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L’ONU seul cadre pour le règlement de la question du Sahara

L’Algérie de Tebboune continue de ramer à contre-courant




«L’ONU reste le seul cadre pour trouver une solution à la question du Sahara marocain ». Telle est la position que le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a réitérée dimanche dans une déclaration à la presse à l’issue de la séance d’ouverture du 33ème sommet de l’Union africaine (UA).
Cette position a été également défendue par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, qui a souligné, lors de la séance d’ouverture de ce sommet,  que la Troïka de l’UA apportera un soutien efficace au processus mené par les Nations unies, qui est le cadre volontairement choisi par les parties pour une solution politique durable.
Selon Moussaoui Ajlaoui, chercheur à AMES-Center, cette position du président de la Commission de l’UA n’est pas nouvelle, puisqu’elle traduit la décision du sommet tenu en juillet 2018 à Nouakchott selon laquelle la question du Sahara est traitée au niveau des Nations unies et que l’UA doit apporter son appui et son soutien au processus onusien via sa Troïka composée des présidents sortant, en exercice et entrant de l’UA, ainsi que le président de la Commission de l’UA. Cette décision constitue un camouflet pour l’Algérie et ses sbires du Polisario qui voulaient instrumentaliser les instances de l’UA contre le Maroc et son intégrité territoriale.
« Ce qui est nouveau lors de ce sommet, c’est le retour en force de l’Afrique du Sud qui préside actuellement l’UA », a, par ailleurs, souligné Moussaoui Ajlaoui dans une déclaration à Libé.
D’après ce chercheur, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fait allusion dans discours à la question du Sahara marocain, en réaffirmant « le soutien de son pays au peuple sahraoui et à son droit à l'autodétermination ».
Cette position est aporétique et contradictoire, selon notre interlocuteur qui s’interroge :  « Comment l’Afrique du Sud qui appelle à l’autodétermination accepte, en même temps,  la présence au sein de l’UA d’une entité qui n’a pas encore les attributs  de l’Etat ? C’est une position  injustifiée aussi bien moralement que politiquement», a affirmé Moussaoui Ajlaoui, en soulignant que ce pays  veut instrumentaliser l’UA à des fins politiques. « Cyril Ramaphosa veut que son pays s’impose comme leader du contient africain, d’une part, et renforcer sa position dans la vie politique sud-africaine, d’autre part », a-t-il ajouté.
Concernant l’Algérie, il a souligné que le président Abdelmadjid Tebboune a appelé dans son discours à la création d’une Agence algérienne de coopération internationale à vocation africaine.
En plus de renforcer la position algérienne en Afrique, cette agence a également pour objectif d’infléchir les positions des pays africains et de les aligner sur les positions anti-marocaines des caciques du régime algérien, soutient le chercheur marocain.
Il convient de rappeler que le 33ème sommet a été consacré à des questions de sécurité, d’où le thème choisi par l’organisation panafricaine, à savoir: Faire taire les armes en Afrique. L’on sait à ce propos que le continent africain souffre de plusieurs crises notamment en Libye, au Sahel et en Centrafrique.

Nasser Bourita : Le règlement de la crise libyenne doit se faire par les Libyens, pour les Libyens

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a mis l’accent, dimanche à Addis-Abeba, sur la nécessité d’une solution libyenne à la crise qui affecte ce pays maghrébin.
 «Pour le Maroc, le règlement de la crise libyenne doit se faire par les Libyens et pour les Libyens», a dit Nasser  Bourita dans une déclaration à la presse à l’issue de la séance d’ouverture de ce Sommet.
Toute solution venant de l’extérieur n’aura aucune chance de réussir, a-t-il souligné, relevant que cette solution doit venir d’un dialogue entre les Libyens eux-mêmes.
Selon le ministre, l’Organisation des Nations unies doit être le cadre pour la recherche de cette solution à travers l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU.
Les organisations régionales, y compris l’UA, doivent appuyer ce processus, a-t-il précisé, relevant que l’Afrique, qui demeure directement concernée par ce qui se passe en Libye, doit trouver un espace pour accompagner l’action de l’ONU afin d’aider les Libyens à régler les problèmes de leur pays. Et d’ajouter que le Maroc a toujours insisté sur le fait que l’intervention étrangère n’aidera en aucun cas le règlement de la crise libyenne.
Le ministre a tenu à souligner, dans ce contexte, que l’accord de Skhirat de 2015 a montré que les Libyens sont capables de trouver une solution à la crise affectant leur pays.
«Skhirat n’a pas été une conférence internationale pour trouver une solution à la crise libyenne mais un cadre de dialogue entre Libyens», a-t-il dit, précisant que Skhirat a montré que les Libyens, s’ils trouvent l’espace et l’accompagnement nécessaires, peuvent surmonter leurs différends et trouver des solutions libyennes aux problèmes libyens.
Il s’agit là de l’enseignement à tirer de Skhirat, a déclaré Nasser Bourita, relevant que «la Libye ne doit pas être un fonds de commerce au détriment des Libyens».
Le ministre s’est, d’autre part, attardé sur d’autres défis posés à l’Afrique, dont la lutte contre le terrorisme et la mise en place de la zone de libre-échange continentale africaine.
Mettant l’accent sur l’importance de la décision de créer cette zone, il a noté que ce projet doit être traduit en réalité, en dépit des défis qui existent.
Il a, dans ce contexte, rappelé que l’Afrique ne s’accapare que 2 % du commerce mondial et moins de 2 % des investissements étrangers, au moment où le commerce intra-africain représente moins de 15 % des échanges commerciaux du continent.
Ceci illustre l’importance de l’ambition africaine de mettre en place une zone de libre-échange continentale, a-t-il dit.
S’agissant de la paix et la sécurité en Afrique, Nasser Bourita a noté que les conflits dans le continent ont baissé d’une manière significative. Cependant, il reste d’autres défis dont le terrorisme, l’immigration clandestine et la criminalité, a-t-il concédé.

Mourad Tabet
Mardi 11 Février 2020

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1.Posté par Oujdi le 11/02/2020 10:38 (depuis mobile)
Ce monsieur tebboune il est hors-jeu puisque lui même il est ilégitime dans son propre pays normalement ça place devant la justice de son pays comme les autres amis à lui du régime de mafia qui ont pris quinze ans de prisons il n''est pas crédible

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