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Jawad Chafiq: Nous sommes fiers de notre inestimable contribution au long parcours accompli par notre pays sur la voie de la démocratie et du développement

Membre du Bureau politique de l’USFP et secrétaire régional du parti à Fès



La question sociale a toujours été au cœur de notre identité social-démocrate et représente une grande source de motivation pour l’ensemble de nos militants

Jawad Chafiq,membre du Bureau politique de l’USFP qui a gravi tous les échelons au sein du parti, est connu pour son militantisme acharné et sa rigueur implacable. Secrétaire régional du parti à Fès, ce self-made-man a su fédérer les militants de cette ville qui a toujours été un bastion des Ittihadis. Dans un entretien accordé au site d’information «Almaaraka.com», il revient sur ses premiers pas au sein de la Chabiba ittihadia et sur sa vie d’étudiant à la Faculté de Sidi Mohammed Ben Abdellah (Dhar El Mahraz). Le dirigeant socialiste s’exprime également sur de nombreux sujets politiques, notamment la gestion communale à Fès, l'unification de la gauche, ou encore les ambitions de l’USFP pour les prochaines échéances.
Né à Taza en 1967, Jawad Chafiq a grandi dans un milieu purement usfpéiste. Fils d’enseignant ittihadi, il a rejoint la section estudiantine de la Chabiba à Sefrou dès son jeune âge et y a occupé plusieurs postes. Celui qui n’a jamais raté un congrès de la Chabiba, depuis son deuxième Conseil national en 1983 jusqu'au Congrès de l’espoir en 2001, a été tour à tour Secrétaire de section, puis Secrétaire régional, avant de devenir membre du Comité central et de la Commission nationale de la section estudiantine. «J’ai occupé plusieurs postes à Sefrou et à Fès, avant d’être élu au 6ème Congrès national du parti, en 2001, en tant que plus jeune membre de la commission administrative», souligne Jawad Chafik. «Je suis aujourd’hui membre du Bureau politique et j’assume également la responsabilité de Secrétaire régional du parti», poursuit celui qui a représenté l’USFP dans de nombreux forums internationaux, notamment en Chine, en Afrique du Sud, en Jordanie et en Tunisie.
Jawad Chafiq, également membre du secrétariat permanent du Forum social-démocrate arabe, a fréquenté la Faculté de Sidi Mohammed Ben Abdellah à une époque où études universitaires et militantisme politique devaient aller de pair. «J’ai vécu une étape importante du militantisme étudiant, marquée d’abord par le ratage de grandes opportunités pour les étudiants de s’organiser et de structurer leurs organisations et également par l’entrée retentissante mais surtout sanglante des courants islamistes à l’université, en tant que factions estudiantines», se souvient-il.
Revenant sur les réalisations et les ambitions de l’USFP dans la ville de Fès, Jawad Chafiq rappelle que «le parti de la Rose a toujours fait partie de la mémoire politique de Fès, depuis les premières échéances constitutionnelles, communales et législatives de notre pays, au début des années 60». «Nous avons toujours eu l'honneur d’être à la tête de la gestion communale et de la représentation parlementaire, politique et syndicale de Fès et nous sommes très fiers de ce que nous avons accompli pour cette ville et pour ses habitants», ajoute ce père de quatre filles, aujourd’hui cadre au sein de la Chambre des conseillers.«Fès vit aujourd’hui ses pires jours et ses heures les plus sombres. Depuis l’arrivée du PJD (Parti de la justice et du développement) à la tête de la gestion communale, la situation ne fait qu’empirer et les responsables ne font que détruire les acquis au lieu de les gérer convenablement. C’est d’ailleurs la seule chose dans laquelle ils ont réussi par excellence», précise-t-il.Et d’ajouter : «Après cinq années de gestion chaotique, les Fassis ne supportent plus le fait qu’on détruise leur ville par tous les moyens». «Aujourd’hui, nous sommes conscients des transformations sociologiques de notre société, des transformations du processus électoral et des déséquilibres de la vie partisane et politique, ce qui rend difficile toute action politique noble basée sur des programmes, des idées et des militants», souligne le dirigeant ittihadi. «A cet égard, je tiens à préciser à tous les militants que la division est un gaspillage d'énergies, de temps et d'opportunités. Personne n'en a profité ou ne peut en profiter un jour. Par conséquent, l'unité, le rassemblement, l’ouverture sur les compétences fassies, riches et diversifiées, et sur les différents partenaires qui partagent nos préoccupations sont notre seul moyen de repositionner l’USFP dans la place qui est la sienne dans cette ville», ajoute-t-il.
