagination à une lecture historique rigoureuse, offrant une vision différente de l'image stéréotypée associée à cette figure, en la présentant comme un symbole de la résistance nationale.
Dans une déclaration à la MAP, la metteuse en scène et réalisatrice de la pièce théâtrale, Saloua Regragui, a indiqué que la pièce vise à mettre en lumière les origines historiques de la légende de Kandicha, géographiquement liée aux villes de Safi et El Jadida pendant l'occupation portugaise au XVIe siècle.
Cette œuvre, qui remonte sur les planches avec une mise en scène renouvelée, huit ans après sa première représentation, s'inscrit dans le cadre de la passion de l'Association pour le patrimoine authentique, dans le but de le rapprocher des jeunes générations, a-t-elle souligné, faisant savoir que l'Association prévoit d'organiser une tournée artistique dans plusieurs villes marocaines au cours des prochains mois.
De son côté, l'acteur Mouad Bouslam a exprimé sa fierté de participer à ce travail artistique, précisant qu'il incarne le rôle de "Shimon", un juif marocain, dans une référence artistique forte aux valeurs de coexistence et de pluralisme qui ont marqué la société marocaine au fil de l'histoire.
Cette œuvre artistique met en avant l'image de la résistance associée à "Kandicha", en tant que femme ayant défendu son pays face à l’occupation étrangère, a-t-il indiqué.
Pour sa part, l'actrice Sara Kola, qui incarne Kandicha, a affirmé que la pièce rend justice à Aicha Kandicha en la faisant sortir du "monde des légendes fabuleuses" pour la replacer dans le contexte historique comme un modèle de femme résistante qui a mis son intelligence et son courage au service de la protection de sa terre, ajoutant qu'elle confère au personnage un caractère humain qui dépasse les conceptions métaphysiques dominantes.
La pièce s'appuie sur des hypothèses historiques selon lesquelles Kandicha était une femme rebelle dont le mari avait été tué par les colons. Elle aurait alors décidé de se venger en attirant les soldats portugais, ce qui aurait poussé le colonisateur de l'époque à tisser des légendes la présentant comme un "être étrange" afin d'effrayer les gens et de les empêcher de coopérer avec elle. Cette image s'est transformée au fil du temps en croyances mythiques dans la mémoire populaire.
Cette œuvre théâtrale s’inscrit dans le cadre des efforts visant à valoriser le patrimoine culturel immatériel marocain et à présenter les figures emblématiques aux générations actuelles sous une forme artistique contemporaine, alliant documentation historique et créativité scénique.
Bouillon de culture
Musique
Une soirée dédiée à la richesse du patrimoine musical arabo-andalou a été organisée, dernièrement à Paris, par l’association «Les ambassadeurs de la musique andalouse marocaine en France».
Dans une ambiance chaleureuse et festive, l’événement a rassemblé de nombreux amateurs de musique andalouse et membres de la diaspora marocaine invités à une immersion dans l’univers raffiné de la musique arabo-andalouse, mêlant Tarab Al Ala et chansons puisées dans le répertoire soufi du Maroc.
Le public a pu également apprécier et accompagner à l’unisson la voix de la jeune Fadwa Tadist qui a magistralement interprété quelques chansons du Malhoune.
Dans une déclaration à la MAP, le président de l’association, Samir Majdoub, a affirmé que l’événement s’inscrivait dans une démarche de transmission culturelle, les organisateurs souhaitant faire découvrir cette tradition musicale au public parisien et renforcer les liens entre les cultures méditerranéennes.
Pour sa part, Marouane Abbad Andaloussi, cofondateur et vice-président de l'association a indiqué que « les Ambassadeurs » ont fait ce choix inédit lors de cette soirée spéciale du mois de Ramadan de faire participer le public.
«Nous avons fait en sorte que le public soit au cœur d'une expérience immersive, entouré par notre chorale et notre orchestre », a dit le pianiste de la troupe, se réjouissant de l’engouement et du succès rencontré auprès des jeunes pour transmettre et valoriser ce riche patrimoine marocain.
Créée en 2020, l’association « Les ambassadeurs de la musique andalouse marocaine en France" fait revivre l’héritage arabo-andalou à travers des masterclasses et des concerts tout au long de l’année. Ses membres, constitués de jeunes cadres et étudiants marocains en France issus de toutes les régions du Royaume, contribuent activement à la transmission et à la valorisation de ce patrimoine.
Une soirée dédiée à la richesse du patrimoine musical arabo-andalou a été organisée, dernièrement à Paris, par l’association «Les ambassadeurs de la musique andalouse marocaine en France».
Dans une ambiance chaleureuse et festive, l’événement a rassemblé de nombreux amateurs de musique andalouse et membres de la diaspora marocaine invités à une immersion dans l’univers raffiné de la musique arabo-andalouse, mêlant Tarab Al Ala et chansons puisées dans le répertoire soufi du Maroc.
Le public a pu également apprécier et accompagner à l’unisson la voix de la jeune Fadwa Tadist qui a magistralement interprété quelques chansons du Malhoune.
Dans une déclaration à la MAP, le président de l’association, Samir Majdoub, a affirmé que l’événement s’inscrivait dans une démarche de transmission culturelle, les organisateurs souhaitant faire découvrir cette tradition musicale au public parisien et renforcer les liens entre les cultures méditerranéennes.
Pour sa part, Marouane Abbad Andaloussi, cofondateur et vice-président de l'association a indiqué que « les Ambassadeurs » ont fait ce choix inédit lors de cette soirée spéciale du mois de Ramadan de faire participer le public.
«Nous avons fait en sorte que le public soit au cœur d'une expérience immersive, entouré par notre chorale et notre orchestre », a dit le pianiste de la troupe, se réjouissant de l’engouement et du succès rencontré auprès des jeunes pour transmettre et valoriser ce riche patrimoine marocain.
Créée en 2020, l’association « Les ambassadeurs de la musique andalouse marocaine en France" fait revivre l’héritage arabo-andalou à travers des masterclasses et des concerts tout au long de l’année. Ses membres, constitués de jeunes cadres et étudiants marocains en France issus de toutes les régions du Royaume, contribuent activement à la transmission et à la valorisation de ce patrimoine.