Extraction illégale des sables : Un mal qui n’en finit pas


Hassan Bentaleb
Vendredi 23 Avril 2010

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La plage du Sidi Rahel souffre en silence. Le pillage de sable bat son plein et les dégâts sont énormes. Selon une étude menée par Youssef Belourda, chercheur au Département climat et développement (ClimDev), au FLSH Ben M’sik,Université  Hassan II, Mohammedia, l’extraction illégale du sable de la plage du Sidi Rahel a atteint un seuil de gravité intolérable. Le développement urbanistique a eu pour résultat immédiat le recours effréné aux matériaux sableux de cette côte.
Pour Youssef Belourda, l’exploitation agressive des sables de la bande côtière de Sidi Rahel Chataî -contenant une haute plage sous forme de dunes bordières, dépassant les 200 m de large et entre 10 et 60 m de haut- ne date pas aujourd’hui. Déjà au début des années 70, les premiers signes sont apparus avec le projet d’exploitation des sables, autorisée par la direction des eaux et forêts et les autorités de Settat. A cette époque, l’exploitation a été estimée à plus d’un milliard de m3, avec une fréquence de plus de 2000 camions par semaine. Il faut attendre les années 90 pour que cesse cette exploitation, car la sablière a atteint une profondeur maximale de 5 m. Huit ans après, les mauvaises habitudes sont de retour. Cette fois-ci avec une dégradation totale  de la haute plage. La fréquence de l’exploitation a dépassé 1000 camions par jour, soit 2.555.000 camions par an. Récemment, plus de 10 carrières de sable non autorisées ont vu le jour. Youssef Belourda estime que 10 m3  sont extraits  chaque nuit, soit 3650 m3 par an.

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Hassan Bentaleb
Vendredi 23 Avril 2010
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