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La demande de financements et de services intellectuels auprès de la Banque mondiale reste soutenue

5,47 milliards de dollars de nouveaux engagements en faveur de la région MENA




Les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) ont bénéficié au total de 5,47 milliards de dollars de nouveaux engagements auprès de la Banque mondiale qui note une forte demande de financements et de services intellectuels émanant de cette région.
Ces nouveaux engagements leur permettront d’«investir dans leur capital humain, développer le secteur privé et amorcer le virage de la transformation numérique, tout en poursuivant leurs efforts dirigés vers la stabilité et une croissance inclusive », a indiqué la Banque mondiale ajoutant que son institution a, parallèlement, fourni un large éventail de produits d’analyse en appui aux objectifs de développement des pays de la région.
D’après l’institution financière, dont le portefeuille pour la région MENA totalise quelque 19 milliards de dollars en faveur de secteurs variés, ce soutien comprend 4,87 milliards de dollars de prêts de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et 596 millions de dollars de financements de l’Association internationale de développement (IDA).
A ces montants, s’ajoutent les 67 millions de dollars de nouveaux dons pour la Cisjordanie et Gaza, précise l’institution de Bretton Woods dans un communiqué.
A propos des services intellectuels fournis aux pays de la région MENA, la Banque mondiale a indiqué qu’ils consistaient notamment en un soutien aux pays à revenu élevé de la région, sous forme de services de conseil remboursables. 
S’agissant de ce programme, la Banque mondiale a expliqué qu’il a permis d’appuyer «les initiatives de diversification des économies et de promotion du développement du secteur privé tout en soutenant l’Arabie saoudite, qui va assurer la prochaine présidence du G20 ».
Un programme qui, selon la Banque mondiale, a atteint un montant de 56 millions de dollars au cours de son dernier exercice.
S’il est avéré que la région a retrouvé une certaine stabilité après le double choc économique et social provoqué par l’effondrement des cours des matières premières et la vague de contestation sociale, l’institution financière déplore le fait que plusieurs pays de la région n’aient toujours pas compris que «les réformes sont plus vitales que jamais».
Surtout pour les pays souhaitant « profiter de l’essor rapide de leur jeunesse, très instruite et maîtrisant parfaitement les nouvelles technologies », a souligné Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.  
En effet, ils sont encore nombreux à ne pas engager «les réformes structurelles profondes indispensables pour assurer une transformation productive porteuse de croissance durable et inclusive», a-t-il fait constater.
Qu’à cela ne tienne, il assure que «nous travaillons avec les gouvernements pour libérer cet extraordinaire potentiel en canalisant notre soutien vers des initiatives visant à transformer les économies de la région et à les tourner vers les technologies numériques pour soutenir la croissance et créer des débouchés».
La Banque mondiale dont la nouvelle stratégie dans la région repose sur les investissements dans le capital humain, la maximisation des avantages liés aux technologies numériques et la mobilisation des ressources du secteur privé en appui au développement, rappelle qu’elle « s’est employée , aux côtés des pays de la région, à faire de ces nouvelles priorités une réalité et projeter la région dans la nouvelle phase de développement mondial avec, en ligne de mire, un nouvel ensemble d’objectifs concrets à réaliser».
Ces initiatives recouvrent plusieurs grands programmes de financement. Au Maroc, par exemple, «un programme de 700 millions de dollars a soutenu les initiatives engagées par le gouvernement pour prendre le virage technologique et faire ainsi de l’économie un moteur de croissance inclusive et innovante», relève la Banque.
Plus généralement, «nos programmes s’attachent à renforcer notre soutien face aux aspirations des populations de la région MENA, en privilégiant les débouchés que les technologies numériques, l’entrepreneuriat, l’innovation mais aussi une meilleure coordination régionale peuvent créer », a indiqué Anna Bjerde, directrice de la stratégie et des opérations de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
 

​Hausse de l'encours de la dette bancaire des ménages à fin 2018

L'encours de la dette bancaire des ménages s'est élevé à 342 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2018, marquant une hausse de 6,1% contre 4,4% en 2017, selon Bank Al-Maghrib (BAM).
Cette évolution est expliquée aussi bien par la hausse des prêts à l'habitat que des crédits à la consommation, souligne le dernier rapport annuel de BAM sur la supervision bancaire, notant que cet encours, qui comprend la dette contractée auprès des établissements participatifs sous forme de Mourabaha, a représenté près de 36% des concours des établissements de crédit, soit au même niveau qu’une année auparavant. 
Le niveau d’endettement moyen par ménage s’est établi à 42.500 dirhams, contre 41.000 une année auparavant, relève la même source, ajoutant que la part du crédit à la consommation dans l’endettement bancaire des ménages s’est maintenue à 36% et celle du crédit à l’habitat à 64%.
L’encours des financements destinés à l’habitat s’est établi à 219 MMDH, en hausse de 5,5% contre 4,2% en 2017 dont 4,2 MMDH sous forme de financements Mourabaha immobilière, rapporte la MAP. Dans un contexte de hausse du nombre de transactions immobilières de 4,5% au cours de l’année 2018, la production de crédits à l’habitat a accusé une nouvelle baisse de 3% à près de 27,3 MMDH, après celle de 2% une année auparavant.
Le taux d’intérêt moyen appliqué au crédit à l’habitat s’est établi à 4,93%, fait savoir BAM, notant que la proportion des crédits accordés à un taux compris entre 4% et 6% a augmenté de 4 points à 74% à fin 2018, au détriment des crédits accordés à un taux compris entre 6% et 8% qui ont vu leur part baisser de 3 points à 19%.
Par ailleurs, le taux de progression du financement à la consommation s’est accéléré à 7%, contre 4,8% en 2017, pour totaliser un encours brut de 123 MMDH. Cette tendance concerne aussi bien les crédits distribués par les sociétés de crédit à la consommation (+8%) que les banques (+6,3%).
L’examen des crédits à la consommation selon leur maturité montre que la part des crédits de maturité supérieure à 5 ans s’est renforcée de 3 points à 75%, au détriment des crédits de maturité inférieure à 3 ans, fait remarquer la même source. 

Alain Bouithy
Samedi 27 Juillet 2019

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