Autres articles
-
En Côte d'Ivoire, le "casse-tête" des stocks de cacao qui s'accumulent
-
96% des grandes entreprises en Espagne optent pour le travail hybride
-
"Jamaâ", "Jamr" et "Jarr" : Le triptyque du rituel du thé sahraoui
-
Le réchauffement climatique s'est accéléré significativement depuis 2015
-
L'Indonésie va interdire l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans
Julie Matthias est aujourd’hui un cas d’école pour les médecins du monde entier. Cette Anglaise, mère de famille, est atteinte d’une maladie très rare. C’est en 2011 à la suite d’une très violente migraine que la Britannique de 49 ans change brutalement de façon de s’exprimer.
“Avant que ça n’arrive, j’avais un accent typique de Chatham”, explique-elle. Après s’être écroulée et avoir subi un choc à la tête, Julie n’arrive plus à s’exprimer comme avant. En 2012, le diagnostic est tombé, Julie souffre du syndrome de l’accent étranger.
Ce syndrome se caractérise par une modification du langage, la personne atteinte semble s’exprimer avec un accent étranger même lorsqu’elle parle sa langue maternelle. Les cas sont tellement rares que les causes précises de cette modification sont encore inconnues.
Depuis 1919 et le cas d’un Tchèque, seulement une soixantaine de personnes ont été diagnostiquées. Julie Matthias, la Britannique, s’exprime désormais avec tantôt un accent français, tantôt un accent chinois et sa vie quotidienne en souffre énormément.
Gérante d’un salon de coiffure, Julie passe beaucoup de temps à discuter avec ses clients. Cette activité, qui fait partie intégrante de son métier, est peu à peu devenue une véritable torture. Elle raconte ainsi qu’une dame lui a un jour dit qu’elle ne comprenait pas ce qu’elle disait.
“Je pensais que c’était à cause de la radio, donc j’ai baissé le volume, ensuite elle m’a regardée de haut en bas et a dit : d’où venez-vous? Et elle est sortie. C’était comme si elle avait dit : Tu viens de l’étranger prendre nos emplois”. En plus de subir le racisme de la population, Julie intrigue à son grand désarroi. “Si on m’avait donné un euro à chaque fois que quelqu’un me demande d’où je viens, je serais riche !”, raconte-t-elle au Dailymail.
Mais pour la mère de famille, son accent n’est pas l’aspect le plus douloureux de sa maladie. En effet, il peut arriver que Julia Matthias soit incapable de marcher pendant une semaine entière, et même lorsque celle-ci se tient sur ses deux pieds, elle sait qu’elle peut chuter à tout moment.
“Ça a ruiné ma vie, ça m’a détruite. Vous vous sentez seule, rejetée de la société”, raconte la Britannique. Julie affirme qu’elle a de la chance de posséder son propre commerce car aucun employeur ne l’accepterait. Elle espère que son témoignage permettra de faire connaître le syndrome dont elle souffre.








En Côte d'Ivoire, le "casse-tête" des stocks de cacao qui s'accumulent