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El-Jadida comme champ de signes et de représentations

Thème d’une intervention de Mustapha Jmahri



Dans le strict respect des mesures sanitaires anti-Covid, et à l’invitation du master « Dynamiques urbaines » de la Faculté des lettres et des sciences humaines d’El Jadida, le chercheur Mustapha Jmahri a donné, jeudi 14 janvier 2021, une intervention, en arabe, sur le thème « El Jadida comme champ de signes et de représentations ». Au début de la rencontre, l’universitaire Abdelmjid Noussi, professeur du cours « Sémiologie de la ville » au sein de cette faculté, a présenté le chercheur comme un écrivain prolifique qui a enrichi la bibliothèque nationale d’une trentaine d’ouvrages dont plus de vingt consacrés à la cité d’El Jadida. Prenant la parole, Mustapha Jmahri a esquissé le plan de son intervention en indiquant qu’il s’agit, dans le cas d’espèce, d’une réflexion d’un écrivain sur la ville dont il est originaire et où il vit depuis les années 50. C’est là d’ailleurs l’idée même de Roland Barthes, précurseur de la lecture sémiologique, qui avait toujours préconisé de faire connaître les villes à travers le regard de l’écrivain. Après une brève introduction, l’intervenant a développé sa contribution en quatre temps : la ville multiple, la ville et l’eau, la ville et la banlieue et enfin la ville et la culture. Point par point, l’intervenant s’arrêta sur la signification d’un ensemble de signes et de symboles liés à la cité d’El Jadida-Mazagan et à son histoire. Il précisa tout d’abord qu’il s’agit d’une cité née de l’eau. C’est en fait grâce à la « baie de Mazighan », que la ville est apparue et s’est transformée au fil des ans, l’eau étant ici un moyen d’ouverture et de relation à l’Autre. D’autant plus que la ville s’est toujours développée au cours de son histoire en bordure de la mer. Cette situation géographique a eu un impact direct sur nombre de volets : historique, économique, humain et social. Evoquant la problématique de la banlieue, l’intervenant constata qu’actuellement la ville d’El Jadida n’a plus de banlieue comme c’était le cas dans les décennies 60 et 70. La banlieue bien nette et précise a disparu laissant place à la ville étendue. Les limites autrefois bien définies de la cité sont devenues plus mouvantes sous la pression des besoins incessants en logements. Abordant le thème de la culture, Mustapha Jmahri souligna que la cité est propriétaire d’une culture propre qui, elle aussi, a connu des nuances, des transformations et des acculturations. Selon ce chercheur, il y eut d’abord, à la création de la ville au XIXème siècle, une culture basée sur les principes du travail et de l’initiative, puis, dans les années cinquante du siècle dernier, une culture francophone moderne et dominante et, dans les temps présents, on peut parler, selon le chercheur, d’une situation de coexistence de plusieurs cultures à la fois. A la fin de la séance, un échange entre l’intervenant et les étudiants eut lieu sur les aspects liés aux différentes approches de la sémiologie urbaine dans le but d’appréhender la cité d’aujourd’hui. La séance fut suivie par une distribution, à titre gracieux, de plusieurs ouvrages de la série « Les cahiers d’El Jadida » publiée par l’auteur, au groupe d’étudiants présents.
Correspondance particulière

Libé
Lundi 18 Janvier 2021

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