Questionné par nos confrères de «Almaaraka.com» sur l’auto-évaluation de l’USFP en tant que parti de la majorité, Jawad Chafiq souligne que dans les déclarations et les communiqués du Conseil national et du Bureau politique du parti, «il y a toujours des paragraphes où nous braquons les lumières sur le sens même de notre participation au gouvernement et d’autres où nous évaluons et soutenons les réalisations de ceux qui nous représentent». «Intégrité, dynamisme, efficacité, innovation, écoute et modestie. Ce sont,selon moi, les qualités requises dans chaque responsable de la gestion de la chose publique. Et c’est bel et bien le cas pour les représentants de l’USFP, ce qui aura certainement un impact positif sur le parti», note-t-il, avant d’affirmer : «La crise liée à la pandémie du Covid-19 a confirmé le besoin permanent des idéaux du socialisme démocratique, sur le plan de la politique, de l'économie, de la culture et de l'éducation».
«Dans une société comme la nôtre, marquée par de grandes disparités et qui n’a toujours pas atteint ses objectifs aux niveaux de la démocratie, du développement, de la liberté, de la justice économique, culturelle, sociale et spatiale, l’Etat, seul, a les moyens d’intervenir pour contrôler et réduire les disparités (Etat régulateur)», estime-t-il. «Nous sommes pour le fait que l’Etat doit continuer à remplir ses rôles et s’occuper davantage de l'éducation, la santé, les infrastructures, ainsi que les services de base et de divertissement, afin que le citoyen ne constitue plus une proie facile pour le secteur privé», affirme le membre du Bureau politique qui n’a pas oublié de mettre la lumière sur la question sociale «qui, selon lui, a toujours été et restera au cœur de notre identité social-démocrate et représente une grande source de motivation pour l’ensemble de nos militants». «Sur le plan économique, nous avons été les premiers à défendre l’économie mixte et l’économie solidaire, tout comme nous avons toujours été des pionniers dans la défense de tout ce qui se rapporte à la démocratie, aux droits de l’Homme et à la question féminine. Quant à la question nationale, il va sans dire que nous avons toujours constitué une vraie école en matière de patriotisme progressiste et démocratique, même dans les moments les plus difficiles de notre histoire», rappelle Jawad Chafiq. Et d’ajouter : «C’est une source de grande fierté pour nous, compte tenu de nos contributions considérables dans le long parcours accompli par notre pays et notre peuple sur la voie de la démocratie et du développement».
Evoquant la question de l’unification de la gauche, le dirigeant socialiste a précisé qu’il s’agit «d’une volonté commune de toutes les Ittihadies et tous les Ittihadis ; une nécessité militante exigée par les développements politiques que nous connaissons aujourd’hui ; un besoin social dicté par l’avenir de notre pays et la sauvegarde de ses acquis démocratiques pour lesquels nous avons tous consenti d’énormes sacrifices». «L’USFP, en tant que fondateur de la gauche marocaine, considère que l’unification des partis de la gauche est aujourd’hui primordiale pour pouvoir faire face à l'obscurantisme et au nihilisme dans lesquels le pays a plongé durant les années de gouvernance du PJD», a-t-il souligné. «Il faut également aller au-delà de l’amour-propre pour unifier les partis de gauche et ne laisser aucune chance au narcissisme et à l'égoïsme qui ne doivent avoir aucun lien avec le processus politique», a-t-il martelé.
Concernant les ambitions de l’USFP pour les prochaines échéances, Jawad Chafiq a d’abord tenu à souligner que «l'expérience du PJD à la tête de la gestion gouvernementale, lors des dix dernières années, a été un vrai désastre aux niveaux des choix «philosophiques», des politiques publiques, des réalisations, des pratiques… et même des scandales». «Aujourd'hui, dit-il, le parti de la Rose est fier de voir son référentiel en parfaite harmonie avec les différents choix de l’Etat». Et d’ajouter : «L’USFP est appelée à rassembler ses forces, à affiner son projet et à se préparer à améliorer sa position sur la scène politique post-élective de 2021 pour continuer à jouer son rôle de partenaire dans la construction d’un Maroc meilleur. Un Maroc qui aura réglé la question de notre intégrité territoriale, consolidé le régionalisme et avancé dans le nouveau modèle de développement. Un Maroc qui fera de la question sociale, l’industrialisation, l’urbanisation, la modernisation et la démocratisation des priorités. Un Maroc fort, juste et solidaire». «Nous travaillons tous, dirigeants et militants, pour atteindre cet objectif et je suis convaincu que nous avons les ressources nécessaires pour y parvenir», conclut-il.

M.O
Lundi 1 Février 2021

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