Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

L’interpellation par les autorités algériennes de 43 jeunes séquestrés provoque des soulèvements

Camps deTindouf


Ahmadou El-Katab
Jeudi 7 Juillet 2022

L’interpellation par les autorités algériennes de 43 jeunes séquestrés provoque des soulèvements
Dans le but d’intimider les habitants des camps de Tindouf, les autorités algériennes ont interpellé 43 jeunes séquestrés sur la voie menant aux camps. Après avoir confisqué leurs voitures, les jeunes gens, accusés de contrebande, ont été  conduits dans des circonstances humiliantes à Tindouf pour comparaître devant le procureur de la république algérienne.
 
Les interpellés  sont des résidents des camps  de Tindouf qui, après un parcours du  combattant, ont réussi à obtenir la permission de se déplacer à l’intérieur des  camps ou  d’en sortir afin  de subvenir aux besoins de leurs familles pauvres.

Les autorités algériennes les  ont accusés  de contrebande de matières prohibées, notamment l’huile de table et le   carburant. La  crise interne qu’ils  vivent dans ces  camps de la honte  et la rareté des denrées  alimentaires de première nécessité ont poussé ces jeunes gens  à tenter l’impossible pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Selon des observateurs, les meurtres et  les interpellations arbitraires perpétrés par les militaires algériens  sont le lot quotidien des séquestrés dans les  camps de Tindouf. Isolés  et séparés  du monde, ils sont doublement  assiégés par la milice du polisario qui forme un rempart entre eux et l'armée algérienne. Ces camps, les séquestrés n’ont aucun  droit de les  quitter sans une autorisation spéciale  délivrée par les autorités algériennes sur demande de l’un des membres de la direction du polisario et qui n’est  obtenue  qu’après avoir subi humiliation et insultes pendant de longues journées d’attente.

L'Algérie qui tient les habitants des camps d’une main de fer leur laisse le choix entre rester dans lesdits camps sans vivres en  dehors des rations de misère qu'on leur distribue, ou tenter d’en sortir de la manière la plus  humiliante  avec le risque d’être interceptés par les soldats algériens.

Parmi les 43 jeunes  interpellés présentés devant le procureur algérien, 17 ont été condamnés à deux ans de prison avec amendes. Ce qui a poussé leurs familles à mener des marches de protestation et à organiser des sit-in  devant les officines de Rabouni.

Ahmadou El-Katab


Lu 1261 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dossiers du weekend | Actualité | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020












Flux RSS
p