L'OM et De Zerbi au bord du vide

Mardi 10 Février 2026

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Balayé dimanche par le Paris SG (5-0) et déjà éliminé de la Ligue des champions, l'OM traverse une période très pénible et son entraîneur Roberto De Zerbi, qui reconnaît lui-même être en mal de solutions, n'a plus beaucoup de leviers pour sauver la saison.

Le match aller, remporté par l'OM au Vélodrome (1-0), puis le Trophée des Champions sauvé d'extrême justesse par les Parisiens au Koweït, avaient pu faire croire que l'écart entre les deux vieux rivaux du football français s'était, au moins un peu, resserré.
Mais le récital réussi dimanche par l'équipe de Luis Enrique est venu rappeler qu'il y avait en réalité toujours un monde d'écart entre les deux clubs.

Corrigé sur le terrain, l'OM a vu la sanction se poursuivre lundi matin avec les premiers titres de la presse locale ("Nuls" ou "Les sous-doués dans la capitale", pour La Provence) et il faudra guetter samedi l'accueil du Vélodrome lors de la venue de Strasbourg.
"Paris n'a pas été trop fort, c'est nous qui n'avons pas été assez bons", a en tous cas assuré dimanche Himad Abdelli, qui avait sans doute imaginé autre chose pour ses débuts sous le maillot marseillais.

Son avis sur le PSG est discutable (car les joueurs de la capitale ont été extrêmement impressionnants), mais pas celui sur l'OM, effectivement passé totalement au travers de ce grand rendez-vous, ce qui lui arrive bien trop souvent depuis plusieurs semaines.
 
- Objectif Coupe -
 
Marseille a été ainsi écrasé à domicile par Liverpool (3-0) avant de sombrer à Bruges (3-0), où il a laissé filer la qualification pour les barrages de la Ligue des champions qui lui tendait les bras.

L'OM a aussi chuté contre Nantes de façon inexplicable (2-0) et a abandonné des points au Paris FC alors qu'il avait le match en mains (de 2-0 à 2-2).
Au bout du compte, Marseille n'a donc plus d'objectif européen et a glissé à la 4e place du championnat, derrière Paris, Lens et Lyon.

Plus embêtant encore, alors que l'équipe a été renforcée par des joueurs supposément de gros calibre (Benjamin Pavard, dont l'aventure olympienne vire au fiasco, Igor Paixao, Nayef Aguerd...), l'OM compte quatre points de moins que la saison dernière au même stade.
Le podium et la qualification directe pour la Ligue des champions, primordial pour un club dépensier, restent atteignables et la Coupe de France, que Marseille attend depuis 1989, est toujours un peu plus qu'un lot de consolation.
 
"Montagnes russes"
 
Mais la dynamique actuelle de l'OM est inquiétante, comme l'est l'impuissance admise par De Zerbi, qui fait depuis des semaines les mêmes constats sans parvenir à corriger les insuffisances.

"Je n'ai pas d'explication et c'est le plus grand problème. Le match commence et tu ne sais pas qui est sur le terrain. Je prends mes responsabilités, ce soir encore. On a fait un match indigne et il faut demander pardon, comme après Bruges", a-t-il ainsi déclaré dimanche soir.

"Honnêtement, si j'avais la solution pour cette irrégularité, je la trouverais à n'importe quel prix. C'est la première fois de ma carrière que j'ai une équipe en montagnes russes comme cela", a-t-il aussi regretté, sans évoquer son avenir à Marseille.

Dans un club habitué à essorer ses entraîneurs, le projet annoncé d'un cycle de trois ans avec De Zerbi avait fait sourire les plus sceptiques. Le technicien italien arrivera-t-il déjà à boucler deux saisons ?

Dimanche, il a expliqué qu'il allait échanger avec le président Pablo Longoria et le directeur du football Medhi Benatia, mais en assurant qu'il n'y avait rien d'exceptionnel à ces discussions. "On va parler avec les dirigeants comme on le fait toujours pour trouver des solutions, comme après Bruges, Rennes ou Lens", a-t-il dit.

"Je ne suis pas découragé, je suis triste car on ne doit pas jouer de cette manière et perdre de cette manière", a aussi ajouté De Zerbi. Marseille attend en effet un autre résultat et une autre manière de faire samedi contre Strasbourg.

Libé
Mardi 10 Février 2026
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Tags : OM Zerbi
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