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EuroMed Droits préoccupé par la restriction de la liberté d’expression

Le réseau demande au Maroc de mettre en œuvre les engagements internationaux qu’il a ratifiés




Composé de 80 organisations de défense des droits humains, d'institutions et d'individus basés dans 30 pays de la région méditerranéenne, le réseau EuroMed Droits et ses membres marocains l’Association Adala pour le droit à un procès équitable, l’Association marocaine des droits humains, l’Association démocratique des femmes du Maroc, l’Espace associatif et Article 19 ont exprimé mardi leur « inquiétude suite à la multiplication des procès d’opinion au Maroc et au rétrécissement préoccupant du champ de la liberté d’expression ».
« Ces derniers mois, les mesures liberticides se multiplient au Maroc. Des militants associatifs, des journalistes mais aussi des lycéens, des étudiants, des blogueurs, des caricaturistes, des artistes, des supporters sportifs et de simples citoyens sont désormais arrêtés pour leurs propos ou pour d’autres motifs », indique ce communiqué publié sur le site Internet dudit réseau sous le titre : « Au Maroc, la liberté d’expression désormais suspendue à un tweet ».
«En tant qu’associations représentatives de la société civile qui luttent pour la promotion et la protection des droits humains, nous sommes préoccupées par la détérioration de la liberté d’expression et indignées du traitement réservé à l’ensemble des détenus et prisonniers d’opinion au Maroc», ont déploré les organisations.
A cet égard, les membres du réseau EuroMed Droits ont appelé le gouvernement à la «libération immédiate» des détenus et à «mettre en œuvre les engagements internationaux ratifiés», exprimant leur «soutien inconditionnel aux prisonniers d'opinion».
«Nous appelons à la libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion et invitons le Maroc à mettre en œuvre les engagements internationaux ratifiés ainsi que les acquis de la Constitution de 2011 qui garantissent les libertés fondamentales (...) Nous exprimons notre soutien inconditionnel à l’ensemble des détenus d’opinion», ont-ils souligné.
Les organisations signataires dudit document ont, en outre, réaffirmé que «la liberté d’expression est un droit fondamental» en demandant «l’arrêt du recours systématique à la détention préventive, la garantie du droit à un procès équitable, le respect de la liberté d’expression y compris artistique et de la liberté de la presse en particulier», ainsi que la réforme du Code pénal et la fin des mesures liberticides dont sont victimes les citoyens marocains».
Ce ressenti négatif de la situation des droits de l’Homme au Maroc en général a d’ailleurs été relevé par le Haut-commissariat au plan. L’enquête de conjoncture auprès des ménages qu’il a publiée ce lundi a révélé, dans ce cadre, qu’«en 2019, 23,8% des ménages pensaient que la situation des droits de l’Homme au Maroc s’est dégradée contre 18,7% enregistré en 2018. Le solde relatif à cet indicateur a enregistré ainsi une détérioration significative, passant de 22,8 points à 7 points entre 2018 et 2019 ».

Jeudi 23 Janvier 2020

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