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L’EN a son destin entre les mains

Une victoire ou un nul qualifierait le Maroc pour les huitièmes de finale


Chady Chaabi
Jeudi 13 Janvier 2022

L’EN a son destin entre les mains
L’équipe nationale n’aura pas besoin d’attendre le choc entre le Ghana et le Gabon (20h) pour savoir de quoi son futur sera fait. Quelques heures plus tôt (17h), les Lions de l’Atlas auront le ballon et leur destin entre leurs pieds, ce qui au fond revient au même, au moment d’affronter les Comores, adversaire supposé le plus faible du groupe C. 

Sur la pelouse cabossée et de piètre qualité du Stade Ahmadou Ahidjo à Yaoundé, Romain Saïss and co, dont En-Nesyri et El Kaabi, de retour sur la feuille de match, seront obligés de sortir du bois. Transformer leur attentisme affiché contre le Ghana en un volontarisme audacieux. Face aux Black Stars, le Maroc a déjoué les pronostics. Mais il a aussi déjoué tout court. En adoptant une posture prudente autour d’un bloc bas et compact, l’EN a clairement opté pour la prudence et le contre assassin, laissant volontiers au Ghana la responsabilité de faire le jeu.

Bon lui en prit. La victoire s’étant tardivement dessinée grâce à une réalisation de Sofiane Boufal, au bout d’une action brouillonne. Mais cet après-midi, ce sera une toute autre histoire. Les rôles risquent d'être inversés. Défaits par le Gabon lors de la première journée, les Comores sont au pied du mur. Mais partir à l’abordage n’est pas dans leur plan. Ils en sont incapables techniquement et tactiquement. Le sélectionneur franco-comorien Amir Abdou alignera sans aucun doute ses protégés avec la prétention de fermer au maximum les espaces avant même de penser à avoir le ballon.

Autrement dit, le scénario prévu mettra en scène une équipe comorienne recroquevillée devant son but pour mieux piquer en contre, et une sélection marocaine contrainte et forcée de prendre le jeu à son compte. Ce qui n’est forcément pas fait pour lui plaire. Les difficultés des Nationaux face aux défenses regroupées et aux blocs bas ne datent pas d’aujourd’hui. Et cela ne risque pas de s’arranger si le onze aligné contre le Ghana est reconduit. Plusieurs raisons à cela.
 
Primo, le positionnement de Mmaee en pointe basse du milieu à trois. Vahid Halilhodžić a révélé que c’était “un choix de performance, mais également tactique vu que les Ghanéens jouent devant pour chercher les frères Ayew”. Mais dans ce rôle assez inédit pour lui, dire que le défenseur central du club hongrois de Ferencváros y a peu de repères relève du doux euphémisme. Si son jeu de tête a été précieux pour renvoyer plusieurs centres ghanéens, sa médiocre qualité de relance a été à l’origine de pertes de balles à foison. Or, un milieu défensif, qui plus est dans un milieu à trois, se doit d'être non seulement une sentinelle pour protéger sa défense mais aussi une rampe de lancement dont le déchet technique frise le néant. Lundi, ce fut plutôt Saïss qui remplissait ce rôle en permutant par séquence avec Mmaee.

Secundo, l’équipe nationale gagnerait à attaquer en nombre sur le côté. Aux antipodes du match face au Ghana, le Maroc n’aura quasiment aucune chance de prendre à défaut l’axe de la défense adverse. Le jeu et la configuration tactique des Comores ont pour principal but d’orienter les attaques marocaines vers les ailes. Ce n’est pas plus mal. Les principaux points forts de l’EN résident justement dans ces zones là et notamment les half spaces. Cette zone est située entre le point de penalty et le couloir.

Avec un Boufal retrouvé, un Hakimi plus en jambes et un Massina plus précis dans ses passes, sans oublier les retours de En-Nesyri et El Kaabi, ainsi que la capacité de Louza et Amallah à faire des appels dans les half spaces, l’équipe nationale a toutes les chances de l’emporter. Mais quand l’espoir est présent, les mauvaises surprises ne sont jamais bien loin. Surtout en matière de repli et de compensation.

Attaquer sur les côtés et en nombre comporte des vertus mais aussi des vices à la perte du ballon. En comptant dans leurs rangs des attaquants véloces et puissants, à l’image de Faiz Selemani (KV Courtrai), Mohamed El-Fardou (Etoile Rouge de Belgrade) ou Faiz Mattoir (SO Cholet), les Comores possèdent des armes capables de dévorer les espaces. A charge au milieu de terrain marocain de compenser les montées des latéraux.

Chady Chaabi


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