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Et si une seule dose devait suffire ?



La Covid-19 et ses vaccins n'ont pas fini de livrer leurs secrets



Cela arrangerait les affaires de tout le monde...ou presque

Et s'il suffisait d’une seule ? Une seule dose pour vacciner et immuniser les personnes guéries de la Covid-19 ? C’est en substance ce que recommande la Haute autorité française de la santé (HAS). Dès lors, en comptant 478.474 cas positifs au Sars-Cov-2, depuis mars dernier et le début de l’épidémie dans le pays, et que l’on soustrait les victimes du virus, le Maroc pourrait ainsi économiser près d’un demi-million de doses. Pour vous donner un ordre de grandeur, c’est à quelques doses près, l’équivalent de l’unique livraison envoyée par CNBG Sinopharm au Maroc. “Les personnes ayant eu une infection par le SarsCoV-2, confirmée par un test RTPCR ou antigénique, qu’elles aient ou non développé une forme symptomatique de la Covid-19, doivent être considérées comme protégées pendant au moins trois mois par l’immunité post-infectieuse”, explique la HAS dans son avis du 12 février. Puis d’ajouter : “La dose unique de vaccin jouera ainsi un rôle de rappel”. De quoi ravir les autorités sanitaires qui pourront ainsi vacciner plus de personnes et surtout gagner du temps en retardant la vaccination des citoyennes et des citoyens ayant contracté le SarsCov-2 par le passé. D’autant plus que l’unique condition à cette stratégie est de réaliser la vaccination dans un délai proche de six mois pour les personnes ayant déjà contracté le nouveau coronavirus, car selon la HAS, “les données actuelles ne permettent pas, pour le moment, de statuer sur la réponse immunitaire au-delà de six mois”. Cela dit, la HAS rappelle tout de même qu’il y a des exceptions à cette recommandation. La vaccination avec une seule dose exclut deux types de patients. D’abord, les personnes présentant une immunodépression avérée, en particulier celles qui reçoivent un traitement. Celles-ci doivent, après un délai de trois mois, à compter du début de l’infection par le SarsCov-2, être vaccinées selon le schéma à deux doses. Ensuite, il y a les personnes qui ont reçu une première dose de vaccin et qui présentent une infection par le Sars-CoV-2 avec PCR positive dans les jours qui suivent. Cette catégorie ne doit pas recevoir la seconde dose dans les délais habituels, mais dans un délai de 3 à 6 mois après l’infection. De plus, deux autres précisions ont été apportées. En premier lieu, il semblerait que la réalisation d’une sérologie pré-vaccinale ne soit pas “pertinente et donc non recommandée” d’après la HAS qui poursuit dans un second temps en signalant que “la présence de symptômes persistants après une Covid-19 n’est pas une contre-indication à la vaccination. Toutefois dans ce cas, une consultation médicale adaptée est nécessaire avant la vaccination pour juger au cas par cas de l’intérêt de celle-ci”. En somme, il paraît difficile pour la campagne de vaccination marocaine d'être sur de meilleurs rails. D’autant que pour le moment, aucun problème d’approvisionnement n’a été constaté. Les 4 millions de doses d'AstraZeneca reçues d’Inde, jeudi dernier, en sont le parfait exemple. Mais, aujourd’hui, rien ne garantit que le problème ne se posera pas à l’avenir. Pour l’heure, avec les 276.000 personnes qui ont reçu la première dose de vaccin samedi dernier, on en est, au moment où on écrit ces lignes, à 1,38 million de personnes vaccinées dans le Royaume. En parallèle, sur les 10.958 tests effectués, soit un chiffre très éloigné des recommandations du ministère de la Santé, à savoir plus de 18.500 tests au quotidien, 479 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été recensés. Ce qui porte le taux de positivité à 4,4%. Un taux qui, en creux, pourrait symboliser une circulation active du virus. Mais sans test, il est évident qu’on ne peut ni tracer, ni isoler et encore moins éviter la propagation du virus et son accélération. Mais à l’évidence, les autorités sanitaires ont pris parti. La priorité et toutes les forces vives semblent converger vers une campagne de vaccination qui pour l’instant poursuit son petit bonhomme de chemin sans accroc. Même s’il faut avouer que la cadence est loin d'être un modèle du genre. A ce rythme-là, les propos du ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, qui promettait au peuple marocain un Ramadan ‘’normal et sans restrictions'', paraissent de plus en plus illusoires. 

Chady Chaabi
Lundi 15 Février 2021

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