Le 5 juillet 1956, disparaissait Brahim Roudani. Victime d'un lâche attentat, l'un des plus grands résistants marocains fut un animateur incontournable des réseaux du nationalisme au Maroc en général et à Casablanca en particulier. Ce natif de la région de Taroudant dont les affaires avaient prospéré, mettait à la disposition du Mouvement de la résistance armes et argent afin d'aider les patriotes à combattre l'occupant. Son domicile à Derb Lihoudi ne désemplissait pas et était le lieu de rencontres des résistants de l'époque et maintes actions contre les occupants y ont été conçues. Brahim Roudani a été à maintes reprises incarcéré et torturé par les forces coloniales qui n'ont jamais réussi à lui soutirer le moindre aveu. Malgré les souffrances qu'il a endurées à Darkoum, lieu de détention où sévissaient les tortionnaires de la police coloniale, le Petit Père, comme on se plaisait à le surnommer, a toujours su garder le secret. Assurément, Brahim Roudani a incontestablement marqué de son empreinte indélébile l'histoire de la Résistance marocaine.